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Pyrénées – Une opération de contrôle contre l’immigration irrégulière menée à Tarbes et Lourdes cette semaine


Entre le mardi 13 et le mercredi 14 janvier 2026, la Police nationale des Hautes-Pyrénées a conduit une opération zonale coordonnée de lutte contre l’immigration irrégulière et les réseaux clandestins. Menée à Tarbes et à Lourdes, cette action a mobilisé 17 policiers et donné lieu à plusieurs contrôles ciblés.

La Direction départementale de la police nationale des Hautes-Pyrénées (DDPN 65) a déployé ses effectifs dans le cadre d’une opération zonale coordonnée visant à lutter contre l’immigration irrégulière et les filières clandestines. Cette opération s’est déroulée sur deux journées consécutives, entre le mardi 13 et le mercredi 14 janvier 2026, sur les communes de Tarbes et de Lourdes. Selon les éléments communiqués par la Police nationale, plusieurs points considérés comme stratégiques ont fait l’objet de contrôles, sans que leur localisation précise ne soit détaillée.

Des contrôles de personnes et de véhicules

Au total, 17 policiers ont été mobilisés au cours de cette opération. Les forces de l’ordre ont procédé au contrôle de 136 personnes. Parallèlement, 28 véhicules ainsi que deux bus ont été inspectés dans le cadre de ces vérifications. À l’issue de l’opération, quatre étrangers ont été interpellés pour séjour irrégulier sur le territoire français. Chacun d’entre eux a fait l’objet d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF).

Qu’est-ce qu’une obligation de quitter le territoire français ?

L’obligation de quitter le territoire français, communément appelée OQTF, est une décision administrative prise par le préfet. Elle intervient notamment en cas de séjour irrégulier ou de refus de délivrance ou de renouvellement d’un titre de séjour. Dans la majorité des situations, l’OQTF impose à la personne concernée de quitter la France par ses propres moyens dans un délai de 30 jours. Un recours contre cette décision est possible. Dans certains cas limités, l’administration peut également prononcer une OQTF sans délai, obligeant l’étranger à quitter immédiatement le territoire.

Les situations pouvant entraîner une OQTF avec délai

Une OQTF assortie d’un délai de 30 jours peut être prononcée lorsque la personne se trouve notamment dans l’une des situations suivantes : entrée irrégulière en France ou dans l’espace Schengen sans titre de séjour ; maintien sur le territoire au-delà de la durée de validité du visa ou du délai autorisé ; non-renouvellement, retrait ou refus d’un titre de séjour, d’un récépissé ou d’une autorisation provisoire de séjour ; absence de demande de renouvellement d’un titre de séjour après son expiration ; menace pour l’ordre public pour une personne résidant en France depuis moins de trois mois ; travail sans autorisation de travail pour une personne présente depuis moins de trois mois. La décision est prise après vérification du droit au séjour, en tenant compte notamment de la durée de présence en France, des liens avec le territoire et des considérations humanitaires.

Les cas d’OQTF sans délai

Une OQTF sans délai peut être décidée dans des situations précises, notamment lorsque la personne représente une menace pour l’ordre public, en cas de fraude ou de demande manifestement infondée de titre de séjour, ou lorsqu’il existe un risque de fuite. Dans ce cas, la personne concernée doit quitter immédiatement la France par ses propres moyens.

Une mesure encadrée par la loi

La durée d’exécution d’une OQTF est fixée à trois ans. L’étranger concerné est tenu de respecter la mesure d’éloignement durant cette période. L’administration ne peut pas obliger un mineur à quitter seul le territoire français. Toutefois, si ses parents font l’objet d’une mesure d’éloignement, le mineur peut être éloigné avec eux.

Un bilan chiffré présenté par le préfet

Lors des voeux à la presse, le préfet des Hautes-Pyrénées Jean Salomon a présenté plusieurs indicateurs relatifs à la politique migratoire conduite dans le département. Parmi les données mises en avant figure le nombre d’obligations de quitter le territoire français (OQTF) menées à leur terme. En 2025, 80 OQTF ont ainsi été effectivement exécutées dans le département. Ce chiffre marque une augmentation notable par rapport à l’année précédente, durant laquelle 54 mesures avaient abouti. Selon le préfet, cette évolution traduit une intensification des retours vers les pays d’origine, dans le cadre des décisions administratives prises par les services de l’État.

Près de 350 mesures d’éloignement en 2025

Au-delà des seules OQTF exécutées, le préfet a également communiqué un volume global concernant l’ensemble des mesures d’éloignement prononcées au cours de l’année 2025. Près de 350 décisions ont ainsi été prises dans les Hautes-Pyrénées. Ces mesures recouvrent différentes situations, allant de l’assignation à résidence au placement en centre de rétention administrative. L’ensemble représente, là encore, une progression nette par rapport à 2024, confirmant une activité accrue des services préfectoraux dans ce domaine.

Fermeté et intégration mises en perspective

Jean Salomon a toutefois tenu à replacer ces chiffres dans un contexte plus large. Malgré l’augmentation des mesures d’éloignement et du nombre d’OQTF exécutées, le préfet a souligné que le nombre de naturalisations accordées dans le département demeure supérieur à celui des obligations de quitter le territoire effectivement mises en œuvre. Ce constat, selon lui, illustre une politique migratoire qui entend conjuguer fermeté dans l’application des décisions administratives et accompagnement des parcours d’intégration. Un équilibre que le représentant de l’État a souhaité rappeler à l’occasion de ce bilan chiffré présenté à la presse.



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