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Exhibition involontaire : un tribunal accorde la relaxe au prévenu malgré le traumatisme des enfants
Un incident d’exhibition sexuelle secoue Gensac. Robert, accusé d’avoir exposé ses parties intimes lors d’une altercation, est relaxé par le tribunal. L’intentionnalité de son geste reste en débat.
Robert* est poursuivi pour exhibition sexuelle, ce jeudi 15 janvier devant le tribunal de Tarbes. Le 12 octobre dernier, à Gensac, un enfant des voisins du prévenu fête son anniversaire. Comme l’évoque la présidente Lucile Pichenot, Robert n’aime guère voir les enfants jouer devant chez lui, car selon lui « le but, c’est de harceler mes toutous ». Cet après-midi-là, les chiens ont commencé à aboyer. La compagne de Robert est sortie puis l’a appelé. Robert est sorti en trombe de son bain, a enfilé un peignoir à la va-vite et est sorti de sa maison pour voir ce qu’il se passait. Il explique ensuite qu’il a eu une altercation avec le père de l’enfant qui fêtait son anniversaire. Et que c’est à ce moment que la ceinture de son peignoir s’est dénouée, laissant apparaître ses parties intimes à la vue des adultes et enfants dans la rue. Devant le tribunal, le père de l’enfant précise que « le peignoir de Robert était déjà ouvert dès qu’il est sorti de chez lui. La ceinture ne s’est pas défaite pendant l’altercation ». Sa fille abonde dans le même sens. Un autre voisin témoigne aussi du traumatisme causé à son enfant par la vision des attributs de Robert. « C’est involontaire. Dans la précipitation, je n’ai pas vu que le peignoir était desserré ». La présidente Pichenot lui demande pourquoi il ne l’a pas refermé comme on lui a demandé à plusieurs reprises. « Dans l’altercation, je n’ai rien entendu », soutient Robert.
Zélie Robert, substitut du procureur, relève le comportement inadapté de Robert. « Il a pris le risque d’être vu dénudé ». En revanche, elle ne se dit pas en capacité d’affirmer que « c’est volontairement que ce peignoir était grand ouvert ». Aussi, elle ne soutient pas l’accusation. Me Chevalier, conseil de Robert, souligne que « l’élément intentionnel n’est pas constitué » et plaide la relaxe. Que lui accorde le tribunal.