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Municipales 2026 : A Tarbes, comment Eric Peyrègne veut appliquer le modèle « Béziers » pour remettre de l’ordre dans la ville


l’essentiel
La campagne municipale à Tarbes s’intensifie avec Éric Peyrègne (UDR) et sa liste « XV majeur ». Le candidat promet une sécurité renforcée, comme à Béziers et Perpignan et des projets ambitieux, dont une Aréna de 5 000 places.

Salle comble, jeudi soir, à la mairie de Tarbes. Devant plusieurs centaines de personnes, Éric Peyrègne, candidat UDR (Union des Droites pour la République) aux élections municipales sous la bannière « Tarbes, le Temps du Changement », a officiellement présenté les premiers membres de sa liste, baptisés le « XV majeur ». Un clin d’œil à l’ADN rugbystique de la ville et à son parcours personnel. Une équipe qu’il décrit comme « enracinée, expérimentée et déterminée. La seule liste de droite proposée aux Tarbais. »

« Tarbes doit tourner une page », a répété le candidat. Car selon Éric Peyrègne, la ville souffre d’une insécurité croissante et d’un centre-ville en perte de vitalité. Et de détailler les grands axes de son programme, ouvertement inspiré des modèles de Robert Ménard à Béziers et Louis Aliot à Perpignan en matière de sécurité, et qu’il entend reproduire en adaptant aux spécificités tarbaises : effectifs de police municipale triplés, postes de police sur la place de Verdun et au quartier de l’Arsenal, éclairage public rallumé dans les zones sensibles et arrêté anti-incivilités pour interdire la mendicité dans les rues. « J’en ai assez de voir des SDF enivrés qui agressent les Tarbais », a-t-il lancé.

Des projets ambitieux

Sans les citer, Éric Peyrègne a décoché plusieurs piques appuyées à ses adversaires, fustigeant « une classe politique usée, plus préoccupée par sa survie électorale que par la sécurité et le quotidien des Tarbais », accusée d’avoir laissé la ville « s’enfoncer dans l’immobilisme et le déni. » Pour revitaliser le centre-ville, le candidat ambitionne de créer un pôle médical derrière la mairie avec un pôle d’imagerie privé « pour mettre fin aux longs mois d’attente pour un scanner ou une IRM. » Mais aussi, le retour d’un cinéma de quatre salles dans la rue Foch, et la construction d’une Aréna de 5 000 places. Un projet estimé à 42 millions d’euros, cofinancé par la ville à hauteur de 30 % et par un gestionnaire privé. « Une salle qui pourrait accueillir le tournoi des Petits As, des concerts, des séminaires et d’autres manifestations sportives. »

Pour porter ses projets qu’il dit être « parfaitement financés », Éric Peyrègne s’est entouré de Véronique Dutrey, infirmière et conseillère municipale tarbaise, ancienne LR qui a rejoint le RN. Autre figure connue, l’ancien international de rugby Francis Lagleyzes, aujourd’hui chef d’entreprise, serait le « Monsieur sports » de l’équipe. Manon Cazajous, gestionnaire locative dans l’immobilier, porterait les questions de logement.

Autres profils techniques adoubés par Éric Peyrègne : Bruno Despres, ancien directeur commercial bancaire, « pour la rigueur financière ». Jean-Charles Flament, spécialiste des marchés publics, « pour la transparence ». Sylvie Leuca, formatrice en relations humaines, « pour la gestion des ressources humaines municipales ». La sécurité, axe central du projet, serait portée par Jean-Luc Flament, retraité de la police nationale, présenté comme le futur « Monsieur Sécurité » de Tarbes.

Plusieurs figures du tissu associatif et institutionnel complètent cette première salve : Jocelyne Lafourcade, une fidèle de l’ancien maire Gérard Trémège et le dentiste Thierry Robert, tous deux élus d’expérience, Josiane Perez, ancienne professeure et journaliste et Sandra Wolf, Cassadra Leroy, et le benjamin Lenny Espoune Solignac.

Prochain rendez-vous annoncé début mars, avec la révélation du reste de la liste et « une très belle surprise. »



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