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Stado : « si on y arrive, ce ne sera que plus beau », avant le déplacement à Périgueux, les Tarbais croient encore au maintien
Malgré une série de défaites historique, Florian Lamothe refuse de céder au découragement. Avant un déplacement des plus périlleux à Périgueux, la mission maintien est toujours jugée possible.
Florian, vous êtes sur une série de dix défaites consécutives, une situation inédite. Vous qui êtes-là depuis de nombreuses années, quel regard portez-vous sur cette période ?
C’est une saison plus éprouvante que les autres, c’est certain. Mais je reste persuadé que si nous parvenons à nous maintenir, les émotions n’en seront que plus belles. Pour l’instant, le mot d’ordre est simple : continuer à travailler et ne rien lâcher. On est à dix défaites consécutives, mais quand on regarde le classement, on n’est pas si loin que ça. D’autres clubs sont aussi dans la difficulté. Certes, pour nous, l’urgence est plus pressante, mais on va recevoir des concurrents directs. Si on n’a plus d’espoir, cela ne sert à rien de venir s’entraîner. La flamme est toujours là au sein de l’équipe, et tant qu’on est présents, c’est que l’espoir demeure.
En tant que joueur d’expérience et capitaine, comment essayez-vous de provoquer le déclic ?
On a quelques leaders dans le vestiaire et on parle beaucoup au groupe. Mon rôle est de montrer l’exemple par le travail, en faisant toujours un peu plus. Chaque semaine, on met en place une stratégie spécifique par rapport à l’adversaire pour rivaliser au mieux. Il faut aussi remonter le moral des troupes après chaque week-end, parce que c’est compliqué au niveau du moral de perdre chaque semaine. Mais mine de rien, même s’il y a eu des défaites sans appel, comme à Nice où l’on en prend 50, il y a aussi beaucoup de frustrations. Je pense à Bourg-en-Bresse où l’on perd d’un point, ou encore à Chambéry où l’on échoue à trois points. La pièce tombe toujours du mauvais côté, ça signifie qu’il nous manque encore ce petit quelque chose pour faire basculer le sort en notre faveur. Il suffirait de gagner quelques matchs pour sortir de cette dernière place.
Une victoire qu’il sera difficile d’aller chercher à Périgueux contre une équipe très solide devant et en touche. Avez-vous mis l’accent sur ce secteur ?
On a travaillé un peu tous les secteurs, mais je ne vais pas dévoiler notre stratégie ici. Périgueux est effectivement une équipe très solide sur les fondamentaux. Paradoxalement, je trouve que ce profil peut nous correspondre. C’est un défi de « concasseurs » devant, et nous savons que nos avants seront présents. Si on se sacrifie défensivement, on peut ramener quelque chose. On garde dans un coin de notre tête l’idée d’aller gagner là-bas. On reste réalistes : quand on perd des matchs à la maison, aller s’imposer à l’extérieur est un défi immense. On a un plan pour les déstabiliser. On fera le point à la mi-temps et à la fin. On part avec un état d’esprit positif. Ramener un point serait déjà bien, mais on visera plus. Les 23 mecs sur la feuille de match vont y laisser la couenne, j’en suis convaincu.
Un combat d’avants que vous avez perdu notamment contre Suresnes en deuxième mi-temps…
Les conditions météo étaient difficiles, mais c’est surtout le scénario de la première mi-temps qui nous a mis un coup sur la tête. On passe une demi-heure chez eux sans réussir à scorer. On fait le choix de ne pas prendre une pénalité à cinq mètres, on l’assume, mais derrière, il y a un essai refusé, trois pénalités manquées… Tous ces points laissés en route, c’est usant mentalement. En seconde mi-temps, avec la fatigue et l’enchaînement des défaites qui pèse, on a baissé en intensité. C’est ce qui a permis à leurs avants de prendre le dessus.
Après la défaite, Anthony Bourgeois soulignait que les points commencent sérieusement à manquer. Est-ce que vous gardez les yeux rivés sur les résultats de vos concurrents directs pour le maintien ?
Personnellement, je suis tout ce qui se passe. On voit que le Top 6 prend beaucoup de points et se détache, le haut du tableau semble quasiment figé. En bas, les « petits » clubs comme nous ne ramassent pas grand-chose. On prend du retard, c’est mathématique, mais le fossé n’est pas encore insurmontable. On se bat pour gratter un point par-ci, par-là. On est derniers, c’est un fait, mais on n’est pas totalement à la ramasse dans le contenu des matchs.
Le groupe reste-t-il soudé malgré cette pression du résultat qui s’intensifie chaque semaine ?
Oui, c’est là-dessus qu’on s’appuie. Dans la difficulté, soit on explose, soit on se serre les coudes. On a choisi la deuxième option. On travaille dur la semaine pour que les efforts finissent par payer.