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Lourdes – Municipales 2026 – Gérald Capel dénonce un climat de campagne « délétère »
À l’approche des élections municipales de mars 2026, la campagne à Lourdes franchit un nouveau palier de tension. Vendredi 23 janvier, Gérald Capel, tête de liste « Lourdes, un nouveau souffle », a tenu une conférence de presse dense et offensive. Il a encore une fois alerté sur un climat de campagne qu’il juge préoccupant, évoquant des agissements ayant conduit au dépôt de nouvelles plaintes.
Dès l’ouverture de son intervention, Gérald Capel a placé sa prise de parole sous le signe du débat contradictoire, se félicitant de voir enfin émerger une confrontation d’idées dans cette campagne municipale. « Les citoyens vont pouvoir se faire une opinion puisqu’ils sont conviés dans les déclarations de monsieur Lavit à assister à une confrontation d’idées. Depuis le temps que je le suggérais, enfin du concret, des idées et des projets pour engager vraiment ce débat contradictoire », a-t-il déclaré, avant d’adresser un avertissement direct aux électeurs.
« D’emblée, je dis aux Lourdaises et aux Lourdais : ne vous laissez pas endormir. Non, la situation à Lourdes n’est pas saine. Il y a une autre voie que je vous propose pour changer ce qui n’a pas marché. »
Trois projets qualifiés de « rattrapage » et un mandat mis en cause
Le candidat est ensuite revenu longuement sur trois projets récemment annoncés par le maire sortant, estimant qu’ils traduisent avant tout les échecs du mandat en cours.
À propos du foyer Myriam, Gérald Capel a livré une analyse détaillée : « Le premier projet, le foyer Myriam, a été mis en sommeil pendant la crise du Covid, puis n’a jamais été réactivé. Pendant six ans, on a continué à faire livrer les repas, privant nos aînés de ce lieu de rencontre et de ce lien social indispensable. Ensuite, une délibération a été proposée pour créer des logements sociaux à la place du foyer. Il faut assumer ce choix. Les aînés n’ont pas été une priorité durant ce mandat. »
S’il affirme ne pas s’opposer au logement social, il dénonce une hiérarchisation qu’il juge injuste : « C’est très bien de construire des logements sociaux, je m’en félicite, mais pas au détriment d’une autre population fragile, nos aînés, à qui nous devons une attention respectueuse et reconnaissante. Déshabiller Paul pour habiller Jacques ne sera jamais ma ligne de conduite. »
Concernant la halle gourmande, le ton se fait tout aussi critique : « La halle gourmande, c’est du réchauffé. Elle figurait déjà dans les projets de son premier mandat, inscrite au PAL, et elle n’a jamais été lancée. Combien de mandats faudra-t-il pour réaliser les promesses de campagne de 2020 ? »
Enfin, sur le golf et les aménagements du lac, Gérald Capel insiste sur l’état de dégradation du site : « Il s’agit d’une reprise d’un site qu’il avait lui-même fermé et surtout laissé à l’abandon. Aujourd’hui, le golf est dans un état pitoyable. Le surcoût de sa remise en état sera énorme, alors qu’un minimum d’entretien aurait coûté bien moins cher. C’est révélateur d’un mode de gestion qui fait l’impasse sur l’entretien et la maintenance du patrimoine. »
« Faire et défaire n’est pas avancer »
Au fil de son propos, Gérald Capel élargit sa critique à la gestion globale de la commune, citant plusieurs exemples régulièrement évoqués par les habitants selon lui.
« Les Lourdais et les Lourdaises me parlent régulièrement, de façon désabusée, de ce patrimoine délaissé : le détachement du ponton du lac, les gouttières de l’église, l’état des voiries sur l’ensemble de la commune et combien d’autres encore. »
Il remet en cause la crédibilité des promesses de fin de mandat : « Peut-on croire quelqu’un qui vous dit : “Je vais recréer ce que j’ai supprimé” ? Pourquoi l’avoir supprimé ? Pourquoi croire quelqu’un qui vous dit : “Je vais réaliser dans un second mandat ce que je n’ai pas été capable de développer” ? Les promesses n’engagent que ceux qui les croient. »
Des plaintes déposées et un climat de campagne jugé « délétère »
Au-delà des critiques programmatiques, Gérald Capel a consacré une part de sa conférence de presse au climat de la campagne municipale, qu’il estime marqué par des dérives graves. Selon le candidat, certaines pratiques observées sur les réseaux sociaux et dans l’espace public ont franchi un seuil inacceptable, donnant lieu à plusieurs plaintes.
Il a d’abord rappelé son attachement au principe d’un débat démocratique respectueux, y compris sur les plateformes numériques : « Le débat peut avoir lieu et doit avoir lieu sur les réseaux sociaux. Il doit être libre, contradictoire s’il y a des désaccords d’idées, mais toujours respectueux des personnes. »
Pour autant, Gérald Capel estime que ce cadre n’est plus respecté. Il est revenu sur des faits déjà évoqués la semaine précédente, affirmant que les dérives se poursuivent malgré ses alertes publiques : « J’ai dénoncé la semaine dernière des photos ignobles. Je suis stupéfait de constater qu’en dépit de mon intervention, de tels agissements continuent de se produire, avec encore plus d’indécence, déclenchant de nouvelles plaintes. »
Le candidat n’a pas détaillé la nature exacte des procédures engagées, mais il a clairement établi un lien entre ces agissements et la dégradation du climat de campagne, qu’il qualifie de « délétère ». Selon lui, l’absence de condamnation ferme du maire sortant contribue à entretenir cette situation : « Tant que les deux têtes de liste ne condamneront pas ces pratiques avec la plus grande fermeté, le climat restera délétère. Pour ma part, je les condamne sans ambiguïté. »
Sans tirer de conclusion définitive, le candidat estime que cette situation soulève des questions sur la stratégie de la majorité sortante : « Oui, cela interroge, d’autant plus que le maire reste silencieux alors que certains internautes affichent ouvertement leur allégeance unilatérale envers lui et apparaissent en photo dans la presse au milieu de son équipe de campagne. »
Un silence du maire sortant mis en cause
Gérald Capel a insisté à plusieurs reprises sur ce qu’il considère comme une absence de réaction claire du maire sortant face aux dérives dénoncées. Il affirme que ce silence alimente les interrogations et fragilise la promesse d’une campagne « digne », évoquée publiquement par les deux candidats.
« Nous voulons une campagne digne, mais les déclarations doivent se traduire par des actes. Lorsque des atteintes à la dignité de personnes engagées politiquement se produisent et se répètent, le silence n’est pas une option. »
Il va plus loin en s’interrogeant ouvertement sur l’organisation de ces agissements : « Existe-t-il une équipe d’exécuteurs de basses œuvres pour détruire, pour bafouer l’honneur de personnes de la liste adverse ? Il y a de quoi s’interroger, car malgré mes dénonciations publiques, ces pratiques continuent. »
Des faits susceptibles d’influencer le scrutin
Pour Gérald Capel, ces dérives ne sont pas anecdotiques et pourraient avoir un impact sur la sincérité du débat démocratique local. Il avertit que si la situation devait perdurer jusqu’au scrutin, les électeurs pourraient s’en saisir dans les urnes : « Si monsieur Lavit continuait durant le reste de la campagne à se complaire dans cette boue, cela expliquerait son silence et pourrait accréditer les interrogations que je viens de signaler. Les Lourdaises et les Lourdais auront alors l’occasion de lui faire savoir que la fin ne justifie pas tous les moyens, notamment les plus abjects. »
Gérald Capel a rappelé que le respect du cadre légal et de la dignité des personnes constitue, selon lui, une condition indispensable au bon déroulement d’une élection municipale : « Le débat politique est nécessaire, mais il doit rester loyal. Lorsqu’on franchit certaines limites, ce n’est plus de la politique, c’est une atteinte à la démocratie locale. Là aussi, les Lourdais jugeront. »
Le Plan Avenir Lourdes
Gérald Capel est également revenu sur la place prise par le Plan Avenir Lourdes, estimant que le calendrier et la nature de certaines interventions posaient question en période préélectorale. Sans remettre en cause le dispositif lui-même, qu’il qualifie « d’énorme opportunité pour la ville », le candidat s’est dit surpris par la multiplication des prises de position publiques, en particulier celles émanant de représentants de l’État.
« À l’heure où le code électoral dissuade le maire de faire un état de son bilan pendant la période de réserve et préélectorale, d’autres le font à sa place. Le Plan Avenir Lourdes est clairement vulgarisé dans la presse sans que l’on sache qui intervient réellement. Le préfet fait état d’un bilan du PAL dans ses vœux, ce qui permet à la presse de retraiter le sujet. Tout cela se dit de façon massive à la veille des élections. C’est surprenant, même si ce n’est peut-être qu’une coïncidence. Je n’ai jamais vu autant de prises de position sur le Plan Avenir Lourdes en si peu de temps, et pas par le maire. L’ombre de l’Élysée ne planerait-elle pas sur cette campagne à Lourdes ? C’est peut-être une coïncidence, mais cela interroge. »
S’il affirme être satisfait de l’engagement de l’État, du département et de la communauté d’agglomération dans le cadre du PAL, Gérald Capel déplace le débat sur la capacité de la municipalité sortante à avoir pleinement exploité cette opportunité pour transformer durablement la ville : « Le PAL a été une énorme opportunité pour Lourdes. Je ne peux qu’être satisfait que l’État, le département et la communauté d’agglomération aient tenu leurs engagements. Mais le maire a-t-il été à la hauteur de cette opportunité ? A-t-il su dégager des marges budgétaires pour accompagner les projets ? A-t-il su faire changer la ville profondément grâce au PAL ? Voilà les vrais sujets. »
Pour le candidat, ces questions devront être abordées dans le cadre du débat public annoncé, estimant que les électeurs devront juger non seulement de l’existence des dispositifs, mais de leur mise en œuvre concrète et de leurs résultats pour la population lourdaise.
Gérald Capel a réaffirmé sa vision et appelé les électeurs à s’emparer pleinement du scrutin municipal. « Ce n’est ni monsieur Thierry Lavit ni le président Emmanuel Macron qui doivent choisir le futur maire de Lourdes. Ce sont les Lourdaises et les Lourdais. J’invite ceux qui ont été déçus par la politique nationale à ne pas refaire un chèque en blanc et à envoyer un message fort lors des municipales. »
Il conclut en réaffirmant l’ambition de sa liste : « Lourdes doit avancer. Je veux agir avec méthode, ambition et cohérence. “Lourdes, un nouveau souffle” propose un changement indispensable pour réveiller cette ville et répondre aux attentes qui n’ont pas été entendues lors de ce dernier mandat. »