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Municipales 2026. « Tarbes ville verte » : le collectif Unitaires veut « une écologie populaire et concrète »


l’essentiel
Alimentation bio, mobilités douces, végétalisation : le collectif unitaires à Tarbes détaille son projet pour une ville verte et solidaire dans le cadre de la campagne pour les élections municipales de 2026.

Le Collectif Unitaires à Tarbes, mené par Kévin Gracia, veut une ville verte capable d’offrir une écologie du quotidien, accessible à tous et social. Ses membres ont détaillé leur programme sur la ville verte sur le site des jardins familiaux de Solazur. Un lieu symbolique pour Alexandra Dubois, écologiste, qui a grandi dans le quartier. « J’aurai apprécié, à l’époque, avoir des espaces verts et des jardins au pied de ma tour avec de l’ombre et des jeux pour les enfants. C’est ce genre de cadre de vie que nous voulons développer » note Alexandra Dubois.

Alexandra Dubois, Kévin Gracia, Thierry Touya et Nicole Gibaud, adeptes des déplacements à vélo présentent leur programme pour une ville verte sur le site des Jardins familiaux de Solazur.
Alexandra Dubois, Kévin Gracia, Thierry Touya et Nicole Gibaud, adeptes des déplacements à vélo présentent leur programme pour une ville verte sur le site des Jardins familiaux de Solazur.
DDM – Arnaud Paul

L’écologie du quotidien passe, selon Alexandra Dubois, par la nutrition : « l’écologie doit être populaire et sociale. L’exemple le plus parlant, c’est la restauration collective. Permettre à chaque enfant de Tarbes de manger un repas équilibré, bio à base de produits non transformés, c’est à la fois écologique et social. Aujourd’hui, 22 % des ménages déclarent ne pas avoir assez à manger, et un enfant sur cinq est en surpoids. La mairie actuelle ne s’en préoccupe pas assez. Elle ne respecte pas les taux de repas bio imposés par la loi Egalim. À l’automne dernier, la mairie déclarait 4,8 % de bio au ministère de l’Agriculture, mais affichait 20 % sur son site. À Tarbes, on en est loin. D’autres villes, comme Périgueux ou Bordeaux, y arrivent. Quand il y a une volonté politique, c’est possible. » Selon elle, il est temps de travailler sur le sujet avec le plan alimentaire territorial.  » Nous voulons aussi développer les jardins collectifs et partagés, en lien avec les associations locales. Ces espaces sont essentiels pour l’alimentation, le bien-être et l’éducation des enfants. D’où notre présence, ici aux jardins familiaux de Solazur. »

L’écologie du quotidien passe aussi par le cadre de vie. « Notre projet vise à exploiter tous les potentiels pour verdir Tarbes. Certains lieux, comme le parc du Haras, pourraient être ouverts et connectés à d’autres espaces. D’autres, comme l’Arsenal, sont trop artificialisés. Nous voulons créer une boucle verte reliant ces espaces, accessible aux piétons et cyclistes » détaille Nicole Gibaud, architecte et écologiste.

Enfin, il y a aussi les mobilités douces que le collectif Unitaires veut encourager comme la pratique du vélo, à laquelle Tarbes se prête bien, mais aussi la trottinette « qui remplace la voiture dans de nombreux quartiers populaires notamment. Il faut partager la rue entre tous les modes de transport, sans exclure la voiture » explique Alexandra Dubois qui poursuit : « Nous voulons revoir le plan de circulation, créer des parkings relais, des navettes gratuites, des pistes cyclables sécurisées et des stationnements pour vélos et trottinettes. »

Des modes de transport qu’il faut prendre en compte dans les aménagements publics. « L’avenue d’Azereix, par exemple, refaite pour 1,7 million d’euros, reste dangereuse. Les mobilités douces n’ont pas été prises en compte. »

Pour Kévin Gracia, porte-parole du Collectif Unitaires, « Tarbes, ville verte, c’est avant tout une politique du réel, du concret, du quotidien et de la proximité. Il faut agir sur l’alimentation, la végétalisation et la mobilité, repenser la ville à long terme, à l’horizon de 20 à 30 ans, pour les générations futures. Il faut redonner à Tarbes un ancrage dans son époque et sortir d’une vision du siècle dernier. »



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