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Municipales à Tarbes. Ce candidat qui ne dépense presque rien pour sa campagne
La campagne municipale de François Meunier à Tarbes se distingue par sa sobriété financière. Avec un budget de 500 €, le candidat de Lutte Ouvrière privilégie le contact direct avec les citoyens. Son objectif : éveiller les consciences face aux inégalités sociales et contre le capitalisme.
« Il faut montrer l’exemple et être accord avec nos idées politiques. On n’a pas besoin de dépenser de l’argent inutilement ».
Candidat Lutte Ouvrière aux municipales de Tarbes « pour la cinquième fois », record qu’il partage avec l’ancien maire Gérard Trémège, sans doute leur seul point commun, François Meunier mène une campagne qui tend vers un coût quasi-nul.
« Sachant que nous avons peu de chances d’atteindre la barre des 5 % de suffrages exprimés, seuil à partir duquel l’État rembourse les frais de campagne, nous privilégions la sobriété et nous la jouons modeste.
Il n’y a pas de raison que nous vivions au-dessus de nos moyens. Il ne faut pas jouer la grenouille qui se fait aussi grosse que le bœuf, pour reprendre la fable de La Fontaine » explique l’ancien professeur des écoles.
« En 2020, nous avions dépensé 250 €. Cette fois-ci, nous serons proches des 500 € pour financer les frais obligatoires d’impression des tracts et d’affichage. Pour éviter aussi les dépenses inutiles, il y aura une seule réunion publique mercredi 11 mars à la salle Jean-Mermoz que la municipalité a mise à notre disposition ».
Au lieu de dépenser de l’argent « inutilement », François Meunier préfère mener « une campagne où on va discuter directement avec les gens pour construire ce parti communiste révolutionnaire que nous appelons de nos vœux. Nous ne sommes pas un parti de notables et de politiciens professionnels ».
« Il faut mettre les capitalistes dehors »
François Meunier a bien conscience que le projet politique de Lutte Ouvrière dépasse largement les enjeux des élections municipales.
« Cela fait plaisir d’avoir des espaces verts et une nouvelle salle de spectacle, mais quand on discute avec les gens, ce qui les préoccupe, ce sont le travail, les salaires, la difficulté à vivre et à élever leurs enfants, le risque de guerre.
Tarbes est une ville ouvrière qui a peu de moyens, d’autant que l’État serre le budget de soutien aux collectivités. Il manque des services publics partout, alors que l’État fait des centaines de milliards de cadeaux aux entreprises du CAC 40″.
François Meunier voit sa participation au scrutin des municipales « comme une candidature plus large de combat contre les capitalistes. Notre rôle est de faire avancer la conscience que dans la société, il y a deux classes : celle des travailleurs et celle des capitalistes, qu’il faut mettre dehors, sans quoi, rien de fondamental ne changera dans la société. Nous voulons un salaire qui permet de vivre correctement, une interdiction des licenciements, lutter conte le racisme et l’antisémitisme ».
Selon lui, « tous les autres candidats aux municipales ne remettent pas en cause le capitalisme » y compris les candidats de gauche. « Ils servent tous la soupe aux capitalistes. Ils veulent avant tout la place et changent leurs positions en fonction de leurs intérêts ».