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Louron – Arrêté de mise en demeure du SIVAL : Michel Pélieu répond au préfet des Hautes-Pyrénées
Dans un courrier adressé au préfet des Hautes-Pyrénées, en date du 17 février 2026, Michel Pélieu, président du SIVAL, revient sur l’arrêté préfectoral de mise en demeure visant le Syndicat Intercommunal de la Vallée du Louron à Bordères-Louron. Il confirme l’historique des faits, défend la démarche engagée autour du projet de piste VTT liée à la télécabine Skyvall et exprime des réserves sur la méthode employée.
C’est depuis Bordères-Louron, ce 17 février 2026, que Michel Pélieu, président du Syndicat Intercommunal de la Vallée du Louron (SIVAL) a adressé un courrier au préfet des Hautes-Pyrénées. Ce courrier fait suite à notre article publié le 16 février sur notre site internet, relatif à l’arrêté préfectoral n° 65-2026-02-12-00002 portant mise en demeure du SIVAL. Dans sa lettre, le président du syndicat intercommunal indique confirmer « l’exactitude de l’historique des faits » rappelé par les services de l’État dans un courriel daté du 17 février 2026.
Un contrôle de l’OFB à l’origine de la procédure
L’origine du dossier remonte à un contrôle réalisé en août 2025 par l’Office Français de la Biodiversité (OFB). À la suite de cette inspection, une réunion s’est tenue le 11 septembre 2025. Selon Michel Pélieu, les échanges entre les services du SIVAL et ceux de la DREAL se sont alors inscrits « dans une démarche constante de dialogue constructif ». L’objectif affiché était la régularisation de la situation du layon de la télécabine Skyvall, dans le cadre des mesures compensatoires prévues par un arrêté préfectoral du 15 mars 2018. Le président du SIVAL précise que l’obligation d’entretien du layon, notamment par des opérations de fauche, n’a jamais posé de difficulté particulière, cette obligation étant expressément prévue par l’arrêté initial.
La question de la piste VTT au cœur des échanges
En revanche, la création d’une piste VTT a suscité une vigilance accrue de la part du SIVAL. Michel Pélieu rappelle que ce projet a fait l’objet d’un examen au cas par cas, déposé le 16 décembre 2022, et qu’il a abouti à une décision de dispense d’étude d’impact le 26 janvier 2023. Durant l’instruction de ce dossier, ni la DREAL ni les services de la Direction départementale des territoires des Hautes-Pyrénées n’auraient formulé d’observation quant à une éventuelle incompatibilité entre le projet et la localisation de la piste sur une zone identifiée comme compensatoire. Dans ce contexte, la remise en cause, lors du contrôle d’août 2025, de l’existence même de la piste par l’OFB « apparaît ne pas tenir compte de la démarche réglementaire et volontariste engagée par le SIVAL en amont du projet », écrit le président du syndicat.
Une mesure de surcompensation acceptée
Malgré cette position, le SIVAL indique ne pas avoir formulé d’opposition à la demande de la DREAL visant à mettre en œuvre une mesure de surcompensation concernant l’assiette de la piste VTT. Michel Pélieu souligne que cette décision s’inscrit « dans un esprit de coopération et de responsabilité », alors même que le syndicat s’estime juridiquement fondé à défendre sa position.
Une contestation sur la notification de l’arrêté
Le courrier revient également sur la phase de concertation préalable à la signature de l’arrêté. Celle-ci aurait suivi son déroulement normal et abouti à un accord formalisé du SIVAL en date du 19 janvier 2026, assorti d’une seule observation portant sur la précision des communes administratives concernées par certaines parcelles. Cependant, selon Michel Pélieu, l’arrêté signé n’aurait pas fait l’objet d’une notification officielle au président du SIVAL par voie recommandée, conformément aux usages administratifs. Il indique qu’un simple envoi par courrier électronique adressé au directeur technique ne saurait être assimilé à une notification régulière.
Développement touristique et protection de l’environnement
Dans son courrier, le président du SIVAL exprime également des réserves sur une approche qu’il estime opposer développement touristique et protection de l’environnement. Il évoque notamment certaines prescriptions conduisant à la fauche mécanique d’une surface d’environ 40 000 m² sur des terrains à forte pente et de configuration irrégulière. Selon lui, ce type d’intervention impliquerait une consommation significative de carburant et un risque de dispersion de résidus dans le milieu naturel. À l’inverse, Michel Pélieu met en avant la contribution de la télécabine Skyvall à la limitation du nombre de véhicules circulant vers la station de Peyragudes, évoquant plusieurs milliers de trajets évités chaque année. Il estime que cette infrastructure participe plus positivement à la protection de l’environnement et à l’optimisation du bilan carbone. Un acte public aux conséquences politiques Enfin, le président du SIVAL considère que la diffusion publique de l’arrêté « contribue à jeter le doute sur l’action conduite par les élus et les collectivités territoriales » et indique que cela « ne restera pas sans conséquence ».
Le courrier du président du Sival
SIVAL
Michel PELIEU
Président du SIVAL
Président du Département des Hautes-Pvrénées
BORDERES-LOURON, le 17/02/2026
Monsieur le Préfet des Hautes Pyrénées
Obiet : Arrêté de mise en demeure SIVAL – 65-2026-02-12-00002
Monsieur le Préfet,
Je fais suite à l’article paru le lundi 16 février dans La Semaine des Pyrénées, relatif à l’arrêté préfectoral mentionné en obiet et concernant le Syndicat Intercommunal de la Vallée du Louron (SIVAL).
Je vous confirme l’exactitude de l’historique des faits rappelé dans votre courriel en date de ce jour, mardi 17 février 2026, tel que confirmé par mes services. A la suite du contrôle réalisé par l’Office Français de la Biodiversité (OFB) en août 2025, et dès la réunion du 11 septembre 2025, les échanges entre les services du SIVAL et ceux de la DREAL se sont inscrits dans une démarche constante de dialogue constructif, avec pour objectif la régularisation de la situation du layon de la télécabine SKYVALL, tel que prévu au titre des mesures compensatoires définies par l’arrêté préfectoral du 15 mars 2018.
Si l’obligation d’entretien du layon, notamment par des opérations de fauche, n’a jamais suscité de difficulté particulière dès lors qu’elle est expressément prévue par l’arrêté précité, la question de la création de la piste VTT a, en revanche, fait l’objet d’une vigilance particulière de la part du SIVAL. À ce titre, il convient de rappeler que ce projet a donné lieu à un examen au cas par cas, déposé par le SIVAL le 16 décembre 2022, et ayant fait l’objet d’une décision de dispense d’étude d’impact en date du 26 janvier 2023.
Au cours de cette instruction, ni la DREAL ni les services de la DDT des Hautes-Pyrénées n’ont soulevé d’observation relative à une éventuelle incompatibilité du projet avec la localisation de la piste sur une zone identifiée comme compensatoire. La remise en cause, par T’OFB lors du contrôle d’août 2025, de l’existence même de cette piste apparaît dès lors ne pas tenir compte de la démarche réglementaire et volontariste engagée par le SIVAL en amont du projet.
Néanmoins, et dans un esprit de coopération et de responsabilité, le SIVAL, bien que juridiquement fondé à défendre sa position, n’a formulé aucune opposition à la demande de la DREAL visant à mettre en œuvre une mesure de surcompensation de l’assiette de la piste VTT.
Par ailleurs, il est rappelé que la phase de concertation préalable sur le contenu et la forme de l’arrêté a suivi son déroulement normal, aboutissant à un accord formalisé du SIVAL en date du 19 janvier 2026, assorti d’une unique observation relative à la précision des communes administratives concernées par les parcelles mentionnées. Toutefois, l’arrêté finalement signé n’a pas fait l’objet d’une notification officielle au Président du SIVAL par voie recommandée, conformément aux usages administratifs en vigueur. Un simple envoi par courrier électronique adressé au directeur technique ne saurait, en l’espèce, être assimilé à une notification régulière.
Je souhaite également exprimer mes réserves quant à une approche qui tend, une nouvelle fois, à opposer développement touristique et protection de l’environnement. À cet égard, certaines prescriptions peuvent légitimement interroger quant à leur cohérence environnementale globale, notamment lorsqu’elles conduisent à la fauche mécanique d’une surface d’environ 40 000 m?, sur des terrains présentant une très forte pente et d’une contenance très irrégulière non propice à ce type d’opération, impliquant une consommation significative de carburant et la dispersion potentielle de résidus dans le milieu naturel. Il me semble qu’au contraire la présence de la télécabine, limitant très fortement le nombre de véhicules (plusieurs milliers par an) circulant vers la station de Peyragudes, contribue bien plus positivement à la protection de l’environnement et à l’optimisation du bilan carbone.
La diffusion publique de cet acte contribue à jeter le doute sur l’action conduite par les élus et les collectivités territoriales et cela ne restera pas sans conséquence.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Préfet, l’expression de ma considération distinguée.
Michel PELIEU

