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ENTRETIEN. « Il n’y a que des trucs qui nous surprennent, c’est incroyable » : Boulevard des airs rentre à la maison, porté par l’énergie des enfants


l’essentiel
Avant de se produire « à la maison », ce samedi soir au Zénith de Pau, Florent Dasque, cofondateur et figure de Boulevard des airs évoque cette tournée, marquée par l’émergence et l’explosion du projet pédagogique autour du titre « Je rentre à la maison » qui les a menés à chanter avec des centaines de jeunes.

Florent, ça y est, vous rentrez « à la maison » cette fois avec ce zénith de Pau samedi…

Oui et ça nous fait plaisir. On était impatient de retourner sur scène et au final c’est totalement la tournée qu’on avait imaginée, avec beaucoup d’instruments, de musiciens, des rencontres dans toutes les salles, et puis il y a ce projet au long cours qui nous suit partout avec les enfants. À Pau par exemple, les jeunes de Dans6T et de l’IME de Tournay mais aussi les élèves de l’orchestre à l’école de Juillan assureront la première partie, en plus d’intervenir sur le concert.

L’énergie de Boulevard des airs demeure sur scène, portée en plus par celle des enfants qui ont participé au projet pédagogique.
L’énergie de Boulevard des airs demeure sur scène, portée en plus par celle des enfants qui ont participé au projet pédagogique.
DR Tony Lopez

C’est-à-dire ?

Les jeunes qui ont travaillé sur notre titre font complètement partie du spectacle. On travaille avec eux à distance, on les rencontre avant les spectacles, directement dans les salles, ce qui est déjà une découverte pour beaucoup. Ils nous présentent leurs créations. Ce sont des échanges incroyables. On reçoit tellement, humainement et physiquement, avec des cadeaux et des maisons de toutes sortes, de partout… Et puis ils chantent avec nous. Ça fait de belles surprises pour nous, pour le public. C’est quelque chose de spontané, un peu sur le fil, qui fait du bien et nous cueille souvent.

Justement, ce projet pédagogique autour du titre « Je rentre à la maison » a pris une ampleur incroyable…

Oui, c’est assez fou. Au tout début, ça ne devait être que local, avec quelques classes de la ville. Un peu comme on l’a toujours fait. Puis c’est devenu national et même international puisqu’on va intervenir dans des établissements aux États-Unis qui travaillent le français avec notre chanson. C’est tellement puissant de voir ce que représente la maison pour les enfants, pour les jeunes, d’ici, d’ailleurs. Ça fait d’autant plus sens que tous les enfants peuvent s’y retrouver quel que soit leur chemin de vie.

L’énergie de Boulevard des airs demeure sur scène, portée en plus par celle des enfants qui ont participé au projet pédagogique.
L’énergie de Boulevard des airs demeure sur scène, portée en plus par celle des enfants qui ont participé au projet pédagogique.
DR Tony Lopez

Combien de classes ont participé à ce projet et se sont approprié votre titre ?

On a reçu plus d’un millier de travaux. D’autres sont encore en cours ou ne nous ont pas été adressés. On en reçoit encore des dizaines par semaine. Ce n’est pas simple de tout traiter mais on essaie de ne décevoir personne. Ça mobilise des gens, des structures, des associations qui n’ont pas toujours cette possibilité.

Avez-vous été surpris ?

Il n’y a que des trucs qui nous surprennent. C’est incroyable. On a d’ailleurs réalisé un montage qu’on projette à chaque concert pour montrer toute la diversité de ce qui a été réalisé. Les jeunes se sont réinterprétés la chanson totalement. Il y a un an, c’était une simple idée qui nous ressemblait puisque notre groupe est né sur un banc de cour de récré. On est resté en lien avec le milieu scolaire. Mais on n’avait jamais assez de temps pour s’y investir. Les gens se sont emparés de ce projet gratuit et sur la base du volontariat. Et au final, ça donne une autre tonalité à cette chanson, à cet album. Avec des questions philosophiques de jeunes qui ont leur image très personnelle de la maison. Mais aussi ça met en lumière et donne la parole à des territoires un peu oubliés. Par exemple, à l’Olympia, on va faire venir des enfants des écoles de campagne d’un peu partout.

Qu’en pense le ministère ?

On a provoqué une belle surprise, y compris pour eux. Même si au gré des remaniements, tous les gens ont changé au ministère… Ça donne une autre image de l’école et de l’enseignement, du sens, de la légèreté. On a des témoignages ultrapuissants et si différents. C’est très gratifiant et valorisant. Certains n’ont jamais vu de concert et se retrouvent sur scène avec nous…

L’énergie de Boulevard des airs demeure sur scène, portée en plus par celle des enfants qui ont participé au projet pédagogique.
L’énergie de Boulevard des airs demeure sur scène, portée en plus par celle des enfants qui ont participé au projet pédagogique.
DR Tony Lopez

On a l’impression que ce retour sur scène vous comble…

C’est toujours un défi de relancer un album ou une tournée, surtout après tant de temps. La meilleure réponse, c’est celle du public, avec des salles qui affichent complet (il reste quelques places pour Pau !) et un engouement. C’est très gratifiant car on sait que ce n’est jamais acquis. Tu te dis, est-ce que les gens seront curieux de voir ce que BDA a encore à dire et à présenter. Ça donne envie de continuer à donner de l’énergie sur scène, dans le projet. BDA, c’est un groupe créé pour la scène. On a hâte de vivre la suite, avec ce concert à Pau, à la maison…





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