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CPME : le président national Amir Reza-Tofighi fait le point et veut attirer « des entrepreneurs engagés »
La CPME 65 met l’entrepreneuriat au cœur du débat économique. Avec plus de 200 entreprises et 9 000 salariés, elle prépare la séquence présidentielle pour défendre compétitivité, innovation et engagement politique des dirigeants.
La CPME 65 a accueilli leur président national, Amir Reza-Tofighi, à la Chambre de Commerce et d’Industrie de Tarbes. À elle seule, la CPME 65 représente plus de 200 entreprises adhérentes en comptant environ 9 000 salariés au total. Les secteurs représentés incluent les services, le commerce, l’industrie, l’artisanat et, plus récemment, l’agriculture.
« Remettre des sujets de long terme sur la table »
Dans un contexte particulier amorcé par les municipales, le M.Reza-Tofighi explique avoir accompagné les territoires avec une plateforme de propositions et une charte d’engagement pour les candidats. « Chaque territoire avait ses propres propositions en fonction de ses particularités », explique-t-il. D’ici fin mars, la CPME dit commencer à préparer la séquence des élections présidentielles qui arrive à grands pas. Une séquence présidentielle va leur permettre « de remettre des sujets de long terme sur la table » tels que les problématiques liées au coût du travail, la stagnation des salaires et l’augmentation des prélèvements. « Aujourd’hui la part d’actifs par rapport à la part d’inactifs est bien trop déséquilibrée, on a 27 millions de Français qui payent pour 70 millions de Français et ça ne marche pas », précise-t-il.
« On veut des entrepreneurs engagés »
LA CPME locale est au contact de l’entreprise directe et apporte des initiatives locales. « L’objectif est de permettre aux entrepreneurs de se rencontrer, d’avoir des moments ensemble parce que ce qu’on voit aussi souvent c’est qu’il y a cette solitude du dirigeant », précise le président. Pour pallier à cette solitude l’opportunité est d’appartenir à un collectif, de pouvoir échanger sur les difficultés pour trouver des solutions ensemble. En paralèlle, la politique actuelle est jugée enrageante pour les entrepreneurs : « La voie rationnelle de la CPME est noyée dans un jeu politique qui exaspère les entrepreneurs. » Dans une unité qui ne cesse de croître, le président est en quête constante d’adhérents prêts à se mobilier : « Ceux qui le peuvent engagez-vous en politique parce qu’on a besoin que des entrepreneurs aillent dans le monde politique pour porter la parole entrepreneuriale pour mettre un peu de rationalité et un peu de concret dans des débats politiques qui remontent beaucoup », ajoute M.Reza-Tofighi.
Une optique de modernisation
Le président affirme vouloir redonner de l’agilité et de l’efficacité à la CPME et aux PME sur l’ensemble du territoire. Dans le contexte de transition écologique, qui prend encore plus d’ampleur ces dernières semaines avec la hausse des prix du carburant. L’électrification des usages devient une nécessité sur le long terme mais représente un coût immense. « La réalité c’est que c’est un coût que l’État devrait prendre en charge mais il s’est tellement endetté et mal organisé qu’il ne le fait pas », ajoute-t-il. Dans cette dynamique de modernisation, la CPME vise également à aider chaque PME à s’approprier l’IA par filière. Des webinaires et des colloques ont été mis en place pour les entrepreneurs dans l’objectif d’accompagner les entrepreneurs. « Il faut que collectivement on prenne le temps de sensibiliser l’entrepreneur de le pousser à intégrer de l’IA qui devient de plus en plus importante » ajoute le président.