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La commune mise en demeure pour la qualité de son eau potable
La commune de Uz, dans les Hautes-Pyrénées, fait l’objet d’une mise en demeure préfectorale pour garantir la qualité de l’eau potable distribuée à ses habitants. L’arrêté impose une désinfection manuelle immédiate et un programme de travaux visant à sécuriser la production et la distribution d’eau.
Le préfet des Hautes-Pyrénées a pris un arrêté mettant en demeure la commune de Uz. Cette décision fait suite aux contrôles sanitaires réguliers effectués sur le réseau public d’eau potable, qui ont mis en évidence des non-conformités bactériologiques récurrentes. Selon l’arrêté, les limites et références de qualité des eaux destinées à la consommation humaine, telles que définies par les articles R 1321-2 et R 1321-3 du code de la santé publique, ne sont pas respectées en permanence. Les autorités préfectorales considèrent que l’absence d’un traitement adapté et la configuration actuelle du réseau ne permettent pas de garantir la qualité de l’eau distribuée.
Les mesures immédiates imposées
Pour protéger la population, la commune de Uz doit, sous un délai d’un mois, mettre en œuvre une désinfection manuelle de l’eau potable. Le suivi de cette désinfection devra être réalisé sur plusieurs points représentatifs du réseau, notamment : La sortie du réservoir ; La colonie de vacances ; Deux points éloignés du réservoir. Un suivi hebdomadaire de la concentration en chlore, de la turbidité et de la température de l’eau sera consigné dans un carnet sanitaire, mis à disposition de l’autorité sanitaire.
Un programme d’amélioration de la qualité de l’eau
Outre la désinfection manuelle, l’arrêté impose à la commune :
L’élaboration d’un programme d’autosurveillance de la qualité de l’eau, incluant le suivi des concentrations en fer, manganèse, turbidité et résiduels de désinfection.
La réalisation d’analyses bactériologiques standard, telles que Escherichia coli, entérocoques, coliformes totaux et germes revivifiables à 22°C et 36°C.
La mise en place d’un carnet sanitaire détaillant l’ensemble des interventions sur le réseau.
L’engagement de travaux sur l’ouvrage de captage et des études de faisabilité technico-financière pour des solutions de traitement pérennes.
Le rapport de synthèse des études de faisabilité devra être transmis dans un délai de trois mois, et une synthèse des analyses de surveillance dans un délai de six mois.
Régularisation des installations à long terme
L’arrêté précise également que, sous 18 mois, la commune devra transmettre à l’autorité sanitaire le dossier complet de modification des installations de production, de traitement et de distribution. Ces mesures resteront applicables tant que la qualité de l’eau distribuée ne sera pas garantie par les analyses de contrôle et d’autosurveillance.
Sanctions en cas de non-respect
En cas de non-respect des prescriptions, la commune de Uz s’expose à des sanctions administratives et pénales prévues par le code de la santé publique. L’arrêté est publié au recueil des actes administratifs de l’État et affiché en mairie pour informer la population. La mise en œuvre de l’arrêté est confiée à la secrétaire générale de la préfecture et au directeur général de l’Agence régionale de santé Occitanie, délégation départementale des Hautes-Pyrénées. Une copie sera également adressée à la sous-préfecture d’Argelès-Gazost, afin d’assurer un suivi administratif et sanitaire rigoureux.




