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Noël Pereira Da Cunha confirme sa candidature à la présidence de la communauté de communes Pyrénées Vallées des Gaves
Sans surprise, Noël Pereira Da Cunha brigue un nouveau mandat à la tête de la communauté de communes Pyrénées Vallées des Gaves. Mais l’élection s’annonce disputée car il ne devrait pas être le seul candidat.
Dans une lettre adressée à l’ensemble des maires et conseillers communautaires du territoire, et transmise également à la presse, Noël Pereira Da Cunha le confirme. Le président sortant sera bien candidat à sa succession à la tête de la communauté de communes Pyrénées Vallées des Gaves (CCPVG), dont la séance d’installation est programmée ce vendredi 17 avril à 18 h. Mais l’élection du président et du bureau pourrait bien être agitée, car le maire de Pierrefitte-Nestalas ne devrait pas être le seul candidat. Pour rappel, en 2020, il avait été réélu président à une voix près…
Ce n’est pas une surprise : vous serez donc candidat pour rester président de la CCPVG…
Noël Pereira : Oui. J’ai participé à la création de la communauté de communes en 2017. Nous avons vécu un premier mandat de trois ans, puis en 2020, nous avons poursuivi avec un bureau qui était composé pour moitié de membres de ma liste et pour moitié de l’équipe concurrente. Ensemble, nous avons rendu la com’com plus « mature », avec un vrai travail collectif sur les finances et le développement du territoire.
Aujourd’hui, il s’agit d’ouvrir une nouvelle phase. La CCPVG n’a que neuf ans. J’aime dire qu’elle doit encore « passer le brevet avant le bac ». Mais il semblerait que certains vice-présidents aient choisi une autre voie… Dans tous les cas, le projet à porter sera nécessairement bâti sur le bilan sortant et notamment sur le dernier rapport d’orientation budgétaire qui trace les mois et les années à venir.
Vous ne serez donc pas le seul candidat à la présidence ?
Il devrait y avoir un second candidat à la présidence. Celui-ci a eu la délicatesse de m’appeler pour me dire qu’il était poussé par certains élus de la vallée, notamment du côté d’Argelès-Gazost… Comme je dis, nous portons un projet. D’autres semblent vouloir le pouvoir…
Vous avez rencontré de nombreux élus ces derniers jours. Qu’en ressort-il ?
Nous aurons environ 30 à 35 % de renouvellement parmi les conseillers communautaires. Il faut donc repenser la gouvernance : plus de transversalité, moins de verticalité. C’est ce qui est ressorti de mes échanges avec les élus du territoire. L’idée est de porter un nouveau pacte territorial et de construire un nouveau projet Pyrénées Vallées des Gaves 2026-2032. Avec la volonté d’instaurer une gouvernance plus ouverte et plus participative (par thèmes, par territoire), de finaliser les investissements en cours (déchets, sport, culture, économie, mobilités, etc.) et de lancer de nouvelles réflexions (agropastoralisme, thermalisme, stations, coopération entre collectivités…).
Qu’entendez-vous à travers une gouvernance plus ouverte ?
Peut-être qu’il faut impliquer davantage de conseillers communautaires, pas seulement les vice-présidents. Certains sont passionnés par l’eau, d’autres par le développement économique ou les travaux. Il faut leur donner une place. Et puis, les problématiques ne sont pas les mêmes partout. Par exemple, dans le Val d’Azun, on va plus me parler d’agropastoralisme alors que dans le pays Toy ou la vallée d’Argelès, les questions du thermalisme et des stations de ski sont plus prégnantes… Il faut revenir au terrain : il nous faut des référents pour chaque vallée qui seront désignés par les élus de la vallée en question.
Êtes-vous prêt à faire des compromis si vous êtes réélu ?
Évidemment. Ces six dernières années nous ont beaucoup appris. Nous avons travaillé main dans la main, même avec des élus issus de listes opposées… D’ailleurs, 95 % des décisions du conseil communautaire sont prises à l’unanimité. Tout ce qui est présenté en commission puis en conseil communautaire a été validé sans l’ombre d’une opposition franche et courroucée. C’est pourquoi je suis surpris d’entendre par une équipe en face qu’il faudrait « plus de clarté ». À part changer l’ampoule pour qu’elle éclaire plus fort, je ne vois pas ce qu’on peut faire de plus. Je suis très dubitatif…