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42e Bourse d’échanges de Tarbes : une passion pour ce collectionneur de Renault
Samedi et dimanche, le Classic Auto Pyrénées organise sa 42e Bourse d’échanges, le rendez-vous des passionnés de voitures et de motos de collection. Rencontre avec l’un d’entre eux, Michel Petit.
Il est bon de le rappeler, la Bourse d’échanges de Tarbes, c’est le plus grand rassemblement du genre dans le grand sud-ouest. Chaque année, plus de 200 exposants proposent des pièces, de la documentation ou des services, et c’est sans compter sans les centaines de passionnés qui viennent ici exposer leurs véhicules d’exception, parfois réunis dans des clubs de marques. Autant dire qu’il y en a pour tous les goûts, les véhicules exposés s’étalent de 1930 à 1990, et on promet des exemplaires uniques au monde. Comme ceux de Michel Petit ? Presque… Ce passionné possède une kyrielle de Renault, toujours sportives, dont deux raretés. D’abord, une 4 CV dotée d’un kit 1063. « C’était un kit qui permettait de transformer une paisible 4 CV en bête de course, comme les voitures d’usine de l’époque, qui étaient réservées aux grands pilotes. Mais on pouvait s’en « fabriquer » une. » C’est ce que ce passionné, mécanicien de métier, a fait. Mais il possède aussi une petite « pépite », une Renault Dauphine 1093, un sigle qui veut dire beaucoup…
Des centaines de voitures, des milliers de pièces
« Oui, 1093, c’est le nom du type de la voiture. En clair, il désigne une série de 2000 Dauphine qui étaient préparées directement à l’usine, pour satisfaire aux exigences du groupe J de l’époque. C’étaient de véritables voitures de course, elles ont été pilotées par les plus grands, Jean-Pierre Jabouille, Henri Pescarolo, d’ailleurs dès sa sortie en 1962, elle a tout gagné, dont le mythique Tour de Corse en 1963 ! » Une voiture dont il a toujours rêvé, mais difficile à trouver, une rareté, pensez donc, 2 000 exemplaires sur 2 millions de Dauphines produites… Après des années de recherches, il finit par trouver la perle rare, en 1972 à Capvern ! « C’était magique, son moteur était cassé, je l’ai entièrement restaurée, et depuis, je ne l’ai jamais quittée, je la bichonne. » Au point qu’elle paraît neuve. À ne pas rater si vous allez faire un tour ce week-end, ce n’est pas forcément la plus prestigieuse, mais c’est sans doute l’une des plus rares du plateau. Sachez enfin que la Bourse d’échanges ouvre samedi et dimanche, que l’entrée est gratuite, que l’on peut se restaurer sur place. Et surtout partager des moments avec des passionnés comme on n’en fait plus. La preuve, ils vous invitent à les rejoindre, le dimanche, contre 2 €, vous pouvez acheter un ticket de tombola et peut-être gagner une Renault 9 de 1984. histoire de mettre le doigt dans l’engrenage…