Actualités Hautes-Pyrénées
Agglomération Tarbes-Lourdes-Pyrénées : une mise en place dans la continuité
Deuxième épisode de la mise en place du conseil communautaire, avec la constitution des différentes commissions et la désignation des représentants dans les différentes instances. Une séance technique, donc, mais nécessaire à la bonne marche de la collectivité.
Une machine, même si elle est bien rodée, possède toujours des engrenages. Qu’il faut remplacer de temps en temps, parfois modifier, mais surtout qui doivent être bien lubrifiés. Sur ce plan, le président Patrick Vignes, qui affichait la volonté d’une gouvernance « apaisée et collaborative », n’a pas menti. Grâce à une concertation en amont, les différentes commissions, correspondant aux compétences de la CA-TLP (développement économique, promotion du tourisme, urbanisme, transports, transition écologique…) ont été installées sans anicroche. Des outils nécessaires, comme la commission d’appels d’offres, ou la désignation des représentants dans les divers syndicats, organismes ou autres établissements publics, même s’ils peuvent avoir l’apparence de comités « Théodule »… Plus intéressant pour le citoyen lambda, le conseil communautaire a également voté les taux d’imposition. Bonne nouvelle, ils sont inchangés pour 2026 (1,5 % pour le foncer bâti, 4,85 % pour le foncier non-bâti, et 10,70 % pour la taxe d’habitation additionnelle).
La TEOMIen baisse, mais plus chère ?
Autre vote qui nous concerne au quotidien, celui de la Taxe d’Enlèvement des Ordures Ménagères Incitative. Pour mémoire, elle a été instaurée progressivement, et le lissage se poursuit toujours. Grâce à des économies de gestion, le produit exigé est diminué, pour autant, en 2026, le coût d’une levée du bac à ordures ménagères est fixé à 24 €/m3, contre 23 en 2025. Une hausse qui aurait été plus sensible sans les économies. Ce qui correspond, pour le bac classique de 120 litres, à 2,88 €, soit une hausse de 12 centimes. Très léger… Moins léger, en revanche, le ton employé par Jérôme Crampe, maire de Bordères-sur-l’Échez, après la décision du Symat de ne plus accepter les déchets verts dans la déchetterie de sa commune. « C’est une décision incompréhensible et unilatérale, alors que le centre de traitement des déchets verts se situe à 20 mètres ! Et la conséquence, c’est que les dépôts sauvages se multiplient ! » Attaqué de la sorte, Rémi Carmouze, le président du Symat, a réagi : « J’ai essayé de contacter plusieurs fois M. Crampe pour lui expliquer la raison, il ne m’a jamais rappelé… Alors j’explique : il s’agit d’aménager la déchetterie pour la mettre aux normes pour le dépôt des déchets verts. Ce n’est donc que provisoire. Après, je sais que cela fait des mécontents, je le comprends, mais certains sont ravis, parce que du coup, il y a moins la queue ! » Une façon de désamorcer le conflit… Mais l’important, c’est que désormais la CA-TLP est en ordre de marche. Et que l’on va pouvoir passer aux choses sérieuses. Sans doute à commencer par l’hôpital unique, évoqué en filigrane, et qui a provoqué un petit malaise juste après la clôture du conseil : Jean-Louis Cazaubon a voulu proposer que son collègue conseiller régional, en charge des questions de santé, vienne faire un exposé devant le conseil communautaire. « On en reparle, le conseil est clos, j’aurais aimé être informé avant », a grincé Patrick Vignes, soucieux du respect des règles. Au nom du consensus, même si l’intention de Jean-Louis Cazaubon était loin d’être déloyale…