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Stado : pas de dépôt de bilan de l’association, une équipe fanion en Fédérale 3 et un centre de formation sauvé, le futur du club tarbais semble s’éclaircir


l’essentiel
Si l’association tarbaise présente un déficit proche des 300 000 euros, d’anciens partenaires, avec la mairie, devraient combler le trou, selon nos informations, avant fin juin pour permettre au club de repartir en Fédérale 3 et de conserver son centre de formation grâce à une dérogation auprès de la Fédération française de rugby.

Pas un jour ne passe sans que les spéculations sur l’avenir du Stado n’aillent bon train. Lundi soir, en conseil municipal, les élus tarbais se sont d’ailleurs longuement penchés sur la situation du club phare du département. Avec un seul mot d’ordre : il faut sauver le soldat Ryan. Car la situation du club est grave, avec un dépôt de bilan de la SASP et un déficit de presque 300 000 euros, l’avenir s’annonçait des plus difficiles.

Et pour cause, faute de capitaux, le club fondé en 1901 aurait pu disparaître en cas de dépôt de bilan de l’association en charge de l’école de rugby et du centre de formation. Face à la possible disparition du club, de nombreuses voix se sont élevées. En public mais aussi en privé. Dans cette dernière catégorie, d’illustres partenaires du club ont fait savoir leur volonté de ne pas voir mourir un monument du rugby français comme l’a fait le club du TGB quelques mois plus tôt. « On fera tout ce qu’il faut pour que le club puisse voir la saison prochaine », nous confiait il y a quelques jours un partenaire de longue date. Ce dernier compte travailler main dans la main avec la municipalité pour trouver les quelques centaines de milliers d’euros nécessaires afin de remettre les comptes à l’équilibre, selon nos informations.

Un trou qu’il faudra boucher absolument avant le 30 juin, date de clôture des comptes auprès de la Fédération française de rugby. « Ça nous laisse du temps et je sais qu’on va y arriver, il n’y a aucune possibilité pour que l’association dépose le bilan. On va s’engager pour que le centre de formation perdure », poursuivait l’homme d’affaires. C’est bien là le nerf de la guerre : le centre de formation.

Un budget à venir autour des 500 000 euros ?

Car si l’équipe fanion devrait bien repartir en Fédérale 3, c’est d’ores et déjà un échec de retomber au huitième échelon du rugby hexagonal. « Le centre de formation, c’est la vitrine du département. C’est tout ce qu’il reste à sauver au club surtout que le club a montré sa capacité à savoir former des grands joueurs », affirme le partenaire. Dès lors, avec une équipe une en Fédérale 3, le club tarbais va devoir demander une dérogation à la FFR pour garder son centre de formation. Une fois de plus, l’optimisme règne dans les rangs tarbais qui sont déjà en contact avec la Fédération à ce sujet. Seule condition : que le trou soit bouché et qu’un budget réaliste soit monté.

Après des années à évoluer dans les premières divisions, le Stado va tomber dans les limbes du rugby amateur. Adieu les budgets à presque deux millions d’euros. Pour la saison prochaine, le club tarbais table sur un budget aux alentours de 500 000 euros, selon nos informations. Dans une division où les budgets moyens tournent autour de 300 à 400 000 euros, le Stado compte prévoir une enveloppe plus conséquente pour son centre de formation. « Avec un budget de 500 à 600 000 euros, ce sera amplement suffisant pour faire une bonne saison en Fédérale 3 », explique le partenaire.

Exit Michel Ridou, un nouvel organigramme à venir

Une enveloppe dont Michel Ridou n’aura pas la charge. À la suite d’une réunion avec le conseil d’administration, vendredi dernier, le président de l’association a décidé de quitter ses fonctions, laissant son poste vacant. Pour l’heure, deux coprésidents assurent l’intérim : Fabrice Laffont et Philippe Mansieux. Désireux d’œuvrer dans l’ombre, les deux hommes à la tête de l’association sont déjà à la recherche d’un président en vue de la saison prochaine.

Reste à savoir qui sera l’heureux élu quand le dernier en poste, à savoir Philippe Rancoule, a clôturé son mandat par une catastrophe et un dépôt de bilan de la SASP. Ancien joueur ? Homme d’affaires ? Nouvelle tête ? Tous les scénarios sont à l’étude, mais le dénouement s’annonce proche puisqu’un nouvel organigramme devrait voir le jour dans les prochaines semaines, selon nos informations, suite à la démission de plusieurs éléments du bureau actuel.

Le fantôme d’un club d’agglomération

Reste que si le club parvient à sauver son centre de formation et à repartir en Fédérale 3, le spectre d’une fusion plane toujours autour de Trélut. Avant sa démission, Michel Ridou s’était longuement entretenu avec Bruno Horta, le président de Lourdes. De quoi laisser présager un rapprochement entre les deux clubs emblématiques du département ? C’est en tout cas le souhait de certains élus. « On voit que ça fonctionne avec le basket. Pourquoi pas avec le rugby ? Un club départemental, c’est beaucoup trop compliqué, mais un club d’agglomération doit être une piste de travail. Il y aurait bien plus de leviers financiers pour un tel projet », confessait un élu.

Si la situation semble se décanter pour la saison prochaine, le feuilleton Stado n’en est peut-être qu’à son début.



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