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sur-l’Échez – Sangliers trop nombreux : une mesure de régulation dans la commune
Face aux dégâts causés par les sangliers, la préfecture des Hautes-Pyrénées autorise, par arrêté, une opération de régulation par piégeage sur une parcelle de Bordères-sur-l’Échez. Strictement encadrée, cette mesure s’inscrit dans le dispositif départemental de gestion de cette espèce.
Par un arrêté pris le 23 avril 2026 à Tarbes, le préfet des Hautes-Pyrénées autorise une opération de piégeage du sanglier (Sus scrofa) sur une parcelle cadastrée de la commune de Bordères-sur-l’Échez. Cette décision s’appuie sur plusieurs textes réglementaires du code de l’environnement ainsi que sur des arrêtés ministériels encadrant le piégeage et la destruction des espèces susceptibles d’occasionner des dégâts. Le sanglier fait en effet l’objet d’un classement spécifique dans le département, permettant sa régulation jusqu’au 30 juin 2027. La demande à l’origine de cet arrêté émane d’un détenteur du droit de destruction, autorisé à mettre en place ce dispositif sur une parcelle précise.
Des conditions strictes de piégeage
L’arrêté détaille précisément les modalités de capture. Seuls les pièges de catégorie 1, définis par la réglementation nationale, sont autorisés. L’utilisation d’appâts est également encadrée : seul le maïs, ainsi que des produits attractifs non polluants, peuvent être employés. À l’inverse, les appâts carnés et tout produit polluant sont formellement interdits. Autre particularité : le secteur concerné se situe dans le périmètre réglementé NEXTER. Dans ce cadre, tous les sangliers capturés devront être abattus immédiatement après leur capture par un lieutenant de louveterie, à l’aide d’une arme d’un calibre adapté. Les autres animaux, non classés comme nuisibles, devront être relâchés sans délai.
Une surveillance quotidienne obligatoire
Le piégeage implique une vigilance constante. Lorsque le dispositif est actif, une surveillance quotidienne est imposée, avec un contrôle à effectuer avant midi, idéalement dès le lever du jour. L’arrêté autorise également l’usage de dispositifs de contrôle à distance pour vérifier la capture éventuelle d’animaux. En cas d’absence ou d’indisponibilité du piégeur désigné, le piège devra impérativement être neutralisé. La gestion des carcasses (venaison) et des déchets associés relève de la responsabilité du bénéficiaire de l’autorisation, qui devra respecter l’ensemble des règles sanitaires en vigueur.
Un bilan exigé en fin d’opération
L’autorisation est valable du 23 avril au 31 décembre 2026. À son terme, un bilan détaillé des opérations de piégeage devra être transmis à la Direction départementale des territoires avant le 10 janvier 2027. Le non-respect de cette obligation pourrait entraîner un refus d’autorisation pour de futures opérations de régulation. Plusieurs acteurs sont chargés de son application : services de l’État, gendarmerie, Office français de la biodiversité, fédération des chasseurs, lieutenant de louveterie et municipalité de Bordères-sur-Échez. La prolifération des sangliers constitue un enjeu majeur dans de nombreux territoires ruraux. Dégâts agricoles, risques routiers et déséquilibres écologiques motivent la mise en place de dispositifs de régulation encadrés. Avec cet arrêté, les autorités entendent apporter une réponse ciblée et réglementée à une situation locale, tout en garantissant le respect des règles de sécurité, d’environnement et de bien-être animal.


