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Tarbes. Football. « Notre plafond de verre, pour l’instant, c’est le National 3 » confie Marc Fachan


l’essentiel
Une 5e fois tenus en échec à Trélut (4-4), les Tarbais peuvent regretter de ne pas avoir su préserver leurs 3 buts d’avance à la mi-temps. Un coup d’arrêt qui les prive de la tête à 2 journées de la fin. L’entraîneur Marc Fachan explique les raisons de ce scénario fou mais, aussi, pourquoi il n’est pas déçu.

Comment expliquez-vous ce changement radical de physionomie entre la première et la deuxième mi-temps ?

En fait, c’est très simple. Tout ce qu’on ne voulait pas voir arriver est arrivé ! Ils (Lège-Cap-Ferret) ont changé de dispositif et ça nous a mis en difficulté. On n’a pas su s’adapter, c’est notre première erreur. La seconde, c’est qu’après avoir encaissé ce but (3-1), on aurait dû verrouiller, calmer le jeu. Au lieu de ça, on a paniqué. L’enjeu nous a fait perdre la maîtrise de nos émotions. Et quand on entre dans cette spirale, c’est difficile d’en sortir. Pourtant, on marque le 4-2 à la 60e, dans un moment compliqué. Mais on a continué à perdre le fil. Ça fait partie de la jeunesse, de l’apprentissage.

C’est donc un manque d’expérience ?

Oui, totalement. Quand on sent que le rythme devient trop élevé, il faut savoir le casser. On a eu un gros passage à vide. Malgré tout, je tiens à féliciter les joueurs : à neuf, on a tenu, et on a même été à deux doigts de gagner. Quand tout semblait perdu, on a quand même pris un point. Et ce point-là, on ne sait jamais, il peut compter à la fin de la saison. Il nous reste deux matchs, on va les jouer à fond.

Le contexte du classement rend ce nul presque positif, non ? Vous restez sur le podium à 2 points du nouveau leader.

Oui, parce que d’autres résultats nous sont favorables. Les joueurs découvrent ce que c’est de jouer avec de tels enjeux. C’est formateur. Et puis, soyons honnêtes : le National 2, ce n’est pas pour nous aujourd’hui. Financièrement, on n’est pas prêts, et notre structure non plus. Le club et la ville ne sont pas encore armés pour ça. Il faut être lucide. Si, dans les années à venir, on peut évoluer plus haut, tant mieux. Mais pour l’instant, notre plafond de verre, c’est le National 3. Ces saisons servent à apprendre, à construire.

Il reste 2 matchs, vous restez donc concentrés sur la fin de saison ?

Exactement. On va continuer à se faire plaisir et à jouer notre jeu. L’idée, c’est de rester sur cette dynamique et de finir le plus haut possible.

Parlons des cartons rouges. Celui de Marque était limite, mais celui de Guira paraît sévère, non ?

Je crois qu’il y a eu un gros quiproquo avec le corps arbitral. Ils se sont un peu perdus sur l’action. Ils ont été influencés par la blessure à la tête, pensant qu’il y avait eu un coup volontaire. On verra sur la vidéo, mais pour moi, c’est une mauvaise interprétation. Ce sont des joueurs importants, et ces décisions pèsent lourd. Heureusement, la vidéo permettra de clarifier les choses.

Malgré tout, vous gardez une certaine lucidité. Quelle était l’ambiance dans le vestiaire ?

C’était un mélange de déception et de frustration. Le scénario du match est cruel, surtout après avoir mené largement. Si on avait gagné, on se serait retrouvés tout en haut du classement, et ça aurait peut-être posé d’autres problèmes (sourire). Mais au fond, je suis content. C’est un apprentissage. On va tirer les leçons de ce match. Il faut rester positif, parce que la saison reste belle. On a montré de belles choses, et ce groupe, même jeune, a du caractère. C’est ça, le plus important.



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