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cap sur la Fédérale 3 pour relancer l’histoire


Après des semaines d’incertitude et de spéculations, le verdict est tombé. Ce samedi, le maire de Tarbes, Pascal Claverie, a officialisé l’avenir du Stade Tarbes-Pyrénées Rugby : le club évoluera en Fédérale 3 la saison prochaine. Une décision définitive qui marque le début d’un nouveau chapitre après le dépôt de bilan et la fin de la structure professionnelle.

Aux côtés des trois coprésidents du Stado Tarbes-Pyrénées-Rugby, Dries Van Heerden, Fabrice Laffont et Philippe Mansieux, le maire a mis un terme aux nombreuses hypothèses qui circulaient ces dernières semaines. Entre une rétrogradation redoutée en Régionale 3 et un maintien espéré en Fédérale 1, c’est finalement la Fédérale 3 qui a été retenue. Le club, qui évoluait encore en Nationale 1 avant son dépôt de bilan, redémarrera donc à ce niveau, à l’image d’autres formations confrontées à des difficultés similaires. « Quoi qu’il en soit, je vous annonce que le Stado évoluera en Fédérale 3. C’est définitif », a déclaré Pascal Claverie.

Un soutien affirmé de la municipalité

Face à la situation financière du club, la ville entend jouer un rôle clé dans sa reconstruction. Le maire a annoncé une aide exceptionnelle de 125 000 euros, qui sera soumise au vote lors du prochain conseil municipal. Cette enveloppe vise à compenser des pertes qualifiées « d’accidentelles », notamment liées à un manque à gagner sur la saison écoulée et à des factures laissées impayées. « Il n’est pas question que le Stado s’arrête. La ville répondra présente pour que le club vive », a insisté l’élu. Au-delà de cette aide immédiate, la subvention annuelle sera revue à la baisse par rapport aux 300 000 euros alloués lorsque le club évoluait à un niveau supérieur. Elle sera désormais ajustée au budget d’un club de Fédérale 3, avec une attention particulière portée à la formation.

Une gestion passée pointée du doigt

Dans son intervention, Pascal Claverie n’a pas éludé les difficultés ayant conduit à cette situation. Il évoque une « gestion hasardeuse » ces dernières années et regrette l’absence d’interlocuteurs avant les élections municipales. Autre élément déterminant : l’absence d’appel dans les délais impartis après les décisions fédérales, ce qui a empêché le club d’espérer évoluer à un niveau supérieur. « Le président de la Fédération française de rugby, Florian Grill, m’a dit ce matin lors de notre rencontre : “Quel dommage de ne pas avoir fait appel dans les délais” », a-t-il rapporté, rappelant que Fédération française de rugby applique strictement ses règles.

Un modèle à reconstruire autour de la formation

La relance du club passera par un projet recentré sur la formation et l’ancrage territorial. La municipalité souhaite d’ailleurs renforcer ce volet, possiblement avec l’appui de l’agglomération. Mais à court terme, le centre de formation ne pourra pas être maintenu sous sa forme actuelle. « Aujourd’hui, on n’a rien à y mettre dedans pour la saison prochaine », a reconnu l’un des coprésidents. Une structure allégée, assimilable à un centre d’entraînement, devrait être mise en place, avec l’objectif de reconstruire un véritable centre dans les années à venir. Malgré tout, le club entend conserver ses catégories de jeunes à haut niveau, notamment chez les cadets et les Crabos.

Un effectif largement à rebâtir

Sur le plan sportif, l’incertitude demeure quant à la composition de l’équipe première. Les dirigeants ont déjà rencontré les joueurs, mais reconnaissent que peu d’entre eux devraient rester. « Il n’en restera pas beaucoup, ce qui est tout à fait normal », a indiqué un coprésident. Le club espère néanmoins s’appuyer sur son équipe espoirs et sur ses jeunes pour reconstruire progressivement un effectif compétitif.

Des partenaires attendus au rendez-vous

En complément du soutien de la mairie, plusieurs partenaires privés se sont manifestés avec l’intention d’accompagner le club dans un premier temps pour combler une partie des pertes de l’association, même si leurs noms n’ont pas été dévoilés. Le maire a appelé les entreprises locales à se mobiliser davantage pour soutenir le club emblématique de la ville.

Une nouvelle aventure dès septembre

Malgré les difficultés, le message se veut résolument tourné vers l’avenir. La saison prochaine marquera un nouveau départ pour le Stado, avec l’ambition de reconstruire sur des bases plus saines. « L’aventure du Stado recommence », a conclu Pascal Claverie, donnant rendez-vous aux supporters pour la saison prochaine. Un nouveau chapitre s’ouvre pour le rugby tarbais, entre reconstruction sportive, rigueur financière et espoir de retrouver, à terme, les niveaux supérieurs.

Un appel aux entreprises locales

Lors de son intervention, Pascal Claverie a également interpellé le tissu économique local sur son engagement auprès du club. Sans citer de noms, l’élu a évoqué une situation qu’il juge regrettable : certaines entreprises du territoire apporteraient leur soutien financier à Section paloise plutôt qu’au club tarbais. « Tout le monde peste de voir qu’il y a des Tarbais qui font du commercial pour la Section paloise, que des entreprises du territoire donnent des fonds à ce club », a-t-il déclaré. S’il précise ne rien avoir « contre la Section paloise », le maire insiste sur la nécessité d’un élan collectif pour sauver le Stado : « Pour sauver notre club, toutes les entreprises doivent se lier. » Un message clair adressé aux acteurs économiques locaux, appelés à se mobiliser dans cette phase de reconstruction.



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