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« Il est à qui le 1er-Mai ? Il est à nous… » 850 personnes défilent dans les rues de Tarbes à l’occasion du 1er-Mai


l’essentiel
Près de 850 personnes manifestent dans les rues de Tarbes, ce vendredi matin, à l’appel des syndicats à l’occasion du 1er-Mai. L’occasion pour les manifestants de saluer « le recul du gouvernement sur le projet de loi portant sur le travail du 1er-Mai ».

« Il est à qui le 1er-Mai ? Il est à nous… Il est à qui le 1e- Mai ? Il est à nous… » Près de 850 personnes ont manifesté, ce vendredi matin, dans les rues de Tarbes à l’appel des syndicats à l’occasion du 1er-Mai. Une mobilisation qui ne faiblit pas par rapport à l’an dernier dans un contexte où le débat sur le travail du 1er-Mai s’est enflammé. Les manifestants étaient 800 selon les forces de l’ordre, 850 selon la CGT.

« Cette année, le 1er-Mai revêt une importance toute particulière après une attaque lamentable du gouvernement accompagné en cela par la droite et l’extrême droite contre ce symbole de la lutte internationale des travailleurs. Notre mobilisation a permis une première vitoire ; le 1er-Mai est et restera férié et chômé » se réjouit Ahmad Asgari, secrétaire général de l’union locale de Tarbes et banlieue de la CGT, organisatrice du défilé.

La CGT était en tête de cortège dans les rues de Tarbes.
La CGT était en tête de cortège dans les rues de Tarbes.
DDM – Arnaud Paul

Le cortège, qui s’est formé à la Bourse du travail, a défilé pendant près de deux heures dans les rues de Tarbes vie la place du Marcadieu, le tour de la place Verdun avant un retour à la Bourse du travail.

Si les syndicats n’étaient pas réunis en intersyndicale, les organisations comme la CGT, la CFDT, l’UNSA, la FSU, Solidaires ont pris place dans le cortège.

« Je note que des personnes sont venues en famille, c’est important », note Julie Perriguey, secrétaire de l’union départementale CGT qui dénonce « un gouvernement qui fait de l’enfumage et qui a essayé d’ouvrir une brèche dans le droit du travail. Nous voulons que le 1er Mai reste un jour férié et chômé. »

« L’urgence est là… »

Ahmad Asgari et Julie Perriguey mettent en avant les revendications du syndicat CGT qui réclame « des mesures d’urgence contre la vie chère, l’indexation des salaires sur les prix, le blocage du prix des carburants, l’égalité salariale hommes/femmes… »

Le collectif du Droits des femmes était dans le défilé du 1er Mai.
Le collectif du Droits des femmes était dans le défilé du 1er Mai.
DDM – Arnaud Paul

Du côté de la CFDT, Gilles Verdier note « l’inquiétude ressentie parmi les gens. Inflation, prix des carburants… Les gens sont très inquiets. Ils sont en difficulté et ne savent pas quoi faire… L’urgence est là. »

Concernant le 1er Mai et le recul du gouvernement sur le travail ce jour-là, Gilles Verdier note que « le gouvernement est revenu en arrière, mais pour combien de temps ? L’objectif pour nous est que le 1er Mai reste un jour férié et chômé. Il faut que les travailleurs se mobilisent très très fort sur le sujet. »

À l’issue du défilé, les manifestants étaient invités à participer à un repas fraternel à la Bourse du travail et autour.



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