Actualités Hautes-Pyrénées, Actualités Tarbes

« Il y a en Bigorre, un territoire fantastique », Florian Grill impressionné par la qualité du rugby à l’occasion de sa venue dans les Hautes-Pyrénées


l’essentiel
Le président de la FFR était présent pour le match des VI Nations U21 féminin qui a attiré près de 4 000 spectateurs à Tarbes. Symbole d’un engouement croissant, il incarne aussi la transformation du sport et la nécessité d’investir dans la formation et les infrastructures. L’occasion, aussi, d’évoquer avec Florian Grill le rugby dans les Hautes-Pyrénées.

Président, au-delà du match et du score, c’est un pari qui est gagnant aujourd’hui lorsque l’on voit ces tribunes pleines ?

Oui, c’est cela. Je crois qu’il y a pas loin de 4 000 personnes, peut-être un peu plus. C’est l’esprit du rugby qui est là, et puis cela montre l’envie de voir du rugby féminin qui est juste incroyable. Je crois que les filles, et je leur ai dit hier soir (vendredi soir, NDLR), ne font pas simplement que jouer au rugby. Elles sont en train de transformer l’image de la femme dans la société, l’image du sport féminin, et tout le monde se rend compte que le rugby féminin a une place incroyable dans le rugby, qu’on a envie de le voir se développer. Mais, pour cela, il faut des vestiaires féminins, il faut plus de moyens et on s’attelle à les trouver pour le rugby féminin.

Vous étiez vendredi à Pouyastruc, ce matin à Maubourguet, là à Tarbes et demain à Argelès…

Oui, il y a ici, en Bigorre, un territoire fantastique, ça pue le rugby de partout. Après, il y a des difficultés qu’il faut surmonter. Moi, je dis toujours, je suis père d’une vigneronne, et la vigne, quand elle souffre, elle va chercher profond dans ses racines. Ici, les racines, il y a de quoi aller chercher des choses très belles, mais il faut retravailler par la base. La base, c’est la formation, ce sont les jeunes, c’est le féminin.

Une base que vous avez pu voir à Pouyastruc vendredi après-midi lors du tournoi du 1er mai ?

Oui, il y avait ce vendredi 1er mai une haie d’honneur avec 800 gamins, le repas offert par le club de Pouyastruc à la totalité des gamins qui étaient présents, 200 volontaires bénévoles qui étaient aussi de la fête. Ce samedi matin à Maubourguet, il y avait 47 bénévoles qui ont fait un repas pour 300 personnes pour les 115 ans du club. Le rugby que je veux défendre, c’est celui des villages et des villes moyennes, celui qui porte les valeurs et qu’on a besoin de défendre. Et puis, on a besoin de faire attention à ce que l’on fait, ne pas dépenser l’argent que l’on n’a pas et puis se développer, mais de manière saine.

Quand on voit des jeunes comme Fabien Brau-Boirie qui font leur place…

Oui, Fabien Brau-Boirie sort d’un lycée ici, je parlais avec le proviseur. C’est cette formation qu’il faut mettre en avant. C’est ce parcours qu’il faut pousser, qu’il faut valoriser, et ne pas faire des clubs champignons.



Lien source

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *