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Daher Industries : FO alerte sur un avenir industriel sous tension et craint pour l’emploi


Le syndicat FO Métaux dénonce une situation économique et sociale préoccupante au sein de Daher Industries. En ligne de mire : une stratégie industrielle jugée inefficace, des investissements contestés, un outil de production vieillissant et des inquiétudes croissantes pour les salariés, notamment à Tarbes et Montrichard.

Le ton est grave. Dans un communiqué, FO Métaux tire la sonnette d’alarme sur la situation de Daher Industries, branche industrielle du groupe Daher. Le syndicat estime que l’entreprise traverse une période critique, marquée par des résultats financiers dégradés et des incertitudes croissantes pour les salariés. Selon l’organisation syndicale, les difficultés actuelles ne relèvent pas d’un simple ralentissement conjoncturel. FO met directement en cause le plan stratégique du groupe, dont l’échéance est fixée à 2027, et qui « n’a pas encore porté ses fruits ». Une situation qui nourrit les inquiétudes autour de l’avenir industriel de plusieurs sites, notamment celui de Tarbes, dans les Hautes-Pyrénées, ainsi que celui de Montrichard, dans le Loir-et-Cher.

Une stratégie internationale contestée

FO pointe les conséquences d’une politique de développement international jugée décevante. Malgré un chiffre d’affaires proche des deux milliards d’euros, Daher Industries afficherait des résultats fortement déficitaires pour l’exercice 2025. Pour le syndicat, plusieurs choix stratégiques opérés ces dernières années expliqueraient cette situation : cessions de sites, investissements à l’étranger considérés comme coûteux et recours à des mesures exceptionnelles pour maintenir les équilibres financiers. FO évoque également les effets de la réorganisation industrielle menée l’an dernier, avec la création de six entités autonomes au sein du groupe. Cette transformation aurait eu, selon le syndicat, des conséquences importantes sur le plan industriel et social. « Derrière, ce sont plus de 1 900 salariés en CDI et 250 intérimaires qui envisagent l’avenir avec inquiétude », souligne FO.

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Tarbes et Montrichard particulièrement surveillés

Le syndicat insiste sur la situation de certains établissements, et notamment celui de Tarbes, où les inquiétudes seraient particulièrement fortes. L’actualité récente du site de Montrichard est également citée comme un motif de préoccupation supplémentaire. Dans un contexte où le secteur aéronautique continue globalement d’afficher une activité soutenue, FO estime que tous les acteurs ne bénéficient pas des mêmes perspectives. L’organisation syndicale évoque « des nuages de plus en plus nombreux » au-dessus de Daher Industries, alors qu’une nouvelle direction doit prendre les rênes du groupe à compter du 1er avril.

Un modèle industriel fragilisé

FO dénonce également les pressions exercées par les grands donneurs d’ordres du secteur aéronautique. Selon le syndicat, les constructeurs imposeraient ou recommanderaient des délocalisations vers des zones à bas coûts afin d’obtenir des gains de compétitivité ou des compensations industrielles. Une évolution qui participerait, selon l’organisation syndicale, à la fragilisation du modèle industriel national, alors même que la France affiche depuis plusieurs années des ambitions de réindustrialisation. Dans ce contexte, Daher Industries apparaîtrait aujourd’hui comme « la société la plus en difficulté du groupe », avec des résultats négatifs et une forte exposition économique.

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Un outil industriel jugé vieillissant

Autre point d’alerte soulevé par FO : l’état des moyens de production. Le syndicat décrit un outil industriel « vieillissant, voire obsolète », souffrant d’un manque d’investissements et d’une absence de continuité dans la stratégie industrielle. FO évoque également des difficultés rencontrées par plusieurs fournisseurs stratégiques, qui viendraient accentuer les tensions économiques pesant sur l’entreprise. Les métallos FO redoutent désormais que la branche industrielle du groupe, séparée des activités jugées plus rentables comme la logistique et les services, puisse à terme être « vendue à la découpe ».

Un climat social qui se dégrade

Sur le terrain social, le syndicat décrit une dégradation progressive du climat interne. FO évoque une multiplication des réorganisations, une rotation rapide des équipes de direction, une hausse des sanctions disciplinaires ainsi qu’un niveau d’accidentologie encore jugé trop élevé. Le syndicat souligne également le départ de salariés en contrats précaires et s’interroge sur la capacité de l’entreprise à préserver durablement les emplois. « Si les CDI restent pour l’heure épargnés, nous nous interrogeons sur la capacité de l’entreprise à préserver durablement l’emploi », affirme FO.

FO appelle à des investissements rapides

Face à cette situation, l’organisation syndicale appelle la direction du groupe ainsi que les pouvoirs publics à intervenir rapidement. FO réclame notamment des investissements dans la modernisation des moyens de production, qu’elle considère comme indispensables pour garantir l’avenir des emplois. Le syndicat estime que plus de 1 900 postes sont concernés, en particulier dans les Hautes-Pyrénées et dans le bassin de Montrichard. Dans son communiqué, FO conclut en rappelant les attentes des salariés d’un secteur qui demeure stratégique pour l’industrie française : préserver l’activité et garantir des perspectives durables dans les territoires industriels.

Daher Industries : FO tire la sonnette d’alarme sur l’avenir de l’outil industriel

Depuis la réorganisation industrielle de l’an dernier, Daher Industries traverse une mauvaise passe. Bien loin d’un effet conjoncturel, c’est le plan stratégique qui se termine en 2027 et qui pour l’instant n’a pas encore porté ses fruits, que met en cause l’organisation syndicale FO, qui s’inquiète des conséquences sur l’emploi dans les bassins géographiques concernés.

La stratégie de développement international de Daher ne semble pas avoir été à la hauteur des attentes du groupe et, surtout, n’aurait pas produit les effets escomptés. Malgré un chiffre d’affaires proche de 2 milliards d’euros, la rentabilité n’est toujours pas au rendez-vous. Pire, les résultats 2025 s’avèrent fortement déficitaires pour Daher industries. Pour notre organisation syndicale, l’explication est à rechercher dans les dernières années, marquées par plusieurs cessions de sites, des investissements jugés coûteux à l’étranger et une dépendance accrue à des mesures exceptionnelles pour maintenir les équilibres financiers. Sans oublier une réorganisation l’année dernière en six entités autonomes, qui a impacté socialement et industriellement l’ensemble du groupe Daher. L’organisation syndicale pointe les problématiques de Daher Industries, plus particulièrement l’établissement de Tarbes (Hautes Pyrénées) et l’actualité récente du site de Montrichard (Loir-et-Cher)

Derrière, ce sont plus de 1900 salariés CDI dont 250 intérimaires qui envisagent l’avenir avec inquiétude et que rien ne vient rassurer. 

Dans un climat de plus en plus morose, le secteur aéronautique semble bien le seul à ne pas connaître la crise. A condition de ne pas regarder de trop près un ciel où tout le monde n’a pas la même altitude de croisière. Chez l’équipementier Daher, les nuages semblent chaque jour plus nombreux à barrer l’horizon, et la nouvelle direction, qui s’installera à la tête du groupe au 1er avril, aura fort à faire. En cause : notamment les exigences croissantes des donneurs d’ordres, les constructeurs, en quête permanente de gains, de compensations industrielles ou de mécanismes d’offset, qui dégradent la situation économique et sociale de l’entreprise sur le territoire national. « Ces derniers imposent ou recommandent de délocaliser nos productions vers des zones low cost », se scandalise l’équipe syndicale FO, qui s’inquiète de la situation d’une entreprise touchée aussi par une fragilisation croissante du modèle industriel national, alors que la France affiche depuis plusieurs années une volonté de réindustrialisation qui peine à se concrétiser.

En effet, Daher Industries est aujourd’hui la société la plus en difficulté du groupe, la société la plus exposée, avec des résultats négatifs. L’outil industriel est jugé vieillissant, voir obsolète ne permettant qu’une maintenance insuffisante, handicapée par des investissements incomplets et un manque de continuité dans la stratégie industrielle.  S’ajoute à cela des difficultés chez plusieurs fournisseurs stratégiques impactant économiquement Daher Industries.

 Les métallos FO redoutent que, séparée des activités en bonne santé que sont la logistique et les services, la branche industrielle de Daher ne finisse par être tout simplement vendue à la découpe. C’est aussi sur le plan social que des répercussions, dénoncées par FO, sont de plus en plus visibles : rotation accélérée des directions, réorganisations répétées, explosion des sanctions disciplinaires, niveau d’accidentologie encore trop élevé, et départs de salariés en contrats précaires. « Si les CDI restent pour l’heure épargnés, nous nous interrogeons sur la capacité de l’entreprise à préserver durablement l’emploi », s’alarme le syndicat.

Face à ces signaux d’alerte, FO a « appelé la direction et les pouvoirs publics à agir rapidement et à investir dans la modernisation des moyens de production, condition indispensable selon le syndicat pour sécuriser l’avenir de plus de 1900 emplois, notamment dans les Hautes-Pyrénées et dans le bassin Montrichardais ». Dans un pays qui rêve d’un avenir industriel, les salariés, eux, ne demandent qu’une chose : pouvoir regarder le ciel sans crainte qu’il ne leur tombe sur la tête.



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