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la FDSEA 65 réclame des mesures concrètes et appelle les éleveurs à se mobiliser
Face à la multiplication des signalements sur les troupeaux, la FDSEA 65 poursuit sa mobilisation. Réunis en préfecture, représentants agricoles et services de l’État ont évoqué la mise en place d’un protocole d’effarouchement des vautours. En attendant des avancées concrètes, le syndicat appelle les éleveurs à documenter systématiquement les attaques et comportements suspects observés sur le terrain.
La pression monte autour de la question de la prédation des vautours dans les Hautes-Pyrénées. Alors que plusieurs éleveurs dénoncent depuis des mois des attaques sur des animaux vivants, une réunion s’est tenue hier en préfecture afin d’évoquer cette problématique jugée « grandissante » par la FDSEA 65. À l’issue des échanges, aucune mesure immédiate n’a été annoncée. Le préfet a toutefois assuré vouloir « faire avancer les choses », selon le syndicat agricole. Principal obstacle identifié à ce stade : le manque de dossiers suffisamment documentés concernant les attaques présumées sur des animaux vivants.
Un dossier suivi depuis plusieurs mois par la FDSEA 65
Depuis longtemps, la FDSEA 65 alerte les pouvoirs publics sur les conséquences de la présence accrue de vautours autour des troupeaux. Le syndicat indique avoir déjà sollicité, dans des courriers adressés les 8 août 2025 et 4 décembre 2025, la mise en place d’un arrêté autorisant l’effarouchement des oiseaux. Lors de la réunion en préfecture, le préfet aurait confirmé travailler désormais à l’élaboration d’un protocole d’effarouchement. Une piste attendue par les représentants agricoles, qui réclament des mesures de gestion plus concrètes face aux signalements remontés du terrain.
Les éleveurs appelés à signaler chaque situation suspecte
Dans ce contexte, la FDSEA 65 appelle l’ensemble des éleveurs à renforcer la remontée d’informations afin de constituer des dossiers exploitables par les autorités. Le syndicat demande ainsi aux exploitants de : photographier toute attaque ou suspicion d’attaque ; dater précisément les observations ; transmettre les éléments recueillis à la FDSEA 65 ainsi qu’aux Jeunes Agriculteurs. L’objectif affiché est de disposer d’un maximum de preuves et de témoignages afin d’appuyer les demandes formulées auprès de l’État.
Une application pour centraliser les signalements
La FDSEA 65 invite également les éleveurs à télécharger l’application développée par le réseau des Chambres d’agriculture. Cet outil doit permettre de simplifier les remontées d’informations et le signalement des situations observées sur le terrain. Pour le syndicat, cette collecte de données apparaît aujourd’hui comme un levier essentiel pour faire évoluer le dossier. « Plus nous aurons d’éléments concrets, plus nous pourrons défendre efficacement les éleveurs et faire évoluer la situation », souligne la FDSEA 65. Dans les Hautes-Pyrénées, le sujet reste particulièrement sensible dans les zones d’élevage, où plusieurs professionnels dénoncent une inquiétude croissante face à la présence répétée de vautours à proximité des troupeaux.
