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« Je vais revenir avec cinq litres d’essence » : il menace de « brûler » les locaux de France Travail, il est condamné par le tribunal de Tarbes
Des menaces violentes contre France Travail ont conduit un demandeur d’emploi devant le tribunal de Tarbes. Il a menacé d’incendier les bâtiments, excédé par un retard d’allocation, il a été condamné. Voilà tout ce qu’il faut savoir sur cette affaire de menaces.
Certes, trouver un emploi peut parfois être semé d’embûches… Au point de menacer de tout brûler chez France Travail ? Ce sont en tout cas ces propos excessifs qui ont mené le prévenu devant le tribunal de Tarbes. Christophe* est alors demandeur d’emploi en décembre 2024.
Il est au téléphone avec l’agence France Travail de Lourdes et semble se plaindre de ne pas avoir reçu son allocation. Et il monte le ton, jusqu’aux menaces : « Je vais revenir avec cinq litres d’essence, vous allez brûler, je vais venir chez vous (…) France Travail est mort. »
« Zéro argent pour Noël »
Il explique : « J’étais énervé de me trouver avec zéro argent pour Noël. » Selon lui, les agents « ricanaient » à l’autre bout du fil. Mais « entre dire et faire, ce sont deux choses différentes, je n’irais jamais cramer France Travail, on est bien d’accord. »
Il retourne même le lendemain à l’agence pour s’excuser : « Je n’ai pas été radié, ma conseillère m’a trouvé du boulot, on en a parlé, j’aurais dû raccrocher, je ne pensais pas ce que je disais. »
Déjà en prison pour stupéfiants, l’homme, qui a un casier judiciaire important, dit aujourd’hui vouloir arrêter « les conneries » et reprendre le travail.
140 heures de travail d’intérêt général
Dans ses réquisitions, la procureure a rappelé « les pressions auxquelles les agents des services publics peuvent être soumis, ce sont des menaces prises au sérieux. »
Elle a requis 140 heures de travail d’intérêt général à exécuter sous dix-huit mois pour « comprendre le sens du travail pour la collectivité et donner de son temps sans attendre en retour. »
Le tribunal a suivi les réquisitions, il a également condamné le prévenu à verser 400 euros de dommages et intérêts à France Travail, et 600 euros pour les frais de procédure et d’avocat.