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Suite à la fermeture provisoire de leur service, les soignants de l’hôpital de l’Ayguerote lancent une pétition : « L’avenir nous paraît bien sombre »


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Les soignants se mobilisent contre la fermeture temporaire du service de soins médicaux et de réadaptation à l’hôpital de l’Ayguerote, à Tarbes. Ils ont lancé une pétition et s’apprêtent à marcher le mercredi 10 juin pour protester contre la suspension annoncée des 20 lits restants. Les admissions sont d’ores et déjà terminées. Voici ce qu’il faut savoir.

À l’hôpital de l’Ayguerote à Tarbes, le service de soins médicaux et de réadaptation (SMR) tourne au ralenti depuis la fermeture provisoire. La direction de l’établissement a annoncé, le 28 mai, la « suspension temporaire » des vingt lits restants dans ce service, faute de médecins. Par conséquent, les admissions sont totalement interrompues jusqu’à nouvel ordre. Une situation que les soignants redoutaient depuis plusieurs mois. Les professionnels de santé se mobilisent pour tenter de sauver l’activité. De nouvelles affectations ont été proposées aux onze infirmiers et dix-sept aides-soignants de ce service à l’issue d’une réunion avec la direction. « On se retrouve face à une liste avec des vœux à formuler et une date limite, c’est-à-dire le 9 juin. Les propositions ne font pas partie de nos projets professionnels », explique, le cœur lourd, une soignante du service qui préfère rester anonyme.

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Des places en Ehpad à Lourdes et Vic-en-Bigorre leur ont été soumises. « Travailler en Ehpad ne correspond pas forcément à nos aspirations. Par ailleurs, ce n’est pas forcément à proximité et nous avons tous des contraintes, qu’elles soient géographiques ou familiales », note encore la professionnelle de santé. À ce jour, quinze patients occupent encore les places restantes dans le service SMR. Mais à partir du 19 juin, date jusqu’à laquelle la présence médicale est assurée, il ne restera plus aucun lit ouvert. « On renvoie à domicile petit à petit, on aimerait pouvoir s’appuyer sur un assistant social supplémentaire pour faire face à cette situation exceptionnelle », indique le membre du service. Les patients, eux, sont réorientés sur Lourdes et Bagnères-de-Bigorre en fonction de la pathologie et des places disponibles. 

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Des banderoles pour contester

Ce mercredi 3 juin, la journée métier organisée dans l’enceinte de cet hôpital de proximité a ravivé les inquiétudes des soignants. « Nous avons déposé des banderoles sur les fenêtres de notre service pour manifester notre mécontentement. Nous avons été avisés de cette journée au dernier moment, c’était assez paradoxal. Surtout pendant qu’un service se meurt, à l’étage », regrette-t-elle. Seule « une situation compliquée » a été brièvement évoquée lors des nombreuses prises de discours à l’occasion de la journée portes ouvertes sur le site. « Ce jour-là, on était tous regroupés à l’étage, mais personne n’est venu nous voir », déplore encore la soignante. « Aînés en danger » alerte le message déployé depuis le 2e étage.

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Alors, les soignants qui ont adressé une lettre ouverte aux élus ainsi qu’au ministre de la Santé, sont allés à la rencontre du député Denis Fégné ainsi que du maire de Tarbes. L’équipe a également lancé une pétition. Enfin, mercredi 10 juin, une marche de mobilisation est prévue à partir de 16 heures avec un départ depuis la préfecture. « L’avenir nous paraît bien sombre. Notre grosse crainte est que le recrutement de deux médecins pour notre service soit finalement abandonné », confie encore la professionnelle de santé. De son côté, Christian Dublé, le directeur, assure que cette situation n’est que « transitoire » :  » On ne sait pas combien de temps va prendre le recrutement, mais on va trouver des solutions. Le principal, c’est que les conditions de prise en charge soient sécurisées pour les patients », argumente-t-il.



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