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Devant les élus des Hautes-Pyrénées, Françoise Gatel, la ministre déléguée à l’Aménagement du territoire, annonce avoir simplifié cent soixante normes administratives


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Ce jeudi, opération remotivation pour les élus des Hautes-Pyrénées. À l’occasion du salon des communes et des intercommunalités, Françoise Gatel, la ministre déléguée à l’Aménagement du territoire, est venue présenter ses mesures de simplification administrative. Une occasion d’évoquer aussi la loi qu’elle vient de porter sur le nouveau statut de l’élu local. Et une mission : revaloriser la fonction. 
 

Dans un contexte de crise des vocations, Françoise Gatel s’est donné comme mission de remotiver les troupes.  » Je ne suis pas angélique, mais il faut avoir un discours positif « , nous confie celle qui est venue prêcher la bonne parole. Devant un parterre d’élus, la ministre déléguée à l’Aménagement du territoire a décliné son chapelet de mesures pour faciliter la vie des élus et les encourager à poursuivre leurs mandats. Réunis pour le traditionnel rassemblement des maires du département, au parc des expositions de Tarbes, les édiles ont écouté attentivement la prise de parole de la ministre en déplacement ce jeudi dans les Hautes-Pyrénées.

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ZAN : « une idée vertueuse mais… »

Interrogée sur plusieurs sujets, elle a répondu point par point à ses interlocuteurs, notes en main. À Michel Pélieu d’abord, le président du département, qui l’a interpellée sur la loi Zéro artificialisation nette.  » C’est l’exemple même d’une idée vertueuse, mais cela ne peut pas être la même chose pour tout le monde sans pour autant opposer la ville à la campagne « , a-t-elle commencé par expliquer.

À Pascal Claverie ensuite, le maire de Tarbes, qui a évoqué  » l’enclavement  » de certains territoires comme les Hautes-Pyrénées et la difficulté de  » naviguer entre les différents niveaux de l’État pour mener à bien ses projets « .  » Nos modes de vie ont changé. À 20 minutes de chez soi, on trouve désormais une maison France services pour accomplir ses démarches. Mais vous avez raison, la simplification administrative, nous vous le devons « , a-t-elle concédé. Et nous y voilà.

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Elle a elle-même été maire pendant seize ans

La ministre porte un projet de simplification des démarches et, ce jeudi, elle veut convaincre les édiles du bien-fondé de ces mesures.  » Nous avons engagé, depuis plusieurs mois, une chasse à la norme. Grâce à un travail très important, nous avons déjà simplifié 160 normes administratives « , assure-t-elle à la tribune. Parmi ces mesures : la fin de l’obligation de vidange des piscines, le relèvement des seuils de la commande publique, la loi de simplification du droit de l’urbanisme (Huwart)…

 » J’ai bien conscience que, pour un projet, un élu fait face à quatre ou cinq services de l’État, ce qui lui provoque une véritable migraine. Nous allons proposer, dans chaque préfecture, un représentant comme un chef d’orchestre qui aura pour mission de simplifier la vie des élus. En complément, nous confierons aux préfets un pouvoir d’adaptation aux normes en vigueur « , précise-t-elle encore.

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Mais comment convaincre des maires qui croient de moins en moins à la fonction ?  » Grâce à la loi de création d’un statut d’élu local adoptée en décembre dernier, nous avons pu revaloriser les indemnités des maires des petites communes, créer un réseau de solidarité et nous permettons désormais la validation des acquis « , explique-t-elle. Elle veut aussi dire  » l’expérience formidable d’être maire et sécuriser l’envie d’y aller « . Une expérience de maire qu’elle a elle-même connue à Châteaugiron, en Bretagne, pendant seize ans. La preuve par l’exemple. 



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