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Concert du rappeur Heuss l’Enfoiré : cette discothèque de Tarbes déclenche encore la colère du collectif Droit des femmes 65


l’essentiel
Après le concert de Naps le 15 mai dernier, la discothèque Le RG Room, à Tarbes dans les Hautes-Pyrénées, programme le rappeur Heuss l’Enfoiré, accusé de violences en 2022. Le collectif Droits des femmes 65 alerte sur ce concert prévu le 12 juin et invite le programmateur « à s’interroger sur la persistance de ses choix ».  Voici ce qu’il faut savoir sur cette nouvelle polémique.

Après la venue du chanteur Naps, condamné en première instance à sept ans de prison pour viol, au RG Room, voilà qu’un nouvel artiste déclenche la colère des militants tarbais. Cette fois-ci, la discothèque programme Heuss l’Enfoiré, le 12 juin, un rappeur dans le même registre : il a été accusé de violences conjugales.

D’après Le Point, l’ex-compagne du rappeur a porté plainte en janvier 2022 pour des violences, notamment pour des coups et des gifles. Le parquet avait classé les faits sans suite. 

 

 » Le dénommé Heuss l’Enfoiré a été placé en garde à vue en 2022 pour coups et blessures et diffusion d’une photo intime sur ses réseaux sociaux sans le consentement de sa compagne. Si ces faits ont été classés sans suite, nous continuons à nous interroger sur les choix de programmation du RG Room « , alerte dans un communiqué le collectif Droits des femmes 65. Déjà, ses membres avaient manifesté, le 15 juin dernier, devant la discothèque concernée avant la venue de Naps. 

 » Un espace artistique respectueux « 

 » Le collectif Droits des femmes 65 avait appelé à manifester contre la venue de Naps après s’être adressé vainement au gérant du RG Room pour l’alerter sur ses responsabilités de programmateur. Par la persistance de ses choix de programmation, quel message envoie-t-il au public, aux jeunes, aux femmes victimes de violence ? « , s’interroge le collectif qui invite le gérant à participer  » à la construction d’un espace artistique respectueux, sain et inclusif « . 

Les militants ont également fait parvenir leurs craintes à Pascal Claverie, maire de Tarbes, et à Jean Salomon, préfet des Hautes-Pyrénées.

Dans un courrier adressé au collectif, Ludovic Basso, le gérant de l’établissement, avait maintenu la venue de Naps, arguant que  « l’État de droit impose le principe selon lequel la présomption d’innocence s’applique à l’individu confronté à la justice pénale tant que les poursuites ne sont pas achevées, y compris après une condamnation, tant que celle-ci n’est pas définitive « . Il précisait par ailleurs  que  » nos activités sont strictement musicales et n’ont aucune vocation à soutenir personnellement les artistes qui se produisent au sein de notre établissement. Nous souhaitons exclure toute confusion à ce titre. Nous poursuivrons notre finalité musicale avec la diversité des artistes qui se produisent au sein de notre établissement « . 



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