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Pierre Brau-Nogué riposte « jusqu’à présent, nous étions bien seuls sur ce sujet »


Après les critiques formulées par les sections locales du PS et du PCF concernant la fermeture d’une classe à Jules-Ferry, Pierre Brau-Nogué contre-attaque. Dans un communiqué, le conseiller départemental dénonce des réactions « tardives » et rappelle les enjeux de la carte scolaire pour les écoles de montagne.

Les récentes prises de position dans la presse de la section locale du Parti Socialiste (PS) et du Parti Communiste Français (PCF) concernant la fermeture d’une classe à l’école Jules-Ferry à la rentrée ont suscité la réaction de Pierre Brau-Nogué, conseiller départemental du canton de la Haute-Bigorre.

Dans un communiqué, l’élu s’étonne tout d’abord du calendrier de ces interventions. « Il est surprenant de voir apparaître en juin des communiqués de presse sur la fermeture des postes d’enseignants dans le département, alors même que jusqu’à ce jour, aucun élu de l’opposition bagnéraise n’a posé la moindre question sur ce sujet pourtant sensible des fermetures de classes sur la commune ». Plus particulièrement, Pierre Brau-Nogué répond aux critiques formulées par l’ancien adjoint à la culture de Bagnères-de-Bigorre, Eric Dupuy. « Il est encore plus surprenant de voir celui qui représentait les maires au CDEN affirmer aujourd’hui un manque d’action des élus siégeant dans cette instance », souligne-t-il.

Le conseiller départemental rappelle que « les effectifs de rentrée scolaire sont travaillés de novembre à février, soit avec le président de l’intercommunalité lorsque la compétence scolaire est transférée, soit avec les maires des communes. Ainsi, sur Bagnères, c’est avec cet adjoint que les effectifs ont été travaillés pour la rentrée 2026-2027 », précise-t-il.

Sauver une classe à Jules-Ferry revient à fermer une classe de montagne

Membre du Conseil départemental de l’Éducation nationale (CDEN), au titre du conseil départemental, Pierre Brau-Nogué a du se prononcer sur la carte scolaire, à laquelle il s’est opposé la jugeant défavorable aux territoires de montagne. « Le CDEN initialement prévu en mars a été reporté en avril, imposant aux élus de se prononcer sur une carte scolaire qui n’avait pas été travaillée avec les nouveaux conseils municipaux. À ce titre, je n’ai pas validé cette carte scolaire, comme l’ensemble des conseillers départementaux (à l’exception du seul représentant d’une communauté de communes détenant la compétence scolaire). » L’élu explique avoir fondé son opposition sur deux motifs principaux. « La première raison concerne la prise en compte insuffisante des dispositifs bilingues, que je défends depuis plusieurs années comme un levier de qualité pédagogique. La seconde relève du principe d’équité territoriale en montagne. Sauver une classe à Jules-Ferry revenait à fermer une classe de montagne. Le choix n’était pas simple. »

« Cette carte scolaire, nous la subissons »

Il rappelle que la carte scolaire est élaborée par la Direction académique, en concertation avec les présidents de communautés de communes ou les maires des communes. « Les fermetures de classes se justifient par la baisse des effectifs, mais pas seulement », soutient Pierre Brau-Nogué. Selon lui, les choix de l’Éducation nationale s’inscrivent dans une logique de rationalisation des effectifs. « On nous dit que la qualité pédagogique est meilleure avec davantage d’élèves. Ainsi, l’objectif de l’Éducation nationale est d’aller vers des regroupements pédagogiques intercommunaux ou de renforcer les classes dans les villes, notamment dans certains quartiers jugés prioritaires. »

Il estime qu’une meilleure concertation est nécessaire. « Aujourd’hui, cette carte scolaire, nous la subissons. Il faudrait davantage de travail en amont, avec au moins deux réunions annuelles permettant d’établir un état des lieux et de construire une organisation partagée. »

Opposition au transfert de la compétence scolaire

Par ailleurs, le conseiller départemental réaffirme son opposition au transfert de la compétence scolaire vers l’intercommunalité. « Si la position de Bagnères pouvait apparaître ambiguë avant les élections municipales, celle de l’équipe actuelle ne laisse place à aucun doute. Nous rejetons ce transfert en raison des particularités de notre territoire : éloignement des communes, temps de trajet importants et nécessité de maintenir les écoles au plus près des habitants de la Haute-Bigorre. »

« Nous prenons acte de l’intérêt, certes un peu tardif, que suscite aujourd’hui cette fermeture de classe et plus largement les conséquences des fermetures successives sur la communauté de communes et sur le département. Jusqu’à ce jour, l’équipe municipale et les élus départementaux étaient bien seuls à s’être emparés de ce sujet », conclut-t-il.



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