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À 67 ans, Gérard Zapata frappe encore fort : le karatéka d’Aureilhan décroche le titre de vice-champion de France et fait rêver ses élèves
Le karaté aureilhanais brille grâce à Gérard Zapata, vice-champion de France vétéran 4 à Béziers. Entre médailles et transmission, ce passionné forme déjà la relève au Shuzentaï Karaté d’Aureilhan.
Dans le monde du karaté local et bien au-delà, Gérard Zapata est un personnage, un combattant incontournable. Pas que, puisqu’il participe, aidé de sa sœur Amélie, aux entraînements des jeunes, des adolescents et des seniors avec son club, le Shuzentaï Karaté d’Aureilhan, dans la salle de la Maison du Temps libre.
Titré sur diverses compétitions régionales, nationales et mondiales officielles, voilà que Gérard Zapata s’en est revenu, le week-end passé, de Béziers, avec le titre de vice-champion de France de karaté, catégorie vétéran 4. Une performance en soi puisque le vainqueur, le champion de France, vient tout droit de la région parisienne où les adeptes de cette discipline sont plus nombreux et plus compétitifs en vétérans.
Mercredi passé, lors d’un entraînement à la Maison du Temps libre, Gérard a tenu à présenter aux jeunes karatékas aureilhanais, émerveillés, ses médailles obtenues à la force d’une assiduité et d’une longévité hors norme.
L’occasion nous a été donnée d’interroger notre champion sur son savoir-faire dans sa discipline.
En catégorie vétérans, les compétiteurs ne sont pas nombreux, pourquoi ?
Les anciens karatékas se consacrent plutôt à la formation, au coaching et à l’arbitrage sur diverses compétitions et entraînements qui structurent les clubs, une bonne chose, c’est vrai. De ce fait, ils ont quitté le kimono pour instruire, c’est un choix qui peut se comprendre.
Ce titre de vice-champion de France, comment le ressentez-vous ?
C’est un honneur de plus pour mon club et pour ma conviction à continuer à participer à des challenges comme celui-là. Six médailles mondiales et nationales, mon association est la plus titrée du département. Mais au-delà de cette réussite sportive, il me plaît d’enseigner aux jeunes et aux moins jeunes pour assurer le relais d’une carrière de karatéka qui est loin d’être terminée.
Les jeunes sont-ils conscients de vos exploits ?
Dans tous les cas, quand j’ai emmené mes médailles avant les entraînements des jeunes mercredi, tous avaient les yeux écarquillés et admiratifs. C’est à cela que je veux les emmener, les propulser vers des titres de champions.