Actualités Hautes-Pyrénées, Actualités Tarbes

Il violente et blesse son ex-compagne avec une plaque à croque-monsieur, il est condamné par le tribunal de Tarbes


l’essentiel
Violences conjugales à Tarbes : une femme a été agressée au visage par son ex-compagnon début mai. Malgré ses dénégations, l’homme au casier chargé a été condamné par le tribunal. On vous raconte le récit de cette soirée dramatique.

Le 6 mai dernier, le commissariat de Tarbes reçoit l’appel d’une femme affirmant qu’elle a été agressée par son ex-conjoint. Les gendarmes la retrouvent au bas de son appartement, en sang, avec une blessure au visage.

À lire aussi :
Violences conjugales : Il la frappe avec une plaque de croque-monsieur

Lors de sa déposition, elle déroule : « Il est venu chez moi, a bu de la bière et de la vodka (…) Il a attrapé la plaque pour croque-monsieur et m’a frappée au visage avec. » Il lui aurait ainsi reproché une précédente incarcération du prévenu, déjà à cause de violences dont elle affirme avoir été victime. Il serait aussi parti avec de l’argent et un téléphone appartenant à la victime. 

La police part alors à la recherche du prévenu dans les rues de Tarbes et l’identifie grâce à la description des vêtements donnée par la victime. « Ils constatent que vous êtes en état d’ivresse », explique le tribunal.  

Il nie les violences

À la barre, le prévenu nie pourtant toute violence, tentant même de citer le code pénal : « Il faut des preuves pour condamner ! C’est un acharnement judiciaire, une ineptie. » Il explique ainsi avoir été sur Tarbes ce jour-là, alors qu’il réside à Lourdes, « car j’avais rendez-vous. » Il affirme être resté avec des amis tout l’après-midi. 

Une position partagée par son avocate, qui pointe une « enquête uniquement à charge. (…) Monsieur était déjà coupable lors de son interpellation, et c’était le coupable idéal. Il indique dans son audition qu’il se trouvait avec des personnes qui peuvent témoigner en sa faveur, qui n’ont pas été entendues. Même les caméras de vidéosurveillance n’ont pas été exploitées. » Citant aussi le retrait de la plainte de la victime, elle émet ainsi de « sérieux doutes quant à sa culpabilité, ce qui doit lui profiter. » 

Condamné à de la prison

Une version qui n’a pas convaincu le procureur. Il a ainsi rappelé « les blessures médicalement constatées » et les faits relatés par la victime. Surtout, il revient sur le lourd casier judiciaire du prévenu. Quatorze mentions pour violences, stupéfiants, délits de fuite, parfois pour des faits particulièrement graves… Il est en état de récidive légale pour les faits qui lui sont reprochés aujourd’hui. « Quand on a autant de condamnations pour violences, c’est que cette violence fait partie intégrante de la personnalité. » Le procureur a requis deux ans de prison. 

Le tribunal a finalement condamné le prévenu à dix-huit mois de prison, avec révocation du sursis probatoire à hauteur de deux mois. Il interdit également au prévenu de détenir ou porter une arme pendant cinq ans et d’entrer en contact avec la victime pendant cinq ans. 



Lien source

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *