Actualités Hautes-Pyrénées
Aureilhan. Turbulences au conseil municipal
Suite au conseil municipal du lundi 8 juin qui s’est tenu en mairie, Mme Faveron, conseillère municipale du groupe d’opposition « Bien vivre ensemble à Aureilhan », nous prie d’insérer un communiqué de presse :
« Le maire refuse l’intégration de l’opposition dans les commissions et justifie sa décision par les procédures judiciaires en cours. Lors de la séance du Conseil Municipal d’Aureilhan du lundi 8 juin 2026, un fait inédit et d’une extrême gravité démocratique s’est produit. Alors que le groupe d’opposition sans étiquette « Bien vivre ensemble à Aureilhan » demandait officiellement, de manière constructive et par ordre de priorité, l’intégration de ses 6 élus au sein de la Commission Communale des Impôts Directs (CCID) et de la commission d’indemnisation amiable des commerces de la rue Jules Guesde, Monsieur le maire, M. Emmanuel Alonso, a opposé un refus catégorique et définitif.
Une justification qui s’apparente à une tentative d’intimidation. Plus grave encore que le refus lui-même, ce sont les motifs invoqués par le premier magistrat de la commune. Monsieur le maire a clairement et publiquement affirmé qu’il refusait toute intégration des élus de l’opposition au motif qu’il fait actuellement l’objet de deux procédures juridiques : l’une devant le Tribunal Administratif (visant l’annulation des élections) et l’autre auprès du Procureur de la République pour agression, portées par la cheffe de file de l’opposition, Virginie Faveron, conseillère municipale et communautaire. Le maire a déclaré « en être sincèrement désolé pour les colistiers » mais a affirmé qu’il ne changerait pas d’avis le temps de l’instruction de ces procédures.
La réaction de Virginie Faveron et des élus de « Bien vivre ensemble à Aureilhan » :
Une prise en otage de la démocratie locale : « Le maire confond l’institution républicaine qu’est le Conseil Municipal avec ses affaires personnelles et judiciaires.
En bloquant l’accès de nos 6 élus aux commissions de travail, il pénalise sciemment et punit collectivement les électeurs d’Aureilhan qui ne sont plus représentés. Pour rappel, ce groupe a fait 43 % contre 57 % pour la majorité sortante. C’est un déni de démocratie flagrant. » Une tentative d’intimidation inacceptable : « Utiliser son pouvoir de maire pour exclure l’opposition des instances de travail, sous prétexte qu’une plainte pénale pour agression est déposée contre lui, est une tentative d’intimidation manifeste. C’est une pression inacceptable pour m’inciter à retirer ma plainte. Le mandat municipal ne donne pas un droit de justice privée ni un droit de vengeance administrative. »
Un climat délétère
En marge de ce refus sur le fond, l’élue d’opposition a également dû rappeler à l’ordre le maire en fin de séance sur le respect de la fonction d’élue de la République, dénonçant un traitement différencié et sexiste (salutations familières par le prénom pour elle, contre marques de respect officielles pour ses colistiers hommes).
Le groupe d’opposition réaffirme sa détermination totale à siéger, à travailler pour les administrés d’Aureilhan, et à ne céder à aucune pression, dans l’attente du verdict du Tribunal Administratif attendu sous deux semaines et de la plainte auprès de Madame la Procureure de la République ».