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Elections municipales annulées : Delphine Girardeau sort de son silence


Après plusieurs semaines de réserve, Delphine Girardeau, tête de liste d’« Ensemble pour une vallée campanoise heureuse », prend publiquement la parole. Dans un communiqué, elle revient sur la situation politique à Campan, les suites des élections municipales, les observations de la Chambre régionale des comptes et les enjeux financiers auxquels la commune est confrontée.

Jusqu’à présent, Delphine Girardeau indique avoir choisi de ne pas commenter les événements touchant la commune de Campan. Dans un communiqué diffusé ce vendredi 26 juin, elle explique avoir souhaité attendre de disposer « d’un recul suffisant et d’une vision globale de la situation » avant de s’exprimer. Elle rappelle qu’elle n’est « pas une femme politique », mais une mère de trois enfants et psychothérapeute, exerçant au sein de deux cabinets situés à Tarbes et à Campan. Elle affirme que son activité professionnelle lui permet de mesurer chaque jour les besoins d’écoute, d’accompagnement et de lien social dans la vallée, une réalité qui, selon elle, l’a conduite à s’engager dans la vie municipale au sein de la liste « Ensemble pour une vallée campanoise heureuse ».

Les suites de la décision de justice

Dans son communiqué, Delphine Girardeau évoque la décision rendue par la justice concernant les élections municipales. Elle rappelle que chacun est libre d’exercer les recours prévus par la loi, tout en s’interrogeant, à titre personnel, sur le choix de faire appel de cette décision. Selon elle, cette démarche risque de prolonger une période d’incertitude pour la commune alors que plusieurs dossiers importants restent à traiter.

Le rapport de la Chambre régionale des comptes au cœur de ses préoccupations

Une large partie de son intervention est consacrée au rapport de la Chambre régionale des comptes publié en juin 2026. Delphine Girardeau souligne les constats formulés concernant le réseau d’eau communal. Selon les éléments qu’elle cite, près de 70 % de l’eau prélevée serait perdue en raison de fuites. La remise en état du réseau nécessiterait environ 5,7 millions d’euros d’investissements, auxquels s’ajouteraient plus de 260 000 euros de travaux chaque année. Elle rappelle également que plusieurs autres projets d’envergure sont engagés ou envisagés par la commune, notamment le regroupement des écoles, évalué à 5,5 millions d’euros, la revitalisation des centres-bourgs pour un montant estimé à 2 millions d’euros, ainsi que la Maison du Pyrénéisme et plusieurs projets touristiques. Selon elle, la Chambre régionale des comptes estime que la commune ne pourra pas financer simultanément l’ensemble de ces opérations et appelle à une hiérarchisation des investissements.

Des interrogations sur la gestion financière

Le communiqué revient également sur les dépenses de personnel de la commune. Delphine Girardeau reprend les chiffres figurant dans le rapport de la Chambre régionale des comptes, selon lesquels ces dépenses représenteraient 53 % des charges de gestion, contre 40 % dans les communes comparables. Elle indique également que ces dépenses atteindraient 900 euros par habitant, contre 444 euros dans les collectivités de même strate. Elle évoque par ailleurs les observations de la Chambre concernant des irrégularités liées à certaines heures supplémentaires. Autre point soulevé : la demande de 2 000 euros de frais adressée à Roland Garcia, présenté comme un citoyen ayant exercé un recours prévu par la loi. « Chacun pourra se faire son opinion », écrit-elle.

Une priorité affichée : l’eau et les infrastructures

Dans son communiqué, Delphine Girardeau affirme que le programme porté par son équipe reposait sur un projet qu’elle qualifie de « concret » et « réaliste ». Elle explique que la question de l’eau y occupait une place centrale, estimant que la préservation des ressources, l’entretien des infrastructures existantes et la pérennité des finances communales doivent constituer les premières priorités avant le lancement de nouveaux projets.

Un appel à la sérénité

En conclusion, Delphine Girardeau affirme ne ressentir « ni colère ni rancœur ». Elle souhaite que « la démocratie suive son cours » et que la commune puisse désormais se concentrer sur ce qu’elle considère comme les priorités de Campan : la gestion de l’eau, les finances communales et l’avenir de la vallée. Elle assure que son équipe se dit prête à relever ces défis « avec sérieux, transparence et un travail collectif », notamment en associant les acteurs du tissu associatif local. Le communiqué se conclut par un appel en faveur de « la clarté, du respect et d’une équipe pleinement mobilisée au service de la commune ».

Prendre la parole, simplement

« Jusqu’à présent, je me suis volontairement abstenue de commenter les événements qui touchent notre commune. Avec un recul suffisant et une vision globale de la situation, je souhaite a présent m’exprimer. Je ne suis pas une femme politique. Je suis avant tout une maman de trois enfants, profondément attachée à notre vallée et aux personnes extraordinaires que j’ai eu la chance d’y rencontrer.

J’ai aujourd’hui deux cabinets de psychothérapie sur Tarbes et Campan. Chaque jour, je mesure combien les besoins d’écoute, d’accompagnement et de lien humain sont importants dans notre vallée. C’est cette dimension profondément humaine qui m’a donné envie de m’engager pour notre commune et de rejoindre « Ensemble pour une vallée campanoise heureuse »

La justice a rendu une décision concernant les élections municipales. Chacun est libre d’exercer les voies de recours prévues par la loi, et cela doit être respecté. Mais, à titre personnel, je m’interroge sur le choix de faire appel alors qu’une décision de justice a été rendue et que cette procédure risque de prolonger encore une période d’incertitude pour notre commune, alors même que de nombreux défis nous attendent.

Le rapport de la Chambre régionale des comptes, rendu en juin 2026, est un véritable signal d’alerte. Il met en évidence un réseau d’eau dans un état critique : près de 70 % de l’eau prélevée est perdue dans les fuites. La remise à niveau du réseau nécessiterait environ 5,7 millions d’euros d’investissements, auxquels s’ajoutent plus de 260 000 euros de travaux chaque année.

Dans le même temps, la commune porte d’autres projets importants : le regroupement des écoles, estimé à 5,5 millions d’euros, la revitalisation des centres-bourgs pour environ 2 millions d’euros, ainsi que la Maison du Pyrénéisme et d’autres projets touristiques.

La Chambre régionale des comptes est claire : la commune ne pourra pas financer l’ensemble de ces projets en même temps et appelle à une véritable priorisation des investissements.

Elle souligne également une forte hausse des dépenses de personnel. Celles-ci représentent aujourd’hui 53 % des charges de gestion de la commune, contre 40 % dans les communes comparables, soit 900 € par habitant contre 444 € ailleurs. Elle relève également des irrégularités concernant certaines heures supplémentaires.

Je m’interroge enfin sur le fait que 2 000 euros de frais aient été demandés à Roland Garcia, simple citoyen ayant exercé un recours reconnu par la loi. Chacun pourra se faire son opinion.

Si les habitants de la vallée ont la curiosité de relire notre projet, ils constateront qu’il n’avait rien de démesuré. Nous avions fait le choix d’un projet concret, réaliste et ancré dans les besoins du quotidien. La question de l’eau y occupait une place essentielle, car nous sommes convaincus qu’avant de lancer de nouveaux projets, il faut d’abord préserver nos ressources, entretenir nos infrastructures et assurer un avenir durable à notre commune.

Je n’éprouve ni colère ni rancœur. Je souhaite simplement que la démocratie suive son cours, que les habitants soient respectés et que nous puissions enfin nous concentrer sur les véritables priorités de Campan : l’eau, la bonne gestion des finances communales et l’avenir de notre vallée.

Notre équipe, et moi-même, avons les épaules suffisamment solides pour relever ces défis. Nous savons que la tâche sera exigeante, mais nous sommes convaincus qu’avec du sérieux, de la transparence et un travail collectif, entre autre avec les associations,  nous pouvons construire un avenir serein et durable pour Campan.

Les Campanoises et les Campanois méritent de la clarté, du respect et une équipe pleinement mobilisée au service de leur commune. »

Delphine Girardeau, Tête de liste Ensemble pour une vallée campanoise heureuse.



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