Actualités Hautes-Pyrénées, Actualités Tarbes

À Tarbes, près de 1 000 nageurs passés « maîtres » de la performance pour les championnats de France Masters


l’essentiel
Les championnats de France Masters de natation transforment la piscine olympique de Tarbes en véritable creuset de performances. Près de mille nageurs y ont battu de nombreux records de France et d’Europe, confirmant la vitalité de la natation française.

Depuis jeudi dernier et jusqu’à dimanche, la piscine Paul-Boyrie de Tarbes est placée au cœur de la natation française puisque plusieurs centaines de nageurs et nageuses y ont convergé pour disputer les championnats de France Masters, pour une première dans le Sud-Ouest.

Les records tombent dans un bassin olympique tarbais « propice à la performance » 

Pour une fois, le bassin olympique tarbais semble sous-dimensionné afin d’absorber les 427 nageuses et 538 nageurs, issus de 260 structures, qui tentent chacun de monter sur l’un des innombrables podiums : « C’est énorme. Au total, il y a près d’un millier d’engagés de toute la France, sans oublier les DOM-TOM, la Martinique ou la Guyane. Il faut savoir qu’on a quatorze catégories. Ça part de la première catégorie qui est de 25 à 29 ans et ça monte jusqu’à la dernière catégorie qui est 86-90 ans. Et quand ça sort des plots de départ, je peux vous dire que ça nage très fort », confie Guillaume Muzet, directeur technique du club tarbais.

Tellement que dans le bassin tarbais, les records tombent les uns après les autres avec pas moins de trois records d’Europe battus rien que dans la matinée de samedi : « Les Maîtres (les participants aux Masters, NDLR) sont des compétiteurs chevronnés et pour tous les clubs, ces championnats de France sont leur rendez-vous annuel. Tous viennent pour ramener des titres à la maison et battre des records. À Tarbes, nous avons un bassin qui est vraiment propice à tout ce qui est performance. Et puis, l’endroit est idéal aussi, grâce à ses bassins extérieurs et aux moyens que le TNC met dans l’organisation pour que tout se passe au mieux », explique le Tarbais.

 

Guillaume Muzet (TNC) et Philippe Maillaut (FFN) heureux du bon déroulement des Masters à Tarbes.
Guillaume Muzet (TNC) et Philippe Maillaut (FFN) heureux du bon déroulement des Masters à Tarbes.
DDM – O.F.

Au fil de la journée, la température est montée d’un cran, faisant bouillonner le bassin plus en raison de l’intensité de nage des concurrents aux Masters que de la canicule.

« L’expertise du Tarbes Nautic »

Aux premières loges, les représentants de la Fédération française apprécient : « Il faut d’abord souligner que, malgré des conditions climatiques difficiles, à Tarbes tout est mis en œuvre pour le bien-être des compétiteurs, comme des ventilateurs, brumisateurs, chambre d’appel couverte et rafraîchie. Tout cela grâce à l’expertise technique du Tarbes Nautic Club », analyse Philippe Maillaut, responsable des Maîtres à la Fédération, soulagé que ces championnats aient pu se tenir quand bien d’autres manifestations sportives ont été supprimées en raison de la canicule.

Et ce dernier d’ajouter que « du côté des compétiteurs, il y a du niveau, c’est-à-dire que la natation française se porte bien au niveau européen et mondial. Le niveau des Maîtres français augmente avec, cependant, de plus en plus d’exigences pour se qualifier puisqu’on met des critères désormais élevés pour essayer de limiter le nombre de nageurs et de ne pas en avoir 2 000 sur une compétition ».

Les séries, ici celles du 100m nage libre, se sont enchaînées à Paul-Boyrie.
Les séries, ici celles du 100m nage libre, se sont enchaînées à Paul-Boyrie.
DDM – O.F.

Parmi tous ces concurrents, beaucoup d’anciens champions mais pas que, puisque sur les podiums hommes et dames montent le plus souvent des « inconnus » très bons nageurs : « La majorité sont d’anciens nageurs, mais pas forcément. On peut retrouver des anciens qui ont fait les Jeux olympiques, des grands nageurs en élite qui ont gagné beaucoup de choses et d’autres qui ont commencé la natation à 40 ans et qui peuvent monter sur des podiums. Un ancien champion olympique ne se fera pas battre par un nageur disons lambda mais, oui, on essaie de mélanger toutes les populations et tout cela donne une super ambiance », conclut Philippe Maillaut.

Et de belles médailles tricolores… par centaines.



Lien source

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *