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Quand les liquidations judiciaires font des heureux : » Je lance mon salon de coiffure et j’ai besoin de tout ce matériel « , ils profitent des enchères pour s’équiper à moindre coût
Après sa fermeture à la suite d’une liquidation judiciaire, ce salon de coiffure de Tarbes attire désormais de nouveaux visiteurs. Venus inspecter le matériel avant sa mise aux enchères, professionnels et particuliers espèrent repartir avec de bonnes affaires.
Les bacs à shampooing sont alignés, les sèche-cheveux branchés et les produits de coiffure encore sur les étagères. Tout est prêt pour accueillir les clients, mais ce ne sont pourtant pas des habitués qui franchissent la porte aujourd’hui. Fermé définitivement après une liquidation judiciaire, ce salon de coiffure attire désormais pour son matériel. Plusieurs acheteurs potentiels ont fait le déplacement pour inspecter les lots, avant de tenter leur chance lors de la vente aux enchères.
Une seconde vie pour le matériel professionnel
Ces derniers jours, les rendez-vous se sont enchaînés pour Sandrine. Une boucherie à Ibos, un restaurant à Lortet, un autre à Bagnères-de-Bigorre et, enfin, ce salon de coiffure à Tarbes. “C’est assez représentatif des établissements qui tombent en liquidation au fil de l’année. On retrouve beaucoup de restaurants, mais aussi de boulangeries”, explique cette collaboratrice mandatée par la commissaire-priseuse.

Sur place, sa mission est toujours la même, à savoir lister et étiqueter méticuleusement l’ensemble des biens. Des sèche-cheveux aux produits coiffants, tout le matériel est consigné avant d’être proposé aux enchères. Ces ventes permettent de donner une seconde vie aux équipements d’un commerce qui cesse son activité, tout en transformant ces biens en ressources destinées à régler, autant que possible, les dettes laissées par l’entreprise.
Des mises à prix imbattables
La vente suscite de nombreuses convoitises. Elle intéresse autant les brocanteurs professionnels, venus pour revendre, que des particuliers désireux de lancer leur activité. À 28 ans, cette jeune femme fait partie de la seconde catégorie. “Je suis intéressée par l’ensemble des lots. Je souhaite lancer mon salon de barbier et j’ai besoin de tout ce matériel”, confie-t-elle.
Il faut dire que les mises à prix sont particulièrement attractives. Les enchères débutent à 100 euros pour les deux bacs à shampooing, et à 200 euros pour le fauteuil de barbier. Pour la jeune entrepreneuse, l’opportunité est double puisqu’elle espère s’installer dans ces locaux mêmes. “Comme ça, je n’aurais rien à déménager !”

Encore faut-il remporter la mise. Les acheteurs peuvent porter leurs offres sur place, au 22 rue du Docteur Roux, ou en ligne sur le site Interencheres. Si les prix grimpent parfois rapidement, les enchères restent le moyen idéal pour acquérir des équipements professionnels ou des objets du quotidien bien pratiques… à l’instar des climatisations ! Attention toutefois à intégrer les frais de vente, qui oscillent ici entre 14,28 % et 22 % en sus du prix d’adjudication. Alors, adjugé vendu ?