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Galeries Lafayette : le rejet du plan de redressement de la holding de Michel Ohayon ravive les inquiétudes sur l’avenir du réseau
Le rejet définitif par la cour d’appel de Bordeaux du plan de redressement de la Financière Immobilière Bordelaise (FIB), holding de l’homme d’affaires Michel Ohayon, ouvre une nouvelle phase d’incertitude pour les 26 magasins Galeries Lafayette de province détenus par le groupe, dont celui de Tarbes. Si les magasins poursuivent actuellement leur activité, la perspective d’une liquidation judiciaire de la FIB fait réagir la Fédération CGT Commerce et Services, qui réclame des garanties immédiates pour les salariés.
La cour d’appel du tribunal de commerce de Bordeaux a rejeté le plan de redressement de la Financière Immobilière Bordelaise (FIB), la holding de l’homme d’affaires Michel Ohayon. Cette décision confirme le rejet du plan de redressement et rapproche la société d’une liquidation judiciaire. La FIB détient notamment 26 magasins Galeries Lafayette en province, parmi lesquels figurent les établissements d’Amiens, Agen, Bayonne, Cannes, La Rochelle, Tarbes ou encore Toulon. Michel Ohayon est également connu pour avoir été propriétaire des enseignes Camaïeu, Gap et Go Sport. Depuis, Camaïeu a été liquidée, tandis que Gap et Go Sport ont été cédées. Les Galeries Lafayette de province constituent désormais les principaux actifs commerciaux encore détenus par l’homme d’affaires.
Le magasin de Tarbes concerné par les incertitudes
À Tarbes, le magasin Galeries Lafayette fait partie des 26 établissements concernés par cette décision judiciaire. À ce stade, les magasins poursuivent leur activité grâce à un plan de sauvegarde. Toutefois, le rejet du plan de redressement de la FIB alimente les interrogations sur leur avenir à moyen terme. Selon la Fédération CGT Commerce et Services, une éventuelle liquidation judiciaire de la holding pourrait entraîner la vente de ses actifs immobiliers. Une telle évolution pourrait avoir des conséquences sur les murs de plusieurs magasins, les baux commerciaux et les conditions d’exploitation des établissements.
Une dette estimée entre 1,4 et 1,7 milliard d’euros
Dans un communiqué, la Fédération CGT Commerce et Services rappelle que la FIB affiche une dette estimée entre 1,4 et 1,7 milliard d’euros. L’organisation syndicale souligne également que Michel Ohayon est mis en examen pour banqueroute, escroquerie en bande organisée et abus de biens sociaux. Pour la CGT, le rejet définitif du plan de redressement confirme les alertes qu’elle dit avoir formulées depuis plusieurs années concernant les montages financiers mis en place autour de la FIB.
La CGT réclame des garanties pour les salariés
Face à cette situation, la Fédération CGT Commerce et Services estime que près de 1 100 emplois au sein des 26 Galeries Lafayette de province pourraient être concernés par les conséquences d’une liquidation de la FIB. Le syndicat demande notamment : le maintien de tous les emplois et de tous les magasins ; la sécurisation des baux commerciaux afin d’assurer la pérennité de l’activité ; une intervention des pouvoirs publics pour empêcher toute nouvelle opération spéculative sur les actifs immobiliers ; une transparence complète sur les projets de cession et leurs conséquences pour les salariés. La Fédération CGT Commerce et Services estime que les travailleurs ne doivent pas subir les conséquences des choix financiers de Michel Ohayon et demande que toute la lumière soit faite sur les mécanismes ayant conduit à cette situation.
Une situation encore en évolution
À ce stade, le rejet du plan de redressement concerne la Financière Immobilière Bordelaise et non le fonctionnement quotidien des 26 magasins Galeries Lafayette de province, qui poursuivent leur activité. Pour autant, l’avenir du réseau, dont fait partie le magasin de Tarbes, dépendra des suites de la procédure judiciaire et des décisions qui pourraient être prises concernant les actifs immobiliers de la holding. Dans l’attente de ces évolutions, la Fédération CGT Commerce et Services affirme qu’elle restera mobilisée aux côtés des salariés pour défendre les emplois, les droits des travailleurs et l’avenir des magasins.
« Rejet du plan de redressement de la Financière Immobilière Bordelaise (FIB) de Michel Ohayon : la CGT demande des garanties immédiates pour les travailleurs.
La cour d’appel de Bordeaux rejette définitivement le plan de redressement de la Financière Immobilière Bordelaise, confirmant les alertes de longue date de la CGT sur les montages financiers de Michel Ohayon. Face à une liquidation judiciaire inévitable et à la menace pesant sur 1 100 emplois aux Galeries Lafayette de province, la Fédération CGT exige des garanties immédiates : maintien de tous les emplois et magasins, sécurisation des baux commerciaux et intervention des pouvoirs publics pour arrêter la spéculation immobilière. Les travailleurs ne doivent pas subir les conséquences des choix financiers d’Ohayon, et la CGT reste mobilisée pour défendre leurs droits et l’avenir du secteur.
Depuis plusieurs années, la Fédération CGT Commerce et Services dénonce les montages financiers de Michel Ohayon et alerte sur leurs conséquences pour les travailleurs. Le rejet définitif par la cour d’appel de Bordeaux du plan de redressement de la Financière Immobilière Bordelaise (FIB) confirme les inquiétudes exprimées par la CGT.
Avec une dette estimée entre 1,4 et 1,7 milliard d’euros, la FIB se dirige vers une liquidation judiciaire qui entraînera la vente de ses actifs immobiliers. Cette décision intervient alors que Michel Ohayon est par ailleurs mis en examen pour banqueroute, escroquerie en bande organisée et abus de biens sociaux.
Si les 26 magasins Galeries Lafayette de province poursuivent aujourd’hui leur activité grâce à un plan de sauvegarde, leur avenir demeure particulièrement fragile. La liquidation de la FIB pourrait conduire à la vente des murs de nombreux magasins, faisant peser de nouvelles menaces sur les baux commerciaux, les conditions d’exploitation et, à terme, sur les 1 100 emplois concernés.
La Fédération CGT Commerce et Services réaffirme ses exigences :
la garantie du maintien de tous les emplois et de tous les magasins ;
la sécurisation des baux commerciaux afin d’assurer la pérennité de
l’activité ;
une intervention des pouvoirs publics pour empêcher toute nouvelle
opération spéculative sur les actifs immobiliers ;
la transparence sur les projets de cession et leurs conséquences pour les travailleurs.
La Fédération CGT Commerce et Services exige que toute la lumière soit faite sur les mécanismes financiers qui ont conduit à cette situation et que des mesures soient prises pour empêcher que de tels montages spéculatifs puissent, une nouvelle fois, mettre en péril des entreprises, des emplois et la vie de milliers de travailleurs.
Les travailleurs ne doivent pas payer les conséquences des choix financiers de Michel Ohayon.
La Fédération CGT Commerce et Services restera mobilisée aux côtés des travailleurs pour défendre leurs emplois, leurs droits et l’avenir des magasins. »