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PORTRAIT. Vous les croisez chaque jour dans les rues : à la rencontre de la brigade équestre de Tarbes, cette spécialité locale qui veille sur la ville
Ils arpentent les rues, les parcs et le centre-ville de Tarbes. Composée de quatre agents de surveillance et de leurs chevaux mérens, la brigade équestre municipale assure une mission de prévention et de tranquillité publique. Nous sommes partis à la rencontre de ces cavaliers.
Le clapotis régulier des sabots rythme la vie tarbaise. Sur leurs quatre montures brunes, les membres de la brigade équestre de Tarbes ne passent pas inaperçus, que ce soit en patrouille au parc Massey ou lors des événements officiels. Très sollicités par les touristes de passage, ces agents incarnent une spécificité locale liée à l’histoire du Haras. Rencontre avec des cavaliers pas tout à fait comme les autres.
Une seconde vie au cœur du Haras
Installée au cœur du Haras de Tarbes, la brigade revient de loin. La mairie l’avait lancée en 2004 avant de suspendre son activité en 2015 pour des raisons budgétaires. Le rachat du Haras par la commune deux ans plus tard a finalement permis sa réhabilitation. Aujourd’hui, ses membres n’ont pas le statut de policiers municipaux. En tant qu’agents de surveillance de la voie publique (ASVP), ils ne portent pas d’arme et ne dressent pas de procès-verbaux.
Si la brigade reste toutefois en lien avec la police pour lui prêter main-forte en cas de problème, son rôle s’articule principalement autour de la prévention et de la tranquillité publique. Du lundi au samedi, ils arpentent le centre-ville, veillent sur les parcs publics et assurent la sécurité lors des cérémonies officielles, des événements sportifs ou à la sortie des classes.
Au plus près des Tarbais
“La plupart du temps, l’accueil est très chaleureux”, souligne Nicolas, 28 ans, en poste depuis 2019. Si le gabarit des chevaux en impose, il suscite aussi la curiosité. “Le public vient naturellement vers nous pour échanger sur notre métier”, confirme sa collègue Laura, 30 ans, qui a rejoint l’équipe il y a six ans.
Aux côtés de Margaux et Charline, le groupe partage une même dévotion pour le monde équestre. Tous pratiquent l’équitation depuis leur plus jeune âge et possèdent au minimum un niveau Galop 6. Pour eux, c’est l’exercice d’un métier passion. “Un travail où l’on se rend utile tout en passant la journée à cheval, je n’en connais pas beaucoup d’autres !”, s’enthousiasme Charline, la benjamine de l’équipe, âgée de 25 ans.
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Un dressage intensif
Derrière les patrouilles se cache un travail d’entraînement fondamental. La brigade évolue aux côtés de quatre Mérens, une race particulièrement robuste. L’équipe gère trois jeunes chevaux de 4 à 7 ans et un vétéran de 14 ans, pour lequel l’adaptation demande plus de temps. “Plus un cheval commence tard, plus la progression est lente”, constatent les membres de l’équipe.

Ces exercices permettent d’aguerrir les animaux aux situations d’urgence et aux bruits de la ville. Les agents les habituent à conserver leur calme en toutes circonstances, qu’il s’agisse d’éclater des ballons de baudruche sous leurs sabots, de traverser un nuage de fumée ou de sauter un obstacle.
Un entraînement à temps plein pour ces quatre passionnés qui, une fois leur service terminé… retrouvent encore les étriers mais, cette fois, pour le plaisir !