Actualités Hautes-Pyrénées
une secousse largement ressentie dans le département
Un tremblement de terre de magnitude 3,7 a été enregistré ce lundi 3 août 2026 à 8h49 dans les Hautes-Pyrénées. Localisé à proximité de Geu, Berbérust-Lias et Ourdon, l’événement a été confirmé par le site national d’information sur la sismicité de la France. Rapidement, de nombreux habitants ont témoigné avoir ressenti la secousse dans un large secteur, des environs de Lourdes jusqu’à Tarbes, Bagnères-de-Bigorre ou encore les vallées de montagne.
La terre a tremblé ce lundi matin dans les Hautes-Pyrénées. Selon les données du site national d’information sur la sismicité de la France, un séisme de magnitude 3,7 s’est produit à 8h49. L’épicentre était situé à proximité des communes de Geu, Berbérust-Lias et Ourdon. La secousse est intervenue dans un secteur regroupant plusieurs communes, notamment Lourdes, Gazost, Viger, Ger, Jarret et Artigues.
Des témoignages dans une grande partie des Hautes-Pyrénées
Quelques minutes après le séisme, de nombreux habitants ont partagé leurs impressions. Les témoignages font état d’une secousse ressentie dans un périmètre particulièrement large. À Lourdes, plusieurs personnes indiquent avoir ressenti le tremblement de terre, certaines évoquant une secousse plus marquée que les précédentes. À Ayzac-Ost, Astugue, Saint-Pé-de-Bigorre, Loucrup, Luquet, Pontacq, Tarbes, Pouzac, Beaudéan, Campan, Barèges, Cauterets, Gripp sur la route du Tourmalet, Ordizan, Bagnères-de-Bigorre ou encore Vielle-Adour, les réactions convergent : la secousse a été nettement perçue. Des habitants de communes plus éloignées rapportent également avoir ressenti le phénomène, notamment à Lies dans les Baronnies, Nistos, Boeil-Bezing, dans les Pyrénées-Atlantiques, ainsi qu’à Oloron.


Des maisons qui craquent, des objets qui tombent
Les témoignages décrivent des effets variables selon les secteurs. Certains habitants évoquent simplement une vibration ou un bruit sourd. D’autres racontent avoir entendu leur habitation craquer. Une habitante indique qu’un bibelot est tombé de son buffet au moment de la secousse. Plusieurs personnes parlent d’un grondement caractéristique accompagnant le tremblement de terre. Plusieurs internautes estiment que cette secousse leur a semblé plus forte que la précédente ressentie dans le secteur, tandis que d’autres disent avoir été surpris ou impressionnés. Certains témoignages évoquent également la peur provoquée par cet épisode.
Des réactions parfois teintées d’humour
Au milieu des nombreux messages relatant des secousses ressenties ou des moments d’inquiétude, quelques commentaires prennent un ton plus léger. Certains internautes plaisantent sur l’arrivée de la neige ou sur les croyances populaires associant parfois les séismes aux changements météorologiques. Ces réactions illustrent la diversité des ressentis après un événement de ce type, entre surprise, inquiétude et humour.
Un autre séisme enregistré la veille dans les Pyrénées-Atlantiques
Ce tremblement de terre intervient moins de vingt-quatre heures après un autre épisode sismique dans les Pyrénées. Le dimanche 2 août 2026 à 2h05, un séisme de magnitude 2,9 a été enregistré dans le département des Pyrénées-Atlantiques. Selon le site national d’information sur la sismicité de la France, son épicentre se situait à proximité des communes d’Agnos, Oloron-Sainte-Marie, Bidos, Eysus et Asasp. Ces deux événements successifs ont suscité de nombreuses réactions des habitants des Hautes-Pyrénées et des Pyrénées-Atlantiques, qui ont largement partagé leurs témoignages après les secousses ressenties.


Une région à l’activité tectonique connue
Les risques d’un séisme varient, en effet, en fonction de sa magnitude, mais également de facteurs locaux tels que la profondeur de l’épicentre, la densité de population, la qualité des constructions, et la nature du sol.
Voici un aperçu des impacts potentiels selon la magnitude :
Magnitude < 2.0 : Micro-séismes
Description : Très fréquents, souvent imperceptibles pour les humains.
Risques : Aucun risque pour les personnes ou les infrastructures.
Magnitude 2.0 à 3.9 : Séismes mineurs
Description : Généralement ressentis par les habitants proches de l’épicentre.
Risques : Peu de dommages ; de légères vibrations peuvent être perçues.
Magnitude 4.0 à 4.9 : Séismes légers
Description : Ressentis sur une zone plus large, les objets peuvent se déplacer légèrement.
Risques : Dommages mineurs dans les bâtiments mal construits ; aucun danger majeur.
Magnitude 5.0 à 5.9 : Séismes modérés
Description : Secousses nettement ressenties, parfois accompagnées de bruit.
Risques :
– Dommages modérés aux structures fragiles.
– Risque accru pour les constructions anciennes ou mal adaptées aux normes parasismiques.
Magnitude 6.0 à 6.9 : Séismes forts
Description : Détectés à des centaines de kilomètres. Secousses significatives.
Risques :
– Dommages importants aux bâtiments mal conçus.
– Risques pour les personnes proches de l’épicentre.
– Possibles glissements de terrain et ruptures de routes.
Magnitude 7.0 à 7.9 : Séismes majeurs
Description : Tremblements intenses avec des répliques possibles.
Risques :
– Dommages étendus aux bâtiments et infrastructures.
– Risques d’effondrements, incendies, et ruptures de digues.
– Possible déclenchement de tsunamis en zone côtière.
Magnitude 8.0 et plus : Séismes dévastateurs
Description : Très rares mais extrêmement puissants, ressentis sur des milliers de kilomètres.
Risques :
– Destructions massives dans les zones touchées.
– Haut risque de pertes humaines et dégâts économiques majeurs.
– Tsunamis fréquents en zone maritime.
Facteurs aggravants
Profondeur : Les séismes superficiels (profondeur < 70 km) causent généralement plus de dégâts.
Nature du sol : Les sols meubles amplifient les vibrations, augmentant les risques pour les structures.
Densité de population : Les zones urbaines denses sont plus vulnérables aux pertes humaines et économiques.
Normes de construction : Les bâtiments non conformes aux normes parasismiques sont les plus touchés.
Même les séismes de faible magnitude peuvent représenter un danger s’ils se produisent dans des régions densément peuplées avec des infrastructures fragiles. C’est pourquoi la prévention, les normes de construction et la sensibilisation restent essentielles.