Actualités Hautes-Pyrénées
En récidive, le motard tente d’échapper au contrôle des policiers, son embardée stoppée net par une chute dès le premier rond-point
Jeudi, ce trentenaire, bien connu des services de police, circulait, sans permis, au guidon d’une moto volée lorsqu’il s’est soustrait à un contrôle de police entre Tarbes et Bordères. La course-poursuite a tourné court, le fuyard abandonnant la moto accidentée et une chaussure sur le rond-point quelques mètres plus loin. Voici tout ce qu’il faut savoir sur cette arrestation rocambolesque.
C’est un bruit de moteur annonciateur d’une grosse cylindrée approchant à vive allure qui a mis en alerte les policiers de Tarbes ce jeudi 30 juillet, boulevard Pierre-Sémard, entre Tarbes et Bordères-sur-l’Échez. Les forces de l’ordre décident alors de procéder au contrôle de ce véhicule. Mais lorsque le bolide émerge dans la nuit, celui-ci fait une embardée sur la voie de gauche pour prendre la fuite. Les policiers se lancent alors à sa poursuite, sans trop d’espoir, face aux capacités du bolide. Aussi sont-ils surpris, au rond-point suivant, de retrouver la moto au sol au milieu du giratoire. Le motard, bien connu de la police et de la justice avec de nombreuses mentions à son casier, s’enfuit à pied, en boitillant, en abandonnant près du véhicule accidenté son casque et une chaussure, avant de se débarrasser de son téléphone. Il est rapidement rattrapé par les forces de l’ordre.
La moto volée la nuit précédente
Les investigations révèlent que la moto a été volée la nuit précédente, avec un autre véhicule, à la concession de Tarbes. Malgré une forte ressemblance et des indices compromettants, le trentenaire réfute avoir participé au cambriolage du garage pour lequel il n’est d’ailleurs pas poursuivi. Il refuse toutefois d’évoquer l’origine de la moto. « On me l’a prêtée de bon cœur quinze minutes plus tôt à Laubadère. Je ne veux pas lui créer de problèmes », explique-t-il pour justifier qu’il n’ait pas voulu donner l’identité du prêteur. « Pour le reste, le recel, la conduite sans permis et le refus d’optempérer, j’ai reconnu les faits que j’avais commis. Mais je ne vais pas assumer ce que je n’ai pas fait. » « Mais vous étiez sous le coup d’un sursis probatoire, vous ne deviez pas commettre de nouveaux faits répréhensibles quels qu’ils soient », coupe la présidente.
Maintenu en détention
Pour le parquet, qui requiert douze mois d’emprisonnement ferme, « on a tout essayé avec monsieur, les amendes, les stages, les TIG, le sursis, mais il n’en a jamais tiré bénéfice. Il ne pouvait ignorer l’origine frauduleuse du véhicule. » Pour la défense du prévenu, la bâtonnière, Me Bernes-Cabanne, évoque un « jeune homme démuni et en désarroi, qui n’a plus le goût de vivre. Il ne sait retrouver un chemin droit pour satisfaire sa mère, son seul pilier et sa raison de vivre. Durant son incarcération, il s’est saisi de toutes les activités possibles, dans une maison d’arrêt de Tarbes surpeuplée et préparait une formation dans l’hôtellerie. »
Pour les trois faits reprochés, il est reconnu coupable et finalement condamné à huit mois de prison, avec maintien en détention.