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Deux mois après la folle course-poursuite dans les Hautes-Pyrénées, les fuyards identifiés et incarcérés


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Suspectés d’être les auteurs d’une série de cambriolages dans les Hautes-Pyrénées et les Pyrénées-Atlantiques, deux cousins ont effrayé l’agglomération tarbaise, fin février, lors d’une spectaculaire course-poursuite avec les forces de l’ordre. Identifiés par la gendarmerie après des semaines d’investigations, ils sont également mis en cause pour le vol et l’incendie d’un véhicule dans les bois de Séméac. Deux autres hommes, leurs potentiels complices, ont comparu à leurs côtés ce 10 avril devant le tribunal de Tarbes.

Silencieux dans le box, ils ont mobilisé la gendarmerie pendant des mois. Quatre hommes issus de la communauté des gens du voyage ont été présentés en comparution immédiate devant le tribunal de Tarbes, ce 10 avril, pour une série de vols aggravés en réunion, des tentatives de cambriolages et des refus d’obtempérer. Des méfaits commis depuis plusieurs mois dans les Hautes-Pyrénées et les Pyrénées-Atlantiques, et qui ont nécessité des investigations poussées pour mettre fin à leurs agissements.

L’enquête, menée pendant plusieurs mois par les enquêteurs des compagnies de gendarmerie de Tarbes et Bagnères-de-Bigorre, a permis de remonter jusqu’aux prévenus dont le mode opératoire était bien rodé. Leurs cibles : les monnayeurs des stations essence qui permettent de se servir aux pompes en payant en argent liquide.

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Ainsi, ils auraient sévi dans de nombreux supermarchés Intermarché et Super U qui proposent ce type de service : Juillan, Pouzac, Maubourguet et Capvern. Mais auraient également pénétré chez bon nombre de particuliers pour les voler à Morlaàs (64), Goudon, Lansac, Calavante… Certaines victimes se sont même retrouvées nez à nez avec leurs cambrioleurs. D’autres sont parvenues à les mettre en fuite avant qu’ils ne passent à l’action. Bijoux, argent liquide, armes : le butin estimé est conséquent. Parfois estimé à plusieurs dizaines de milliers d’euros.

Une fuite spectaculaire

Parmi les suspects, figurent deux cousins. Gino S., âgé d’une vingtaine d’années, et Nicolas S., 19 ans, le seul à présenter un casier judiciaire vierge. Tous deux seraient les occupants d’une Clio volée, retrouvée incendiée dans un tunnel sous l’autoroute A 64 à Séméac, après une course-poursuite qui a marqué les esprits dans l’agglomération tarbaise à la fin du mois de février.

Ce jour-là, les deux hommes qui ont manqué de renverser un piéton, et pris tous les risques pour échapper aux forces de l’ordre et à hélicoptère de la gendarmerie lancés à leurs trousses, ont semé la terreur de Tarbes à Séméac, en passant par Aureilhan et Barbazan-Debat. Ils étaient finalement parvenus à s’enfuir à pied, à travers bois, après s’être débarrassés du véhicule.

Un délai pour la défense

Dès les premières minutes d’audience, trois des suspects ont demandé un délai pour préparer leur défense. Le tribunal a donc statué sur leur devenir en attendant leur procès. »Il est nécessaire de les juger tous ensemble, et de les incarcérer compte tenu du nombre et de la gravité des faits. Mais aussi afin d’éviter toute concertation et réitération », a insisté le procureur.

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Si l’avocat de Nicolas S., Me Guy Debuisson (barreau de Toulouse), a plaidé pour un contrôle judiciaire pour son client, le tribunal a estimé que les faits étaient trop graves, même pour un primo délinquant.

Les prévenus seront jugés le 5 juin. D’ici là, ils ont tous été placés en détention provisoire.



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