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« Ça m’a chauffé la tête »: l’altercation tourne à la dégradation


l’essentiel
L’affaire de dégradations à Lourdes trouve son origine dans une dispute d’ex-couple sur fond d’alcool et de rancune. La mère, placée sous curatelle, fera l’objet d’une expertise psychiatrique. Le jugement final interviendra en 2026.

« Il n’arrêtait pas de m’envoyer des textos, des photos. Ça m’a chauffé la tête ». Aussi, après une soirée bien arrosée, le 14 mai, à 6 heures du matin, Wendy décide d’aller à Lourdes, chez son ex-compagnon, avec son fils Enzo, pour lui dira sa façon de penser. Le fils et la mère vont dégrader, à grands coups de pied, la porte d’entrée de l’immeuble et des parties communes avant de tambouriner à la porte de l’ancien compagnon. Ce dernier, n’écoutant que son courage, restera bien sagement derrière la porte de son appartement. Il déposera plainte pour dégradations ainsi que son propriétaire.

« Avec le recul, je regrette. J’aurais dû rentrer chez moi. Mais, avec ce qu’il m’a fait vivre pendant 8 ans, ça a explosé ce soir-là ». Enzo reconnaît également les faits et regrette.

Julien Michel, vice-procureur, souligne que les dégradations ont causé un préjudice important, estimé à 8 698 €.

Me Céline Pucheu-Hort, conseil de Wendy et Enzo, rappelle, en préambule que « l’alcool n’est pas bon conseiller ». Elle relève ensuite que sa cliente a subi des « violences conjugales pendant des années. Son ancien compagnon a été condamné pour ces faits ». L’avocate parle d’une « situation d’emprise » et évoque la fragilité de Wendy et d’Enzo.

Le tribunal a ordonné une expertise psychiatrique de Wendy – sous curatelle – et a renvoyé son dossier au 28 mai 2026. Enzo, lui, a été condamné à 2 mois avec sursis.



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