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Le lycée Lautréamont lance sa classe défense : les Hautes-Pyrénées en compte désormais 11
11 classes défense en seulement un an, c’est le tour de force des établissements scolaires et des régiments tarbais. Lautréamont vient d’inaugurer cette nouvelle section. Explications.
Les cuisiniers et les militaires des points communs : le sens de la rigueur, les règles et des brigades. Ce mercredi 8 octobre, le lycée Lautréamont à Tarbes a lancé sa nouvelle classe de défense. Ces 16 élèves vont, pendant deux ans, accompagner les militaires des régiments de Tarbes pour se familiariser aux missions de la défense. Parmi eux : des boulangers, des cuisiniers, des agents d’accueil, des serveurs… a priori éloignés des métiers de l’armée. Et pourtant. » J’ai choisi l’hôtellerie-restauration parce que j’aime bien cuisiner mais je veux devenir gendarme « , assure Savannah, 16 ans. Elle est en seconde bac pro et ne cache pas ses ambitions. Au collège, elle a déjà intégré les cadets de la défense. « J’ai déjà participé à des cérémonies avec le costume officiel, j’ai déposé une gerbe pour le 11 novembre et le 8 mai, j’ai même assisté à un hommage rendu au soldat inconnu sous l’arc de Triomphe, à Paris « , raconte la lycéenne avec fierté. Chez Mayliss, l’armée, c’est de famille. » Mon oncle est militaire, ma tante et mon parrain sont gendarmes « , explique-t-elle. Pour l’heure, elle se spécialise en gestion et administration. La suite, elle verra bien.
11 classes défense dans le département
» Pendant cette année scolaire, un projet pédagogique est travaillé entre le professeur référent de la classe défense et nos brigades. Les élèves seront mis en situation lors d’évènements comme la préparation d’un cocktail lors du pèlerinage militaire international de Lourdes « , note le lieutenant-colonel Franck Petitfils adjoint de la délégation militaire des Hautes-Pyrénées. » L’engagement, l’esprit d’équipe… Ce sont des valeurs socles de notre République qu’il faut défendre « , complète Ana Maria Celma-Bernuz, la cheffe de l’établissement. En un an, les classes défense ont poussé comme des champignons dans les Hautes-Pyrénées. Avec Lautréamont, on en compte désormais 11. » C’est un département dynamique, les établissements scolaires jouent le jeu « , reconnaît le lieutenant-colonel. Il poursuit : » Les armées ont besoin de recruter, mais au-delà, elles ont besoin de renouvellement et de jeunesse. Avec les classes défense nous développons la cohésion d’équipe et nous pouvons susciter des vocations, certains élèves se révèlent sur des activités « .