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Ils cambriolent plusieurs commerces avant de mener une folle course-poursuite avec les forces de l’ordre
Deux jeunes ont été jugés ce lundi 6 octobre dans le cadre d’une comparution immédiate à Tarbes. Le binôme est accusé d’avoir cambriolé plusieurs commerces de l’agglomération, dans la nuit du 3 au 4 octobre, avant de prendre la fuite pour échapper à un contrôle des gendarmes.
C’est un duo qui s’avance à la barre du tribunal de Tarbes, ce lundi 6 octobre. Deux copains d’infortune de 21 et de 23 ans dont l’un porte encore un œil au beurre noir. Ils sont accusés, d’avoir, dans la nuit du vendredi 3 octobre au samedi 4 octobre, cambriolé plusieurs commerces de l’agglomération de Tarbes. D’abord, à la boulangerie La Palenque, à Laloubère, après avoir forcé la fenêtre. Le contenu de la caisse a été vidé. Ensuite, à la boulangerie de Romy, à Juillan. Puis, à la pizzeria La Papa Lola et enfin, au CCAS d’Odos. Un circuit gastronomique qui n’amuse pas les juges du tribunal de Tarbes. Surtout qu’après cette série de cambriolages, la paire est finalement interpellée à l’issue d’une folle course-poursuite avec les forces de l’ordre.
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Le refus d’obtempérer débute à 3 heures du matin alors qu’une patrouille de gendarmerie surveille Juillan après des cambriolages de commerces récents. Les forces de l’ordre sont alertées par la Peugeot jaune du binôme qui démarre à toute allure. » Vous roulez à 130 km/h en pleine agglomération et vous refusez d’obtempérer à un contrôle de gendarmerie après avoir emprunté plusieurs sens interdits, passé un ralentisseur sans freiner, roulé à grande vitesse sur le parking du STAPS, pris la fuite avec un pneu crevé, à contre-sens, après avoir roulé sur le trottoir, percuté un véhicule du PSIG sur la RN21 et manqué de toucher un véhicule de la BAC », reprend le président du tribunal. Pendant la course-poursuite, un airbag se déclenche dans le véhicule des gendarmes. Le duo finit par arrêter la voiture, en arrivant à Ibos. L’un des deux n’a pas le permis. Dans le coffre, les forces de l’ordre retrouvent des cagoules, des gants, un pied de biche et un maigre butin de près de 300 euros. Le binôme est placé en garde à vue.
» J’ai des factures à payer «
» J’ai participé à ces cambriolages car j’ai des loyers en retard « , avoue, à demi-voix, l’un des deux jeunes prévenus de 21 ans. Il explique ne pas s’en sortir avec des factures qui s’entassent. Le compagnon, lui, se défend : » On n’avait pas de mode d’emploi en tête, pas de plan, on est parti à la va-vite « . Le président du tribunal rit jaune : » Vous avez bien réussi pourtant « . » On a évité le pire, on avait trois fonctionnaires de police et deux gendarmes soit cinq personnes exposées à un risque de mort ou de blessures gravissimes « , se désole l’avocat des policiers, maître Julien Soulié.
Le procureur regrette » une fuite démesurée qui met tout le monde en danger » et demande pour le plus jeune une peine de deux ans de prison dont un an assorti du sursis probatoire pendant deux ans avec 105 heures de travaux d’intérêt général. Pour le plus âgé, le compère de 23 ans, il souhaite deux ans de prison dont 14 mois assortis du sursis probatoire pendant 2 ans et 105 heures de travaux d’intérêt général.
Pour les prévenus, Nicolas Vignes rappelle le paradoxe des profils. » Ils n’ont pas de casier judiciaire, on a du mal à imaginer qu’ils aient pu commettre ces faits-là. En tout cas, ils s’excusent auprès des forces de l’ordre, ils ont exprimé avoir ressenti de la honte. Il y a eu beaucoup d’improvisation, très peu de réflexion et une naïveté déconcertante « , met-il en avant. Les deux copains ont assuré vouloir s’excuser dans une lettre adressée aux commerçants.
La cour les a condamnés chacun à 18 mois de prison dont 9 mois assortis d’un sursis probatoire pendant deux ans, une peine aménagée sous forme de bracelet électronique. Ils doivent également indemniser les parties civiles.