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Avec le départ de Lionel Terré et de son investissement, le Stado en urgence absolue ?


Lionel Terré a confirmé, hier soir, lors de l’assemblée générale du club, sa décision de quitter le Stado à la fin de la saison, lassé par le manque de soutien des entreprises tarbaises et des collectivités locales. Un départ qui, par ricochet, entraîne dans le budget du club, un manque de 500 à 700.000 euros.

500 à 700 000 euros ! C’est le manque budgétaire que les Tarbais vont connaître pour la saison 2025/2026. C’est, en effet, ce qu’a annoncé Lionel Terré, président du club tarbais, lors de l’assemblée générale ordinaire qui s’est tenue ce mardi soir, sous le chapiteau du stade Maurice-Trélut, devant une petite centaine de personnes.

Une assemblée dans laquelle le président du Stado a entériné son départ après la 26e journée et le déplacement à Massy, quelques minutes après avoir présenté un budget 2023/2024 à l’équilibre : « Pour la SASP, nous avons une perte de 19 000 euros qui est compensée par la recette de 171 000 euros de l’Asso. Ce sont des chiffres qui poussent à l’enthousiasme mais qui ne changent rien à ma décision. Comme vous le savez tous ici, je vais quitter mes fonctions de président à la fin du championnat. Je m’engage à assumer l’équilibre des comptes sur la saison 2024/2025. » Contrairement à ce qui était initialement prévu, l’homme fort du Stado ne va pas continuer son engagement financier une saison supplémentaire.

La faute à un manque de soutien des collectivités locales et des grosses entreprises tarbaises qui manquent à l’appel : « Après 7 années à la tête du Stado, je suis fatigué et écœuré du manque de soutien des collectivités et des grandes entreprises locales. Au niveau des collectivités, si on cumule le Département (83 000 euros), l’Agglo (75 000 euros) et la Région (16 000 euros), on n’a même pas 10 % du budget. Pour avoir une équipe et payer des joueurs, on n’a que le partenariat privé, qui à Tarbes est vraiment compliqué. On n’arrive pas à ce qu’il faut (1,4 million, NDLR) », s’est agacé Lionel Terré, qui a donc décidé de couper son apport financier. « À partir de la saison prochaine, je vais être spectateur et non plus administrateur. Je vais venir et prendre ma table chez les partenaires et rien de plus. C’est terminé », a-t-il dit devant une assemblée interloquée.

Un président « écœuré » du manque de soutien

Et le président d’expliquer : « Je veux partir immédiatement car je n’en peux plus. Je rejoins la longue liste des présidents du Stado depuis 25 ans qui se sont fait essorer. J’ai été formé au club et j’étais redevable, mais là, j’ai le sentiment d’avoir rendu avec les intérêts. J’y ai mis toute l’énergie inimaginable et des moyens colossaux pour ne pas être soutenu. » Fidèle à son franc-parler, Lionel Terré a pointé du doigt la mairie de Tarbes et l’Agglo : « L’agglomération représente 120 000 habitants quand le département en fait 220 000. Il faut qu’il y ait une prise de conscience collective au niveau de l’agglomération tarbaise si vous voulez un club fort. On n’est pas soutenu pour bâtir le projet d’un joli club. Autrement, dans un an, on sera en Fédérale 1 ».

Présent pour représenter la mairie, l’adjoint aux sports Thomas Da Costa a tenté de défendre en vain sa municipalité : « S’il faut partir au combat, nous le ferons avec vous ! » Une défense qui n’a pas manqué de faire réagir le président sortant : « Aller au combat avec nous, c’est bien, mais il faudrait que vous soyez en première ligne. »

Un discours de deux heures qui n’a pas poussé à l’optimisme quant à la présence du Stado en 3e division française. Car, si l’année prochaine la refonte de la Nationale devrait accoucher d’aucune descente, le couperet pourrait tomber pour Tarbes dès la saison 2026/2027.

Voilà le défi qui attend le nouveau président du Stado, Philippe Rancoule, intronisé par Lionel Terré en tant que directeur général salarié avant de, peut-être, prendre la place de président-directeur général rémunéré à l’occasion d’un comité directeur dans quelques semaines. : « Il faut rappeler que Philippe Rancoule n’a rien demandé et je lui souhaite bien du courage pour les échéances qui l’attendent, sauf si un président avec un dossier solide et viable ne se présente. »

Pour éclaircir l’horizon, ce dernier s’est dit honoré de la confiance du président sortant : « Je suis très fier de cette responsabilité car je suis attaché au Stado. Et je vais faire de mon mieux. »



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