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le préfet des Hautes-Pyrénées renforce la mobilisation du monde agricole
Face à la menace de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), une maladie virale affectant exclusivement les bovins, la préfecture des Hautes-Pyrénées appelle à une vigilance collective et à l’application rigoureuse des mesures sanitaires. Aucune commune du département n’est pour l’instant concernée par une zone de protection, mais des restrictions régionales s’appliquent jusqu’au 4 novembre.
La dermatose nodulaire contagieuse (DNC) est une maladie virale touchant uniquement les bovins, buffles et zébus. Sans danger pour l’être humain ni pour les autres espèces domestiques comme les chevaux, moutons, chèvres ou chiens, elle provoque néanmoins des pertes économiques importantes dans les élevages infectés.
L’infection se caractérise par des nodules sur la peau et entraîne une baisse de production laitière, une détérioration de la qualité des cuirs et une diminution de la fertilité. C’est pourquoi les autorités sanitaires mettent en œuvre des mesures strictes pour enrayer toute propagation du virus.
Une coordination renforcée entre les acteurs agricoles
Depuis plus de deux ans, des cellules de concertation réunissant les acteurs du monde agricole se tiennent chaque mois en préfecture. Lors de la dernière réunion du 14 octobre 2025, le préfet des Hautes-Pyrénées a présenté la situation sanitaire liée à la DNC et annoncé l’organisation de réunions d’information conjointement avec la chambre d’agriculture, le groupement de défense sanitaire et le groupement technique vétérinaire.
La première rencontre est programmée le jeudi 23 octobre 2025 au marché de Rabastens-de-Bigorre. Ces échanges visent à informer les éleveurs et à assurer une mise en œuvre coordonnée des mesures de prévention et de contrôle.
Trois piliers pour lutter contre la propagation du virus
Le 20 octobre 2025, une nouvelle réunion en préfecture a permis de dresser un état des lieux de la situation et de rappeler la stratégie sanitaire nationale, fondée sur trois axes majeurs :
Détection précoce et dépeuplement total des élevages infectés, indispensable pour stopper la circulation du virus, dont l’incubation peut durer jusqu’à 28 jours.
Vaccination des bovins dans les zones réglementées.
Limitation stricte des mouvements d’animaux et respect des règles de biosécurité.
Le dépeuplement total, bien que difficile pour les éleveurs concernés, est jugé techniquement incontournable pour éliminer rapidement toute source de contamination. La vaccination, quant à elle, n’est envisagée que dans les zones réglementées afin d’éviter des restrictions commerciales durables sur les bovins vaccinés.
Une vigilance régionale accrue jusqu’au 4 novembre
Si aucune commune des Hautes-Pyrénées n’est à ce jour placée en zone de protection ou de surveillance, un arrêté ministériel du 18 octobre 2025 a instauré une zone réglementée supplémentaire couvrant toute la région Occitanie.
Dans ce cadre, les regroupements de bovins destinés à l’élevage sont interdits sur les marchés et centres de rassemblement jusqu’au 4 novembre 2025.
D’autres restrictions s’appliquent également :
interdiction de tout rassemblement festif de bovins (concours, foires, salons) ;
interdiction des marchés de bovins destinés à l’élevage ;
interdiction de toute sortie de bovins hors de France.
Ces mesures visent à limiter les risques de transmission à longue distance, souvent liés aux transports routiers d’animaux infectés.
Appel à la responsabilité collective
La préfecture rappelle que plusieurs foyers récents ont été détectés en lien avec des mouvements d’animaux illicites, soulignant la nécessité d’une application rigoureuse des consignes. Des contrôles renforcés sont en cours, et des sanctions sévères seront prises en cas de non-respect des dispositions.
Le préfet des Hautes-Pyrénées salue la mobilisation des acteurs locaux et réaffirme sa confiance dans la coopération exemplaire entre les services de l’État, la chambre d’agriculture, les organisations professionnelles et les éleveurs.
« La mobilisation collective doit être sans faille pour enrayer la progression du virus et protéger nos élevages », souligne la préfecture.