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» J’ai dû travailler trois fois plus que les autres » : Michael Vaz, le coiffeur prisé des stars et des mannequins
Michael Vaz a ouvert cette année un salon de coiffure à Tarbes loin des paillettes de la capitale. Le Bigourdan a un parcours prestigieux : il a coiffé des mannequins pour les défilés de mode parisiens, des clients de palace ainsi que des stars. À 20 ans, il comptait alors parmi les coiffeurs les plus prisés.
Il a 35 ans et déjà 1 000 vies au compteur. Toutes ses vies ont un dénominateur commun : la coiffure. Très tôt Michael Vaz a su que ce serait ça, son affaire à lui. Son oncle tient plusieurs salons de coiffure à Paris : le jeune Tarbais ne se pose pas deux fois la question. À 16 ans, il intègre Concept formation, une école de coiffure à Tarbes. À 18 ans, il part pour Paris et intègre les salons Dessange grâce à l’aide de son oncle. » C’est d’abord la facilité. Mais je comprends vite que pour faire mes preuves, je vais devoir travailler trois fois plus que les autres « , se souvient-il. Le » neveu de » est vite repéré alors qu’il en a marre d’être cantonné aux shampooings et de jouer aux assistants. » J’intègre une formation intense de huit mois, un travail acharné pour sortir de la case assistant. À côté, je commence à assister des coiffeurs dans des studios « , raconte Michael Vaz. La semaine, il officie au salon de coiffure. Le week-end, il aide sur des shootings photos et des défilés de mode. » Je rencontre rapidement des photographes et des maquilleurs qui évoluent dans le milieu de la mode. Et, comme je tire mon épingle du jeu, je suis sollicité pour la fashion week « , précise encore le Bigourdan.
À 20 ans, il devient assistant coiffeur sur les défilés de mode, notamment pour Dior et Chanel. » Chez Dior, je coiffe les hommes. Une coupe rétro, avec une raie sur le côté et plaquée. Chez Chanel, je tresse les mannequins. On passe des heures sur une coiffure. Je suis dans ma zone de génie, j’ai l’adrénaline de la nouveauté, j’adore « , raconte-t-il comme s’il était encore dans les coulisses. Le succès est tel qu’Eurostar le mandate pour coiffer des modèles sur une campagne de communication. Michael Vaz coiffe les mannequins Jenna Klein, Flavia Lucini et Cindy Bruna et d’autres célébrités comme Mélissa Theuriau et Ophélie Winter au salon. En 2014, le Pyrénéen est devenu l’un des coiffeurs les plus prisés de la capitale. Des milliardaires russes le contactent à l’ouverture de leur salon de luxe, à Paris. Il en est. » Je voyage beaucoup entre la Russie et Paris, c’est un univers feutré et très exigeant « , note-t-il. Jusqu’à ce que la directrice ces programmes du groupe M6 lui confie l’animation des premières émissions de relooking sur la chaîne. Un chasseur de têtes le repère ensuite pour le placer au palace Mamounia, à Marrakech. Ici, Michael Vaz devient responsable du service coiffure. » J’en prends plein la vue. C’est un palace hors-norme et une expérience dans la continuité de ce que j’ai construit « , explique-t-il encore émerveillé.
» La simplicité est un luxe «
Pendant deux ans, il coupe les cheveux de familles richissimes et d’expatriés français. Il n’a que 25 ans et déjà l’impression d’avoir vécu 1 000 vies. Une opportunité le conduit ensuite à Chypre dans un salon Dessange jusqu’à ce que l’appel de la terre mère soit trop fort. » J’ai un métier passion mais j’en ai marre de vivre à Paris, je veux me rapprocher de ma famille « , glisse-t-il. En janvier dernier, Michael Vaz est rentré au pays en ouvrant son salon MV Hair studio, rue Brauhauban, à Tarbes. Loin du luxe et des défilés de mode, le professionnel a retrouvé le goût de la simplicité. » J’essaie de redonner à ma ville ce qui lui revient. Je ne suis ni nostalgique ni frustré. Au contraire, je suis très heureux d’être ici. Malgré les paillettes et la part de rêve, la simplicité est un luxe « , résume-t-il. Le spécialiste continue de se rendre une fois par mois, à Paris, pour coiffer les modèles d’une agence.
À Tarbes, dans son salon confidentiel, il propose des prestations haut-de-gamme (compter entre 60 et 80 euros la coupe femme avec un soin) dont un head spa dans une cabine privée. » Je continue de m’appliquer le même niveau d’exigence, dans les mêmes conditions que les palaces « , lâche-t-il. Avec 3 à 4 clientes par jour, son commerce est devenu rentable dès le premier mois. Parce que toutes les vies de Michael Vaz ont un autre dénominateur commun : le succès.