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La ville et le Symat unis contre les dépôts sauvages de déchets
Véritable plaie, les dépôts sauvages d’ordures et autres déjections canines font l’objet d’une lutte commune. Avec des moyens d’intervention et des sanctions dissuasives.
Qui aurait l’idée de déposer ses ordures sur le trottoir, alors qu’il suffit de faire quelques mètres pour trouver une poubelle, ou un « PAV » (Point d’Apport Volontaire, une colonne enterrée, à laquelle on accède vie un badge). Eh bien, plein de monde, apparemment, puisque la ville et le Symat ne cessent d’y faire la chasse. « Nous avons identifié plusieurs « hot spots » où les dépôts sont sauvages sont courants, et nous faisons des passes régulières, » souligne Eric Carmouze, le président du Symat, « c’était le cas avant, mais au travers d’un prestataire, nous avons repris cette mission en direct, ce qui nous permet d’être plus réactifs, quasiment à la demande ».
Pou r le maire de Trabes, le fléau est un combat sans relâche. « Nous avons une cinquantaine d’agents qui sillonnent la ville deux fois par jour pour traquer le moindre déchet. Et nous avons mis en place des caméras mobiles sur ces fameux « hot spots », afin de confondre les auteurs. » Autre moyen, les agents du Symat « fouillent » dans les poubelles abandonnées afin d’y trouver une adresse. Sans oublier la brigade pédestre et les agents de la Police Municipale qui sont assermentés pour verbaliser les personnes qui font preuve d’incivilité.
Des sanctions lourdes
Ainsi, pour les déjections canines, il en coûte 135 €, et ce n’est pas une menace en l’air, les contraventions tombent. Et c’est le même tarif pour les jets de canettes, mouchoirs ou mégots, voire les mictions sur la voie publique.
Et c’est encore plus cher pour les dépôts sauvages, que ce soient des encombrants ou des sacs de déchets à côté des collecteurs. « Là, l’amende monte à 750 €», rappelle Gérard Trémège, « et même s’il est difficile de prendre les gens en flagrant délit, ce qui est l’idéal, grâce aux caméras de la ville nous parvenons à en identifier un bon nombre. » Près d’une trentaine a été verbalisée. De son côté, Rémi Carmouze rappelle que le Symat offre un service d’enlèvement à la demande pour les encombrants, « par exemple après un déménagement, ou pour les personnes âgées isolées, c’est très pratique ». Pour autant, même si certains Tarbais ne respectent pas leur environnement, la plupart sont exemplaires. Rémi Carmouze souligne le succès des collecteurs de biodéchets. « Depuis le début de l’année, nous avons récolté 370 tonnes, c’est autant qui ne part pas dans les centres d’enfouissement. » À 200 € la tonne, ce n’est pas négligeable… Et si on s’y mettait tous ?