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Où bien manger à prix serrés ? Chez Sarraméa à Juillan, « ici, c’est un bar d’amis. On s’y sent comme à la maison »
Au carrefour de la route de Lourdes et de l’aéroport, le café Sarraméa est devenu un lieu de rencontres, comme une enclave miraculeuse en terre juillanaise, à l’écart du village.
À deux pas de la route de Lourdes et de l’aéroport, éloigné du centre, le café-restaurant Sarraméa situé juste en face du lotissement Morane, fait figure d’extraterrestre.
« Ici, pourtant, c’est le centre du monde » recadre Peter, un client Anglais de 81 ans attablé devant La Dépêche du midi, qui vient « presque tous les jours » du village proche de Barry, chercher « l’ambiance chaleureuse » de l’établissement et « la cuisine du chef toujours de bonne humeur ».
Réunion de chantier le vendredi midi
On dirait une enclave miraculeuse en terre juillanaise. Depuis qu’une épicerie-bar a été ouverte par Louis Sarraméa il y a près d’un demi-siècle, à l’exception de quelques intermèdes, le lieu est devenu un carrefour où se retrouvent les riverains habitués, les rugbymen, les voyageurs égarés de l’aéroport, les cyclistes qui reviennent de la route des cols.
Ou les artisans qui « échangent et se partagent des chantiers » en fin de semaine, le vendredi midi, autour de moules-frites.
Le café Sarraméa est un lieu de rencontres pour beaucoup de clients, comme Franck, adepte quotidien de l’apéritif comme du déjeuner ou du dîner, qui y a trouvé refuge à la sortie du covid. « Ici, c’est un bar d’amis. On s’y sent comme à la maison. On se serre la main et on se fait la bise ».
L’indolence des fins de matinée ou d’après-midi sur la terrasse le dispute aux effusions de joie à l’heure de l’apéritif ou en soirée, lors de journées qui s’étirent en longueur, dès potron-minet jusqu’à la nuit tombée.
Un caractère qui se retrouve dans la cuisine
Pas de doute pour les fidèles qui sont unanimes : la propriétaire Valérie Astegno et son conjoint Robert sont tout sauf étrangers à « l’esprit familial » qui souffle de la cuisine à la salle, en passant par la terrasse extérieure où un ami Yves « donne un coup de main ».
Natif du village et ancien joueur de rugby aux clubs de Juillan et de Louey, actuellement Union Rugby Club de la Geüne (URCG), Robert est apprécié du monde local de l’Ovalie.
Lourdaise d’origine, Valérie a grandi « dans une pension de famille » et un milieu d’entrepreneur du bâtiment, avant de « faire les saisons » comme femme de chambre ou vendeuse.
Le « tempérament parfois vif, franc et direct » de la patronne tempéré par la placidité de Robert, fait bon ménage et donne à ce lieu un caractère et une authenticité uniques.
Qui se retrouvent dans la cuisine simple mais goûteuse et généreuse de la maison, comme la salade de gésiers, le faux-filet et les frites maison, ou encore les brochettes de magret de canard. Du bonheur dans l’assiette qui se reflète sur les visages souriants et détendus de la clientèle.