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Stado : Avec Florian Lamothe, la Bigorre au cœur de la mêlée
À 24 ans, le talonneur n’est plus « le petit qui monte ». Pour sa sixième saison au Stado, avec les pro, le Maubourguetois a pris du galon et fait partie des capitaines de l’équipe. Un nouveau statut pour celui qui reste attaché aux Hautes-Pyrénées.
Florian Lamothe fait partie de ceux qu’on appelle des bons clients. Il est celui qui a toujours le sourire aux lèvres dès qu’il ne ferraille pas sur le terrain. Dans les travées de Maurice-Trélut, avant la deuxième rencontre amicale, contre Albi, jeudi à 15 heures à Nogaro, le Tarbais a accepté de se confier, sans détour, pendant quasiment une heure sur sa vie. Loin d’être muet comme une carpe. Un passage nécessaire pour le talonneur qui entame sa sixième saison avec le Stado. Au Stado depuis 2018, le Maubourguetois a enchaîné les feuilles de match avec les pros en étant Espoirs avant de signer son premier contrat pro à l’intersaison 2022.
Trois ans plus tard, « le petit qui monte » a pris du galon et fait partie des quatre capitaines de la saison avec Alexis Armary, Johan Paulet et Felipe Manu. Une récompense pour celui qui a cumulé le plus de temps de jeu sur la saison 2023/2024 dans le cinq de devant, mais surtout un changement de dimension pour le talonneur qui reste lui-même. « C’est une vraie responsabilité, je suis fier de représenter l’équipe. Dans le groupe, je ne suis pas du genre à prendre la parole, il y a des gens qui sont bons pour transcender les gens, ce n’est pas mon cas. J’apprends des trois autres capitaines qui sont bien plus expérimentés que moi. J’ai envie de tirer le groupe vers le haut, mais en restant moi-même en montrant l’exemple », confesse le principal intéressé.
Pas de réponse aux sirènes de la Pro D2
Avec ses trois co-capitaines, le joueur de 24 ans fait office d’ancien dans le groupe avec Jonathan Duffau avec qui il jouait déjà en cadets. Et depuis les cadets, le talonneur a fait du chemin. Un chemin qui n’aurait pas existé sans le SOMR et un certain Christian Martinez. « C’était mon éducateur de mes 4 ans jusqu’à mes 15 ans. Sans le club de Maubourguet, où j’ai commencé le rugby, et lui, je n’aurais jamais été un joueur du Stado », admet celui qui joue tout le temps avec un bandage « Maub » pour Maubourguet au bras droit.
Talonneur le plus âgé depuis le départ d’Enzo Mondon à l’intersaison, Florian Lamothe est aujourd’hui celui qui doit transmettre après avoir longtemps reçu. Mais le Bigourdan ne le voit pas de cet œil-là. « Je ne sais pas si j’ai des choses à leur apprendre, il y a certains points dans lesquels Vincent (Dollier, NDLR) et Clément (Turlan, NDLR) sont meilleurs que moi. C’est plus un travail d’équipe, on s’aide, on travaille ensemble, plus que moi qui leur donne des directives. »
Et si le joueur a passé un cap, le Stado n’a pas été le seul club à s’en apercevoir. Plusieurs clubs de deuxième division ont fait les yeux doux au Tarbais. Alors que Fabien Fortassin avait déjà essayé de l’amener dans ses valises lors de son départ des Hautes-Pyrénées, plusieurs clubs de Pro D2 sont entrés en contact avec le Bigourdan. En vain.
Un fervent représentant du Stado et des Hautes-Pyrénées
À une époque où les équipes tentent de recruter des mercenaires, le destin de Florian Lamothe contrebalance. Lui penche pour la fidélité. « Je me dis que c’est beau d’avoir que deux clubs dans une carrière. Je ne dis pas que je resterai à vie ici, mais pour l’instant, c’est le choix que j’ai fait. Tarbes, c’est le club phare du département donc c’est une fierté de jouer ici et en plus, c’est à côté de chez moi. Même si le club n’est plus en Pro D2, c’est un club mythique. »

Plus qu’un attachement au club, c’est un attachement au département qui a poussé Florian Lamothe à poursuivre l’aventure dans les Hautes-Pyrénées. Passionné par la pêche, la randonnée et le vélo, où il a gravi à la pédale quasiment tous les cols des Hautes-Pyrénées, le Bigourdan a trouvé son meilleur terrain de jeu. « C’est important de trouver des choses à faire hors du terrain. Quand je pêche, je ne pense plus au rugby, c’est une façon de s’aérer. Quand les nouveaux joueurs arrivent, je fais de mon mieux pour leur montrer le meilleur visage des Hautes-Pyrénées. Jean (Guicherd, NDLR), Baptiste (Peytavi, NDLR) et Léo (Estaque, NDLR), qui sont arrivés l’année dernière, ont bien aimé ce côté nature. Je leur donne des conseils de randonnée de temps en temps. »
En plus d’être un leader par l’exemple sur le terrain, Florian Lamothe connaît tous les bons coins de sa Bigorre natale. Un atout de poids pour le Stado qui espère s’appuyer dessus cette saison pour passer un cap.