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Grève du 18 septembre : à Tarbes, 3 000 manifestants mobilisés et le ras-le-bol de toutes les professions
Ce jeudi 18 septembre, la mobilisation à l’appel de l’intersyndicale a rassemblé près de 3000 personnes, à Tarbes. Un succès qui en dit long sur les revendications de beaucoup de professions. Pompiers, kinés, pharmaciens, saisonniers des stations de ski, enseignants, agriculteurs… Ils étaient mobilisés.
Il y avait longtemps que la rue Foch n’avait pas été aussi noire de monde. Ce jeudi 18 septembre, jour de mobilisation, près de 3000 manifestants (3500 d’après les syndicats, 2500 d’après la police) ont foulé les rues du centre de Tarbes pour protester contre la politique d’Emmanuel Macron. Un rassemblement à l’initiative de l’intersyndicale ( (UNSA, CFDT, CGT, FO, CGC, CFTC, Solidaires, FSU) qui a davantage réuni que le mouvement Bloquons tout du mercredi 10 septembre. Dans les rangs, à partir de 10 heures, ils avaient tous les âges et appartenaient à tous les corps de métiers.
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À commencer par les saisonniers des stations de ski. » Nous avons un problème de salaire et de logements car tous les saisonniers ne peuvent pas être hébergés à proximité du lieu de travail. Certains sont contraints de dormir dans leur camion « , regrette Philippe, représentant CGT pour les remontées mécaniques. Lui était déjà mobilisé pour le 10 septembre. Cécile, aide médico psychologique demande une revalorisation des salaires. » On travaille dans des métiers très féminisés et donc, très précaires « , déplore-t-elle.

Au départ du cortège devant la Bourse du travail, Jean-Pierre 75 ans n’est plus en activité mais n’a pas dit son dernier mot, à l’ombre de sa pancarte Ni vieux ni maîtres. » J’ai été licencié à 58 ans. Pendant mes quatre dernières années, j’ai alterné entre l’intérim et le chômage pour atteindre 62 ans. J’étais largué par les nouvelles techniques, c’était difficile, pour moi de se retrouver au chômage à cet âge. J’ai travaillé toute ma vie et je me suis retrouvé sur le carreau car mes patrons ont démission « , se souvient-il. Le baby-boomer, même s’il n’aime pas le mot, veut se mobiliser contre la stigmatisation des chômeurs.
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Les pharmaciens remontés
Un peu plus haut au niveau du cortège, les pharmaciens sont également venus protester. Ce jeudi, plusieurs officines du département ont baissé le rideau. Parmi elles, Isabelle Bousquet qui tient la pharmacie du Soleil, rue George Lassalle. » Je conteste la diminution des remises sur les médicaments génériques car encore une fois, on laisse les labos s’enrichir au détriment des usagers « , lâche-t-elle. A 66 ans, elle cherche à vendre son commerce, fatiguée de ses 50 heures par semaine. » Et encore, ce week-end je suis de permanence, je vais enchaîner 120 heures en deux semaines ».
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Et puis, il y a aussi les futurs travailleurs. Léo est lycéen à Marie Curie en option théâtre et chemine avec les jeunes communistes. » Je conteste la baisse du montant du pass culture, de 300 euros à 150 euros. L’accès à la culture est primordial pour l’ouverture d’esprit. Moi je vais voir des spectacles au Parvis et j’achète des disques grâce à ce dispositif « , explique-t-il. La foule est telle que, lorsque la mobilisation arrive place Verdun, aux alentours de 11 heures, les derniers sont encore au marché Marcadieu. » On est très satisfait de cette fréquentation et au-delà, le mouvement a largement été suivi puisque des écoles ont fermé leurs portes et des entreprises sont passées au service minimum », souligne Julie Perriguey, à l’arrivée place Verdun. Largement sécurisé, le rassemblement s’est déroulé tout du long dans un esprit apaisé.