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ENTRETIEN. Pro D2 : « On veut rêver le plus longtemps possible », confie Fabien Fortassin, manager de Valence-Romans, avant la réception du SU Agen
Quatrième après sept journées et déjà vainqueur deux fois à l’extérieur, Valence-Romans s’affirme comme un outsider sérieux de cette Pro D2. Entretien avec son manager Fabien Fortassin.
Valence-Romans est quatrième au moment d’accueillir Agen ce jeudi. On vous imagine satisfait de ce début de saison ?
Comptablement, oui. C’est certain qu’être, au bout de sept journées, à cinq victoires pour deux défaites, on aurait signé pour moins que ça. Après, en termes de contenu, on a la sensation qu’on peut faire mieux.
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Vous avez quand même déjà gagné deux fois à l’extérieur…
Oui, parce qu’on s’appuie sur un collectif qui se connaît bien et qui s’entend bien. Il y a beaucoup de solidarité et de cohésion dans cette équipe. J’en veux pour preuve notre faculté à bien défendre. Mais ce qui me dérange, c’est l’aspect offensif. On est encore empruntés, on manque de continuité par moments dans notre jeu. On est forts sur les bases, c’est quand même une très bonne chose. Mais je sais qu’on a une marge de progression sur notre rugby.
« Agen, c’est une philosophie complètement différente de ces dernières années. »
En parlant de progression, jusqu’où pouvez-vous aller ? Mauricio Reggiardo disait hier dans nos colonnes qu’il vous voyait finir dans le Top 6…
Il m’a dit, oui, qu’il avait fait partie de ces entraîneurs qui avaient voté pour nous. Forcément, c’est agréable. C’est notre troisième saison en commun avec les joueurs. Quand je suis arrivé la première année, beaucoup de joueurs découvraient la Pro D2. Finalement, la continuité et le fait de prendre de l’expérience ont fait que les joueurs ont progressé petit à petit et sont devenus des joueurs de bon niveau de championnat. Ce qui est intéressant, et que j’aime bien dans mon équipe, c’est que cette année elle a appris de ses erreurs du passé.
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L’équipe agenaise a beaucoup fait tourner son effectif. À quel genre de match vous attendez-vous ?
Ça va être un match compliqué, parce qu’Agen, c’est une philosophie complètement différente de ces dernières années. On voit leur jeu. Moi, je me plains de mon jeu offensif, mais du côté d’Agen, il est très léché. On sent vraiment la patte de Guillaume Jan, qui a apporté à cette équipe sur l’aspect créatif et offensif du jeu d’Agen. Si, en plus, vous rajoutez le fait que l’équipe va venir remaniée et sans pression, forcément, elle va entreprendre des choses. Je m’attends à une équipe très créative avec des lancements de jeu précis. Et aujourd’hui, c’est le genre d’équipe qu’on a très peu jouée. On a beaucoup affronté de gros paquets d’avants, des équipes très denses physiquement, où il fallait rivaliser courageusement, et on a très bien su le faire. Là, mon équipe va subir un vrai test face à une formation qui présente un profil totalement différent. Un profil porté sur l’attaque, avec du mouvement. J’ai l’incertitude de savoir comment on va réagir par rapport à ça.
« Deligny ? Je suis très heureux de le revoir »
Êtes-vous surpris de voir le SUA troisième de Pro D2 ?
Si on se base par rapport à la saison dernière, on l’est forcément un peu. Après, je me répète, mais il y a de nouveaux entraîneurs qui ont changé pas mal de choses. Un effectif qui a été renouvelé. De toute façon, ce championnat est hyper homogène. Si on prend l’an dernier, on finit huitièmes, mais seulement à cinq points d’Aurillac, qui a terminé barragiste. C’est tellement serré que l’aspect confiance et dynamique est un élément capital.
Un de vos anciens joueurs, Cyril Deligny, a rejoint le SUA à l’intersaison. Un mot sur celui-ci ?
Je suis déjà très content de le revoir. Même s’il n’a fait que deux ans chez nous, c’est quelqu’un qui s’est vite acclimaté à la Drôme. En plus, pour le coup, il était arrivé en même temps que moi, car j’étais allé le chercher à Montauban. C’est un garçon du Sud-Ouest qui se rapproche de mes valeurs et que tout le monde aura plaisir à voir. Il a énormément joué chez nous. Il a été très régulier, très performant. On aurait aimé qu’il continue avec nous, mais j’ai très bien compris son choix, qui était à la fois sportif et familial, pour se rapprocher de son Tarn-et-Garonne. En tout cas, je suis très heureux de le revoir.
Dernière question, quelle serait la saison rêvée pour Valence-Romans ?
On ne s’est pas fixé d’objectif de classement. Mais si je devais en donner un, ce serait de rêver le plus longtemps possible.