Actualités Hautes-Pyrénées
Argelès-Gazost. Quelques derniers vers avant l’hiver …
Après « Recadré ? » le second recueil de poèmes publié l’année dernière, Christian Satgé, auteur d’une production riche et variée dans un style néo-classique propre à toucher le plus grand nombre, vient de publier un petit nouveau « Ça ne cadre toujours pas », un autre recueil de poésie de 134 pages édité aux 5 Sens Éditions. « Encore ? » feront certains. « Pourquoi non ? ! » penseront d’autres.
Christian Satgé dirait aux premiers, non sans avoir remercié les seconds, que s’ils voient, eux, la vie en prose, il la préfère en vers… et qu’on ne discute pas des goûts et des couleurs. Et comme il l’écrit si bien pour présenter son livre : « Surtout quand, autour de nous, tout paraît aller à vau l’eau. Évitement semble-t-il. J’aimerais qu’on puisse s’extraire, à la lecture de tel ou tel texte, de ce qui agite le monde et tourmente l’époque par trop dans une atmosphère irrespirable de fin des temps. Je souhaite ardemment qu’à chaque poésie que l’on décrochera de ce troisième poémier, on puisse dire, comme Jean Cocteau le fit, qu’ « un poème est une tentative de nous ouvrir les yeux pour voir ce qu’on ne regarde plus ». Oui, on ne voit plus le beau, on n’apprécie plus le bon ou goûte plus le bien, focalisant notre attention sur des choses trop graves pour être ignorées mais qui asphyxient l’espoir, déjà fil ténu, ou étouffent nos rêves d’avenir serein. Bref, pour changer d’air à défaut d’ère, la poésie, est une salutaire bouffée d’oxygène quoiqu’elle reste le parent pauvre de nos bibliothèques. Elle s’évertue, à mes yeux de rimeur, à nous aérer l’esprit et à nous déconfiner le cœur ».
Avec ce nouveau recueil de poésie, le Pyrénéen né toulousain, continue ainsi de mettre en vers, et parfois en boîte, notre monde et ses vicissitudes, la sagesse et l’âge de raison ne lui venant toujours pas.